• Lautrec, c'est la légende de Montmartre, le peintre du Moulin Rouge. Mais c'est aussi un petit homme foutraque, issu d'une famille de la haute noblesse de province, atteint d'une maladie génétique qui interrompt sa croissance. Fasciné par les cabarets, les théâtres et les prostituées, il peindra des hommes et des femmes toute sa vie. Alcoolique, rongé par la syphilis, il meurt à trente-six ans en laissant une oeuvre foisonnante et inclassable.
    En mettant en scène l'obsession d'Henri de Toulouse-Lautrec pour la peinture, celle qui montre les êtres humains dans ce qu'ils ont de plus brut et de plus vivant, Matthieu Mégevand s'éloigne des représentations habituelles pour dresser le portrait de l'artiste en voyant, et de l'homme en possédé.

  • Exposition organisée par le Centre d'art-Hôtel de Caumont, Culturespaces, Aix-en-Provence, du 7 mai au 10 octobre 2021 - en collaboration avec la Fondation Zao Wou-ki.
    L'Hôtel de Caumont-Centre d'Art présente une exposition des oeuvres de l'artiste français d'origine chinoise Zao Wou-Ki (1920-2013), réalisée en collaboration avec la FondationZao Wou-Ki.
    L'exposition regroupe 90 oeuvres de 1935 à 2009 (huiles sur toile, aquarelles et encres de Chine sur papier) provenant de collections publiques et privées, avec pour ambition de mettre au jour un des grands thèmes de création de l'artiste : inventer de nouveaux espaces picturaux construits à partir de son travail sur la couleur et la représentation de la lumière. Lumière et espace sont en effet indissociables dans son oeuvre et permettent de comprendre son objectif récurrent de « donner à voir » ce qui ne se voit pas et qui l'habite, « l'espace du dedans ».
    Guidé à ses débuts et jusqu'à la fin de sa vie par le génie de Paul Cezanne (Paysage Hangzhou, 1946 ;
    Hommage à Cézanne, 2005), Zao Wou-Ki a lui aussi été sensible à la lumière spécifique du soleil du midi de la France. A partir de 2004, Zao Wou-Ki fait de nombreux séjours dans le Lubéron Zao Wou-Ki y travaille « sur le motif », fait nouveau pour lui, et peint une série d'aquarelles qui seront présentées pour la première fois à l'Hôtel de Caumont. Elles rendent compte de la luminosité et des couleurs tantôt flamboyantes tantôt assourdies des paysages du Luberon. Ces oeuvres expriment à l'ultime moment de sa vie son bonheur de peindre immuable.

  • Expo au Musée Jacquemart André, Paris, 5 mars au 19 juillet 2021.

  • Entre 1780 et 1830, les artistes femmes accèdent en France à une visibilité inédite. Transformé par la Révolution française, l'espace de production artistique s'ouvre de manière inédite aux femmes. Sont ici présentées les oeuvres d'Élisabeth Vigée Le Brun, Adélaïde Labille-Guiard, Marguerite Gérard, Marie-Guillemine Benoist ou Constance Mayer, aux côtés de nombreuses autres plasticiennes célébrées en leur temps : Angélique Mongez, Henriette Lorimier, Pauline Auzou, Hortense Haudebourt-Lescot Adèle Romany, Joséphine Sarazin de Belmont etc. Les conditions de la pratique artistique pour les peintres femmes à cette époque, leur accès à la formation, leur insertion dans le milieu professionnel grâce aux réseaux de sociabilité, la réception critique et publique de leur présence aux Salons méritent d'être redécouverts pour que soit enfin réévalué le rôle, actif et déterminant qu'en tant qu'artistes elles ont tenu dans l'histoire de l'art de la Révolution à la Restauration. N'est-il pas temps de les voir en peintres puisque tel fut leur choix ?

  • Catalogue officiel de l'exposition L'heure bleue de Peder Severin Krøyer au musée Marmottan Monet du 28 janvier au 25 juillet 2021.

