Littérature traduite

  • La Maison Golden

    Salman Rushdie

    Le jour de l'investiture de Barack Obama, un énigmatique millionnaire venu d'un lointain Orient prend ses quartiers dans une communauté préservée au coeur de Greenwich Village avec ses trois fils adultes aussi brillants qu'excentriques. René Unterlinden, jeune réalisateur velléitaire, comprend que ces étranges voisins peuvent devenir une source d'inspiration inespérée. Convoquant la littérature, la pop-culture et le septième art, Salman Rushdie écrit ici le roman à la fois angoissant et jubilatoire de l'identité, de la vérité, de la terreur et du mensonge dans leurs atours contemporains.

  • Quichotte

    Salman Rushdie

    Quichotte, un représentant de commerce vieillissant obsédé par le "réel irréel" de la télévision, tombe éperdument amoureux d'une reine du petit écran et s'embarque, à travers les routes d'Amérique, dans une quête picaresque pour lui prouver qu'il est digne de sa main. À ses côtés sur le siège passager, Sancho, son fils imaginaire. Ce roman d'une ampleur phénoménale raconte l'histoire d'une époque déréglée - "l'Ère du Tout Peut Arriver" - et brasse dans son sillage des thèmes aussi divers que les relations père-fils, les querelles frère-soeur autour d'actes impardonnables, le racisme, la crise des opiacés, les cyber-espions, la science-fiction, l'histoire de l'Auteur qui a créé Quichotte, et la fin du monde. Exubérant, drolatique et terriblement intelligent, «Quichotte» est une bombe littéraire sur fond d'apocalypse.

  • Un jumbo jet explose au-dessus de la Manche.
    Au milieu de membres humains éparpillés et d'objets non identifiés, deux silhouettes improbables tombent du ciel : Gibreel Farishta, le légendaire acteur indien, et Saladin Chamcha, l'Homme aux Mille Voix. Agrippés l'un à l'autre, ils atterrissent sains et saufs sur une plage anglaise enneigée. Gibreel et Saladin ont été choisis pour être les protagonistes de la lutte éternelle entre le Bien et le Mal.
    Mais par qui ? Les anges sont-ils des diables déguisés ? Tandis que les deux hommes rebondissent du passé au présent se déroule un cycle extraordinaire de contes d'amour et de passion, de trahison et de foi avec, au centre, l'histoire de Mahound, prophète de Jahilia, la cité de sable, Mahound, frappé par une révélation où les versets sataniques se mêlent au divin.

  • Échappés de leur univers aussi fabuleux qu'ennuyeux, des jinns viennent mêler leur immortalité à la finitude des hommes, et partager l'aventure de leur permanente déraison. Portée par une langue où l'épique le dispute au comique et la légende à la méditation philosophique et politique, cette fiction envoûtante est un conte merveilleux qui interroge notre vie contemporaine à la lumière de l'histoire et de la mythologie.

  • Saleem Sinai, le héros de cet extraordinaire roman picaresque, est né à Bombay le 15 août 1947, à minuit sonnant, au moment où l'Inde accède à l'indépendance. Comme les mille et un enfants nés lors de ce minuit exceptionnel, il est doté de pouvoirs magiques et va se retrouver mystérieusement enchaîné à l'histoire de son pays. ' J'ai été un avaleur de vies, dit-il, et pour me connaître, moi seul, il va vous falloir avaler également l'ensemble. ' Alors se déroule sous nos yeux l'étonnante et incroyable histoire de la famille Sinai : disputes familiales, aventures amoureuses, maladies terribles, guérisons miraculeuses - un tourbillon de désastres et de triomphes... Ce récit baroque et burlesque est aussi un pamphlet politique impitoyable. Elu en 2008 meilleur Booker Prize de l'histoire du prestigieux prix anglais, ce roman paru en 1980 a profondément influencé la littérature anglo-saxonne des trente dernières années.

  • Le 14 février 1989, Salman Rushdie reçut un coup de téléphone d'un journaliste de la BBC : il avait été "condamné à mort" par l'Ayatollah Khomeiny. Son crime ? Avoir écrit Les versets sataniques, un roman accusé d'être "contre l'Islam, le Prophète et le Coran". Ainsi commence l'extraordinaire histoire d'un écrivain devenu clandestin, changeant sans cesse de domicile, sous la protection permanente d'une équipe policière.
    Comment continuer à écrire ? A vivre des histoires d'amour ? Vaincre le désespoir et se relever ? Salman Rushdie nous raconte l'une des plus importantes batailles de notre époque pour la liberté d'expression. Il dit les réalités parfois cruelles, parfois comiques, d'un quotidien sous surveillance armée, retrace ses combats pour gagner le soutien des gouvernements, réfléchit au rôle de l'écriture dans nos sociétés.
    Il nous offre un livre saisissant, d'une importance vitale, sur la lutte toujours recommencée entre fanatisme et raison.