    Le musée Marmottan Monet présente, du 28 janvier au 25 juillet 2021, la première exposition monographique jamais consacrée en France à l'un des plus grands maîtres de la peinture danoise Peder Severin Krøyer (1851-1909). Contemporain de Vilhelm Hammershøi (1864-1916), Peder Severin Krøyer est au plein air ce que son contemporain fut à la scène d'intérieur. Plus de soixante chefs-d'oeuvre provenant du musée de Skagen - dépositaire d'un des premiers fonds mondiaux de l'artiste - du musée de Göteborg mais aussi des musées de Copenhague, Aarhus, Alkersum/Föhr, Lübeck, Kiel, Budapest et Paris mettent à l'honneur ce remarquable interprète de l'heure bleue, ce phénomène météorologique qui précède le crépuscule et se déploie surtout aux lointains bords de mer septentrionaux. Cette exposition est placée sour le haut patronage de la Reine Margrethe II du Danemark.

  • Le portrait dit des Époux Arnolfini a été peint par Jan Van Eyck en 1434 : énigmatique, étrangement beau, sans précédent ni équivalent dans l'histoire de la peinture... Cet ouvrage offre un voyage au coeur de ce tableau, qui aimante par sa composition souveraine et suscite l'admiration par sa facture. Touche après touche, l'auteur décrypte les leurres et symboles semés par l'artiste sur sa toile, à l'image d'un roman policier à énigmes. Alors le tableau prend corps, son histoire se tisse de manière évidente et les personnages qui nous regardent dans cette scène immuable prennent vie devant nous...

  • En 2019 Le Tripode faisait paraître Hôtel Atlantide, un ensemble de dessins contemplatifs qui représentent les différentes chambres d'un hôtel aux locataires étranges.
    Avec La Maison du loup, Serge Kliaving a choisi de raconter une histoire : partant du personnage mythique du loup dans le Petit Chaperon Rouge, c'est un récit muet qui se déroule sous nos yeux, la traversée d'un homme-loup dans une sorte de quête initiatique, entre errance et isolement, au sein d'un univers onirique et incertain. Dans une succession de dessins à l'encre, c'est à un voyage étrange et déroutant que nous invite l'auteur. Ce second livre, qui s'inscrit tout en haut de la liste des ovnis publiés par le Tripode, vient confirmer la singularité de l'imaginaire de cet artiste.

  • Né en 1571 et mort avant l'âge de quarante ans, Caravage est considéré comme un des grands maîtres italiens. Il a développé un style pictural révolutionnaire, caractérisé par un réalisme et une accessibilité sans précédent.
    Cet ouvrage met ses tableaux en valeur comme jamais auparavant, à travers des détails en pleine page particulièrement saisissants. Il est organisé en neuf chapitres thématiques, parmi lesquels les natures mortes, les cinq sens, le corps ou l'éloquence du geste. En expliquant la signification des détails individuels, l'historien de l'art Stefano Zuffi nous apporte un nouvel éclairage sur l'oeuvre du brillant peintre italien.
    Rédigé dans un langage clair et abordable, ce livre guide le lecteur dans l'oeuvre du Caravage, tout en montrant ses tableaux les plus populaires, dont Bacchus, Méduse, David et Goliath, Judith décapitant Holopherne, et La Diseuse de bonne aventure, sous des angles exceptionnels.