  • Ainsi débute cette fable : un jeune garçon nommé Haroun, désolé de constater que son père, conteur de son état, a perdu son inspiration, entreprend un long voyage à travers une contrée merveilleuse. Son ambition est de retrouver la source vive où naissent les histoires. En chemin, il rencontre des créatures fabuleuses et inquiétantes - dont certaines, ennemies de l'imagination, entendent étouffer à jamais le pouvoir des créateurs...
    Dans cette oeuvre vibrante de fantaisie, d'inventivité et d'humour, Rushdie mêle avec art la rigueur du nonsense anglais à la richesse flamboyante du conte oriental. L'auteur l'a écrite pour son fils peu après la fatwa qui réclamait son exécution : c'est aussi un plaidoyer pour la liberté d'imaginer.

  • Un jeune homme blond dressé sur un char à boeufs entre à la cour du Grand Moghol, au coeur des Indes. S'il recherche l'empereur, c'est pour lui raconter sa vie. Il est le fils de l'Enchanteresse de Florence, une princesse moghole oubliée, maîtresse sulfureuse d'un soldat florentin, à la beauté envoûtante et aux pouvoirs mystérieux. Leurs destins fabuleux embrassent l'Orient conquérant et contemplatif comme l'Occident sensuel de la Renaissance florentine. D'une cour à l'autre, au rythme des complots et des intrigues, se croisent sorcières et fêlons, courtisans, voyageurs et prostituées... Moderne Shéhérazade, Salman Rushdie allie à l'histoire du XVIe siècle la magie des contes et prouve de nouveau, dans ce roman foisonnant, qu'il a le don de charmer ses lecteurs.
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  • La honte

    Salman Rushdie

    Omar Khayyam Shakil a trois mères, trois soeurs, qui manifestent en même temps les symptômes de la grossesse.
    Dans l'éducation très étrange qu'elles vont lui donner avec le lait de leurs six seins, elles lui apprendront à ne jamais connaître la honte. Mais peut-on s'étonner de ces merveilles puisque cela se passe dans le Pakistan d'aujourd'hui (ou peut-être un Pakistan de fiction qui n'est pas tout à fait vrai lui non plus). Pourtant, Omar Khayyarn Shakil n'est pas à la hauteur de son destin. Il le dit lui-même, sans honte : "je suis un marginal.
    D'autres ont tenu les premiers rôles dans l'histoire de ma vie." Il y a tout d'abord les deux héros nationaux qui prennent le pouvoir tour à tour : Raza Hyder et Iskander Harappa. L'immigrant et l'indigène, le militaire et le civil, le pieux et le mécréant. L'un fera pendre l'autre, sans honte. Il y a aussi les grandes dames : Rani, l'épouse de Harappa, qui brode des châles magiques ; sa fille Arj umand, connue sous le sobriquet de Vierge-à-culotte-de-fer ; Bilquis, l'épouse de Hyder qui a peur du vent ; et surtout sa fille Sufiya Zinobia l'idiote, qu'Omar Khayyam épousera, sans honte.
    Dans cette saga familiale et nationale, où les coups d'Etat succèdent aux mariages scandaleux, l'hypnotisme et le somnambulisme jouent un rôle déterminant. Et comme toujours, les choses du sexe viennent tout compliquer. Mais pendant ce temps, une Bête parcourt les campagnes et arrache la tête de ceux qu'elle rencontre. Une Bête qui s'approche inexorablement. La Honte est un roman qui prend des allures de conte de fées, de satire politique et de farce burlesque.

  • Furie

    Salman Rushdie

    La furie s'est emparée du monde, de New York, du professeur Malik Solanka. Ce dernier a fui l'Angleterre, laissant derrière lui une femme et un enfant, et s'est établi à Manhattan pour «se déprendre et se refaire». Mais recommencer de zéro est tout un art quand on est poursuivi par des spectres, des furies, des souvenirs. Délaissant l'histoire des idées qu'il enseignait dans le Vieux Monde pour la fabrication d'étranges poupées pensantes aussitôt médiatisées, Solanka découvre que d'autres poupées, de sang et de chair celles-ci, subissent la colère d'un mystérieux assassin, le Tueur au panama. Gravitant autour du Professeur, des femmes aussi ingénieuses que belles vont tenter de sauver Solanka de cette furie qui le dévore de l'intérieur : la mystérieuse Mila et ses jeux érotiques à la limite du pervers, et la somptueuse Neela, la plus belle femme du monde, qui se sacrifiera au bout de la planète pour que Solanka puisse retourner chez lui, dans l'espoir de revoir son fils... Ce roman s'inscrit avec jubilation dans la lignée de Voltaire et de Swift : Salman Rushdie fonce dans le jeu de quilles de la société moderne, tord le cou à la science sans ménager la fiction. Tour à tour fustigeant et badinant, virtuose et «vitriolique», sagace et cruel, Furie est une fable furieuse, une satire féroce de notre monde actuel, et de la civilisation américaine en particulier.

  • Dans la ville de Kahani, au pays d'Alifbay, Luka, douze ans, mène une vie heureuse et paisible avec sa mère Soraya, son père Rachid Khalifa, conteur, et son frère Haroun, de vingt ans son aîné.
    Tout bascule le jour où son père sombre dans un sommeil sans fin. Pour le sauver, le jeune Luka doit partir à la recherche du Feu de la Vie. Reprenant la mer des histoires où son frère avait tant navigué, il traverse les obstacles magiques, voyage en tapis volant, cherche son chemin dans les « brumes du temps ». Vingt ans après Haroun et la mer des histoires, Salman Rushdie nous offre un nouveau conte mêlant à l'univers des jeux vidéo ceux de Tolkien et des Mille et Une nuits.
    D'une plume espiègle et fantasque, il nous démontre encore une fois que l'écriture est le temple de la liberté et de l'enfance éternelle.

  • Est, Ouest

    Salman Rushdie

    Salman Rushdie déploie dans ce recueil toue la gamme de son exceptionnelle imagination, nourrie depuis toujours de sa double culture issue de l'Orient et de l'Occident. L'Est rencontre l'Ouest, l'exotisme et la légende s'allient au réalisme et à la littérature, mais le merveilleux n'est pas toujours du côté que l'on croit. Dans cette mosaïque aux couleurs chatoyantes, les nationalités et les identités des personnages dérivent de manière imprévisible. C'est le cas d'Eliot, un occultiste gallois prétendument historien, que la schizophrénie entraîne au suicide, et d'un usurier tyrannique de Srinagar tragiquement ensorcelé par une relique dérobée. Ou bien encore d'un pauvre conducteur de cyclopousse stérilisé par amour d'une veuve indélicate. C'est aussi le portrait d'un surprenant Christophe Colomb en butte à la tyrannie et aux désirs troubles de la reine Isabelle la Catholique, et celui si touchant, dans son décor londonien, de la vieille Aya au fort défaut de prononciation et à l'esprit plutôt embrouillé, dont s'éprend Mecir, le portier émigré d'Europe de l'Est au nom de famille absolument imprononçable, Msyztplk. Ces histoires prennent souvent l'allure de parodies, qui passent sans transition du pidgin à la langue du théâtre élisabéthain, sont portées par une truculence et une verve sans pareilles. Émouvantes et poétiques, elles se présentent aussi comme de subtiles méditations sur les thèmes de l'exil et du métissage.

  • La disparition de l'arrière-grand-père Francisco, avalé par les eaux remuantes d'un lagon situé quelque part sur la côte sud de l'Inde, constitue le premier drame d'une longue série, au sein de l'invraisemblable famille Gama-Zogoiby dont est issu le narrateur Moraes, dit « La Maure ». Celui-ci est le fils unique et difforme de la pétulante Aurora qui, sur des sacs de poivre, de cardamome et de cumin, a séduit l'humble Abraham. Très vite, les frasques de cette beauté renversante et perverse vont entraîner le Maure et les siens dans des situations aussi cocasses qu'inconfortables et périlleuses, depuis les eaux troubles des bas-fonds de Bombay jusqu'aux milieux corrompus de la haute finance.

    Mêlant la comédie et la farce, l'épique et le merveilleux, cette allégorie sur les désordres du monde est le premier roman de l'auteur depuis Les versets sataniques. Salman Rushdie renoue ici avec la veine picaresque des Enfants de minuit, et son écriture savoureuse et sensuelle, autant que sa prodigieuse puissance d'évocation, le place au premier rang des écrivains de notre temps.

  • C'est l'histoire d'un amour infini. C'est l'histoire d'un amour qui abolit le temps, perdure après la vie et se poursuit dans le Royaume des morts. Le mythe d'Orphée revisité par Salman Rushdie... Son Orphée est hindou, il se nomme Ormus Cama et, comme le poète de Thrace, il est musicien - ou plutôt une star du rock, époque oblige. Son Eurydice, Apsara, est une chanteuse adulée qui disparaît dans un tremblement de terre, le jour de la Saint-Valentin. Ormus, comme Orphée, s'efforcera de la ramener dans le monde des vivants. Ce conte au verbe étincelant sur l'amour, la vie, la mort et le rock'n'roll célèbre la rencontre intime et imparfaite de l'Orient et de l'Occident et entraîne le lecteur dans une ronde étourdissante.