  • Edward Hopper est un peintre dont les oeuvres sont aujourd'hui considérées comme des icônes de l'art moderne. Des toiles comme Drug Store, New York Movie et Nighthawks, universellement reconnues, ont remodelé le visage de la peinture en Amérique. La précision objective avec laquelle il représente l'homme moderne dans son environnement confère à ses tableaux une impression d'étrange stupeur.
    Grâce à ce beau-livre souple, découvrez l'envers du décor de ses peintures et découvrez la vision de Hopper sur son propre travail.
    Sur chaque double page, deux oeuvres se font face : l'une réalisée sur le vif et l'autre dans son rendu final.
    Pour garder en mémoire les histoires de ses peintures, Hopper en répertoriait minutieusement les croquis, qu'il annotait de détails sur la technique utilisée et d'informations chiffrées sur leur vente. Retrouvez dans cet ouvrage les reproductions de son carnet personnel avec ses croquis et notes.
    Véritable «registre», ce livre vous plonge dans l'histoire de chaque peinture, depuis sa création jusqu'à sa mise sur le marché, pour une lecture inédite de l'oeuvre de l'artiste.

  • Il y a tant à voir dans les tableaux de Bruegel que le regard est impuissant à tout saisir. Ses peintures et ses dessins sont si touffus, si riches en personnages et en scènes anecdotiques que, bien que toujours lisibles, nombre d'éléments nous échappent. D'autant que la distance culturelle entre notre monde et celui du xvie siècle brouille la signification de nombreux détails.

    L'originalité de cet ouvrage tient aux 180 détails empruntés à différents dessins et tableaux, puis répartis et commentés en 8 chapitres thématiques, à savoir : Regard sur le monde ; des temps agités ; péchés et vertus ; monstres et démons ; instruction et divertissement ; ingéniosité visuelle ; trognes et émotions ; joie de vivre.

    Manfred Sellink nous éclaire sur ce qui se cache sous ce fourmillement : symboles religieux, scènes moralisantes, proverbes de la sagesse populaire, jeux d'enfants ou tout simplement cette saveur humoristique avec laquelle il promène un regard ironique ou bienveillant sur le genre humain.

    Le livre propose aussi une biographie succincte de l'artiste. En outre, toutes les oeuvres auxquelles des détails ont été empruntés sont reproduites en totalité, accompagnées de leurs données techniques.

  • Je suis, lumière : ah ! si j'étais nuit ! Mais ceci est ma solitude d'être enveloppé de lumière. Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, 1883.

  • Né en Moravie (République tchèque), Alfons Mucha (1860-1939) a été l'un des artistes parisiens fin-de-siècle parmi les plus célèbres. Connu en particulier par son travail graphique - affiches, publicité, panneaux décoratifs, illustrations -, il crée le « style Mucha », des compositions parfaitement ordonnées, à l'espace structuré par des entrelacs de lignes sinueuses, un dessin tout en courbes et arabesques, une palette de couleurs subtiles, qui est devenu synonyme du courant Art nouveau.
    Derrière sa réussite éclatante dans le milieu artistique français, il existe cependant une facette moins connue de l'artiste. Ayant atteint le sommet de sa renommée, Mucha retourne vivre à Prague où il met son talent au service de son engagement politique en faveur de l'indépendance de la république tchèque.
    S'appuyant sur les dernières recherches, le catalogue, s'attache à étudier le langage visuel de Mucha, sa stratégie dans la mise en valeur de la beauté féminine au service du message publicitaire, ainsi que son engagement pour son pays natal.
    Il rassemble une centaine d'oeuvres de la collection Mucha Trust - dont l'emblématique Gismonda, première affiche créée par Mucha pour Sarah Bernhardt, et qui sera le point de départ de son succès -, qui trouvent écho avec une sélection d'oeuvres du musée de Quimper.

    Exposition au Musée des Beaux arts de Quimper du 18 juin au 19 septembre 2021

  • « En une même journée, [il pouvait] être baroque, empire, préraphaélite ou japonais. Pourtant, il a toujours été Beardsley. » Julius Meier-Graefe, 1908.

  • Cet ouvrage clôt l'ensemble des événements ayant eu lieu à l'occasion de « Picasso-Méditerranée ». Son contenu retranscrit les sujets de réflexion exhumés et développés au cours des expositions et des quatre séminaires de la manifestation, et propose des ouvertures plus larges sur le rapport conceptuel qu'entretenait Picasso avec la Méditerranée.
    Les textes, essais transversaux, notices biographiques de lieux et de personnages, focus d'expositions et de sujets thématiques, sont accompagnés d'une illustration généreuse et de cartes blanches commandées à des créateurs contemporains.
    Ces grands ensembles permettent de reconsidérer l'oeuvre de Picasso sous le prisme de la Méditerranée et des lieux emblématiques qui associent cet espace vécu et rêvé à l'artiste.
    « Picasso-Méditerranée » est une manifestation culturelle internationale qui s'est tenue du printemps 2017 à l'automne 2019. Plus de soixante-dix institutions ont imaginé ensemble une programmation autour de l'oeuvre « obstinément méditerranéenne* » de Pablo Picasso.
    À l'initiative du Musée national Picasso-Paris, ce parcours dans l'oeuvre de l'artiste et dans les lieux qui l'ont inspiré a offert une expérience culturelle inédite, souhaitant resserrer les liens entre toutes les rives.

  • Bruegel l'Ancien est le point de convergence du mystère médiéval et de l'humanisme de la Renaissance, un homme ouvert aux échanges entre le Nord et le Sud, en un temps de remous politiques, religieux et philosophiques. Confronté à ces courants par son apprentissage et un voyage en Italie, l'artiste élabore une vision et un style personnels, que Philippe et Françoise Roberts-Jones s'attachent à restituer dans toute leur richesse et leur diversité.
    En effet, si l'on connaît de Bruegel ses paysages d'hiver ou ses scènes rustiques, son pinceau est loin de se cantonner à ces sujets. De La Chute des anges rebelles à La Pie sur le gibet, en passant par les Saisons de l'année, le peintre déploie toutes les facettes de son génie. Mais sa production ne se limite pas à la quarantaine de tableaux qui demeurent. Elle compte également d'admirables dessins où s'expriment une imagination et une créativité débridées - que l'on songe à la série des Péchés capitaux ; le présent ouvrage a su ménager la place qui leur revient. Les gravures sont également étudiées ; elles traduisent plus encore les goûts et les tendances d'une époque, de par leur mode de diffusion.
    Malgré sa renommée, Bruegel est très peu cité dans les sources écrites, et sa vie reste en grande partie dans l'ombre. Son oeuvre n'en prend que plus d'importance, à travers lequel se dessine une personnalité profondément humaniste, un être observateur de ses contemporains, mais aussi de la nature ou des événements du temps.
    Bruegel est un ouvrage multiple : riche par la vision, le sentiment et l'intelligence, il présente une moisson d'idées, une moisson d'images.

  • La monographie XXL à succès, maintenant disponible dans une édition condensée. Les reproductions exceptionnelles des peintures, dessins et croquis les plus importants de Basquiat, ainsi que les textes de l'éditeur Hans Werner Holzwarth et de la conservatrice et historienne de l'art Eleanor Nairne, nous permettent d'approcher plus intimement une légende synonyme du New York des années 1980.

  • L'objet de ce catalogue est l'étude des soixante-quatre aquarelles illustrant les Fables de la Fontaine par Gustave Moreau (1826-1898) à la demande d'Antony Roux (1833-1913), l'un de ses principaux collectionneurs. Jamais exposées depuis 1906, trente-cinq d'entre elles reviennent aujourd'hui au musée Gustave Moreau, où elles ont été créées dans ce qui était alors l'atelier de l'artiste.
    Cette publication, qui rend compte dans le plus grand détail de la genèse de cette extraordinaire série, est une avancée majeure dans la connaissance de l'artiste. Grâce à un sujet populaire s'il en est, on découvre un Moreau rare et inédit, tout en lumière et en simplicité, qui sut, après Jean-Jacques Grandville et Gustave Doré au XIXe siècle, renouveler de manière magistrale l'illustration de ces chefs-d'oeuvre de la littérature française.

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