  • "Vina Aspara, rock star mondiale, meurt au terme d'une gigantesque carrière menée en duo avec son premier et éternel amour, lui aussi Indien de Bombay, Ormus Cama. Le destin chaotique de ces deux êtres d'exception, profondément traumatisés par des enfances meurtrières, est raconté par Rai Meerchant, reporter photographe, ami de jeunesse d'Ormus et amant malheureux de Vina. Tout en Ormus et Vina est extrêmement et tragique, leur amour, "leur célébrité totémique", jusqu'au délire mondial qui suit la mort de Vina. En choisissant pour sa fable des chanteurs adulés, dieux vivants autant qu'êtres paumés et manipulés, voire psychotiques, Salman Rushdie peut mettre en scène toutes les démesures, toutes les caricatures du temps." Antoine de Gaudemar, Libération.

  • Shalimar le clown

    Salman Rushdie

    Los Angeles, 1991. Maximilien Ophuls, ex-ambassadeur des États-Unis en Inde, devenu chef de la lutte antiterroriste en Amérique, est égorgé devant le domicile de sa fille illégitime India. Il a été tué par un mystérieux Cachemiri, Shalimar le clown, son chauffeur. Tout semble indiquer un acte politique, mais il s'agit d'un crime passionnel d'une nature très spéciale...
    Voici l'histoire d'un amour qui connaît une fin tragique : celle de Maximilien, de son meurtrier et de sa fille - ainsi que de la femme qui unit leurs destins. Une épopée qui s'étend de la Californie à la France, l'Angleterre et surtout, au Cachemire, paradis terrestre peuplé de pêchers et d'abeilles, de femmes aux yeux émeraude et d'hommes assassins : un paradis détruit plutôt que perdu.

  • A l'aube d'un matin d'hiver, un jumbo jet explose au-dessus de la manche.
    Au milieu de membres humains éparpillés et d'objets non identifiés, deux silhouettes improbables tombent du ciel : gibreel farishta, le légendaire acteur indien, et saladin chamcha, l'homme des mille voix, self-made man et anglophile devant l'eternel. agrippés l'un à l'autre, chantant à qui mieux mieux, ils atterrissent sains et saufs, ô miracle, sur une plage anglaise enneigée.
    Gibreel et saladin ont été choisis (par qui ?) pour être les protagonistes de la lutte éternelle entre le bien et le mal.
    Mais qui est qui ? les démons peuvent-ils être angéliques ? les anges sont-ils des diables déguisés ? tandis que les deux hommes rebondissent du passé au présent et du rêve en aventure, nous sommes spectateurs d'un extraordinaire cycle de contes d'amour et de passion, de trahison et de foi, avec, au centre de tout cela, l'histoire de mahmoud, prophète de jahilia, la cité de sable - mahmoud, frappé par une révélation oú les versets sataniques se mêlent au divin.

    Avec ce grand livre-tourbillon, oú le passé et le futur se livrent une chasse sans merci, salman rushdie nous embarque dans une épopée truculente, un voyage de larmes et de rires au pays du bien et du mal, si inséparablement liés dans le coeur des hommes. " un chef-d'oeuvre. " the sunday times.
    " un roman de métamorphoses, d'obsessions, de souvenirs, d'hallucinations, de révélations, de ritournelles publicitaires, et d'humour.
    " the times.
    " un roman extraordinaire, réjouissant, fourmillant de personnages, loquace et hilarant. " the guardian.
    " les voyages de gulliver, de swift, candide de voltaire, tristram shandy, de sterne. avec les versets sataniques, salman rushdie m'a tout l'air de prendre sa place dans cette assemblée. " the new york times book review.
    " diablement divertissant et sympathiquement ingénieux. " the guardian.

  • Salman Rushdie s'est fait le chroniqueur de tous les grands sujets sociaux, politiques et culturels des dernières années. Dans ce nouveau recueil d'essais et d'articles, ses sujets d'inspiration vont des écrivains contemporains (Arthur Miller, Edward Saïd, J.-M. Coetzee, Arundhati Roy) au cinéma, à la musique (U2, les Rolling Stones), à la photographie et au football. Rushdie raconte aussi pour la première fois les « années noires » de la fatwa. En se penchant sur la situation au Cachemire ou au Kosovo, en livrant ses réflexions sur l'islamisme et l'antiaméricanisme, puis, à la lumière des attentats du 11 septembre, en explorant le thème des frontières perméables de notre monde, Rushdie n'hésite jamais à « franchir la ligne » : il s'affirme en tant qu'écrivain engagé, sans jamais se départir de sa verve ni de son humour.

  • "Patries imaginaires" réunit des articles que Salman Rushdie a publiés dans la presse britannique de 1980 à 1990. Ils peuvent s'assimiler aux carnets de route d'un écrivain, héritier de deux cultures, témoin de son temps et qui réfléchit à la place de l'écrivain dans la société. Dans une soixantaine d'articles, Rushdie parle du sous-continent indien, du cinéma, de la télévision, de la photographie, l'expérience des émigrés, la politique anglaise, l'identité palestinienne et d'écrivains comme John Le Carré, Umberto Eco ou Garcia Marquez. Dans la dernière partie, Salman Rushdie traite "de la crise qui a englouti son roman "Les Versets sataniques". Certains éléments semblent prouver que lentement la raison remplace la colère au centre du débat, que lentement la compréhension va peut-être éteindre les incendies de haine."

  • Salman rushdie déploie dans ce recueil toute la gamme de son exceptionnelle imagination, nourrie depuis toujours de sa double culture issue de l'orient et de l'occident.
    L'est rencontre l'ouest, l'exotisme et la légende s'allient au réalisme et à la littérature, mais le merveilleux n'est pas toujours du côté que l'on croit.
    Dans cette mosaïque aux couleurs chatoyantes, les nationalités et les identités des personnages dérivent de manière imprévisible. c'est le cas d'eliot, un occultiste gallois prétendument historien, que la schizophrénie entraîne au suicide, et d'un usurier tyrannique de srinagar tragiquement ensorcelé par une relique dérobée.
    Ou bien encore d'un pauvre conducteur de cyclo-pousse stérilisé par amour d'une veuve indélicate.
    C'est aussi le portrait d'un surprenant christophe colomb en butte à la tyrannie et aux désirs troubles de la reine isabelle la catholique, et celui si touchant, dans son décor londonien, de la vieille aya au fort défaut de prononciation et à l'esprit plutôt embrouillé, dont s'éprend mecir, le portier émigré d'europe de l'est au nom de famille absolument imprononçable, msyztplk.

    Ces histoires qui prennent souvent l'allure de parodies, qui passent sans transition du pidgin à la langue du théâtre élisabéthain, sont portées par une truculence et une verve sans pareilles. emouvantes et poétiques, elles se présentent aussi comme de subtiles méditations sur les thèmes de l'exil et du métissage.
    " des nouvelles poignantes et secrètes. furieusement inventives. légèrement provocatrices.
    " the new york times book review.
    " le meilleur des deux mondes. " michael diblin, the independent.

  • En juillet 1986, salman rushdie s'est rendu au nicaragua à l'invitation du gouvernement pour une visite de trois semaines.
    Ce livre est donc la description d'un " moment " crucial dans l'histoire de ce petit pays d'amérique centrale. dès le début, salman rushdie nous prévient : il n'est pas allé là-bas comme un observateur neutre, " une page blanche " : " je suis moi-même l'enfant d'une révolte victorieuse contre une grande puissance, ma conscience est le produit du triomphe de la révolution indienne. " mais, à chaque instant, il s'interroge : " je connaissais bien la tendance des révolutions à se dévoyer, à dévorer leurs enfants, à devenir ce qu'elles avaient pour but de détruire.
    " aussi, quand il parle avec les paysans, les écrivains, avec le président daniel ortega ou ses ministres, avec la directrice de la prensa, le journal d'opposition interdit par le pouvoir, il s'informe, il demande, il questionne. partout, à chaque instant, il y a la présence obsédante de la guerre, des attaques de la contra, " l'armée révolutionnaire que la cia a inventée, réunie, organisée et équipée ", le blocus exercé par les etats-unis, le rationnement, les morts.
    Mais partout aussi, la poésie, la religion et la révolution étroitement mêlées, la fierté d'être libre, de se construire un nouveau destin.
    Inspiré d'une comptine anglaise - oú un fauve dévore la jeune fille qu'il portait sur son dos - le titre du livre, le sourire du jaguar est ambigu. si la jeune fille est une révolution de sept ans, pleine d'idéalisme, alors le jaguar représente les etats-unis. mais si la jeune fille est le nicaragua, alors le jaguar n'est autre que la révolution.

    Le livre reparaît aujourd'hui avec une nouvelle préface de l'auteur.

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