Plon

  • Saleem sinai, le héros de cet extraordinaire roman picaresque, et né à bombay le 15 août 1947, à minuit sonnant, c'est-à-dire au moment oú l'inde accède à l'indépendance.
    Comme les mille et un enfants nés lors de ce minuit exceptionnel, il est doté de pouvoirs magiques et va se retrouver mystérieusement enchaîné à l'histoire de son pays. " j'ai été un avaleur de vies, dit-il, et pour me comprendre il va vous falloir tout avaler à votre tour ! " alors se déroule sous nos yeux l'étonnante et incroyable histoire de la famille sinai. saleem nous entraîne tout d'abord dans la vie folle de ses grands-parents et de ses parents, puis dans la sienne propre : disputes familiales, aventures amoureuses, maladies terribles, guérisons miraculeuses, évasions fantastiques - un tourbillon de désastres et de triomphes qui commence lors de la nuit fatidique au cours de laquelle la nourrice de saleem a brouillé les cartes et changé la marche du destin en échangeant deux enfants dans leur berceau.

    Ce récit novateur, cette saga baroque et burlesque d'une famille dont l'histoire se confond avec celle de l'inde moderne, est aussi un pamphlet politique impitoyable.

  • Le 14 février 1989, S. Rushdie reçoit une fatwa de Khomeini pour avoir écrit Les versets sataniques. En toute franchise et honnêteté, l'écrivain raconte sa clandestinité, son changement d'identité obligé et son combat pour retrouver une liberté. Il raconte sans tabou son quotidien sous surveillance armée et sa lutte pour obtenir soutien et compréhension du monde des médias ou des politiciens.

  • Curieuse apparition que ce jeune homme blond fièrement dressé sur un char à boeufs et sur le point d'entrer à la cour du grand moghol, au coeur des indes.
    Le voyageur se fait appeler " mogor dell'amore " et prétend détenir un secret. ce qu'il va révéler à l'empereur est une histoire fantastique: il affirme être le fils de l'enchanteresse de florence, princesse moghole oubliée, maîtresse sulfureuse d'un soldat florentin, à la beauté envoûtante et aux pouvoirs mystérieux. sa légende est nimbée d'une aura de magie, d'énigme et de mensonge. l'empereur ne sait que croire, jusqu'à ce que l'enchanteresse à la jeunesse éternelle, le visite en rêve.
    Son histoire nous emmène sur les traces d'un destin fabuleux et relie un orient conquérant et contemplatif à l'occident sensuel et terrible de la renaissance florentine. d'une cour l'autre, au rythme des complots et des intrigues, on croise sorcières et fêlons, l'ombre de savonarole, les vespucci ou machiavel, personnages troubles qui peuplent la légende de l'enchanteresse de florence. rushdie s'adonne ici à la magie, compose une oeuvre foisonnante et prouve une fois encore une puissance créatrice hors du commun.

  • Furie

    Salman Rushdie

    La furie s'est emparée du monde, de new york, du professeur malik solanka.
    Ce dernier a fui l'angleterre, laissant derrière lui une femme et un enfant, et s'est établi à manhattan pour " se déprendre et se refaire ". mais recommencer de zéro est tout un art quand on est poursuivi par des spectres, des furies, des souvenirs. délaissant l'histoire des idées qu'il enseignait dans le vieux monde pour la fabrication d'étranges poupées pensantes aussitôt médiatisées, solanka découvre que d'autres poupées, de sang et de chair celles-ci, subissent la colère d'un mystérieux assassin, le tueur au panama.
    Gravitant autour du professeur, des femmes aussi ingénieuses que belles vont tenter de sauver solanka de cette furie qui le dévore de l'intérieur : la mystérieuse mila et ses jeux érotiques à la limite du pervers, et la somptueuse neela, la plus belle femme du monde, qui se sacrifiera au bout de la planète pour que solanka puisse retourner chez lui, dans l'espoir de revoir son fils. ce roman s'inscrit avec jubilation dans la lignée de voltaire et de swift : salman rushdie fonce dans le jeu de quilles de la société moderne, tord le cou à la science sans ménager la fiction.
    Tour à tour fustigeant et badinant, virtuose et " vitriolique ", sagace et cruel, furie est une fable furieuse, une satire féroce de notre monde actuel, et de la civilisation américaine en particulier.

  • Dans la ville de Kahani, au pays d'Alifbay, Luka, 12 ans, mène une vie heureuse et paisible avec sa mère Soraya, son père Rashid Khalifa, conteur, et son frère Haroun, de vingt ans son aîné. Tout bascule le jour où son père sombre dans un sommeil sans fin. Pour le sauver, le jeune Luka doit alors partir à la recherche du feu de la vie. Reprenant la mer des histoires où son frère avait tant navigué, Luka, merveilleux petit seigneur des anneaux, devra traverser les obstacles magiques, voyager en tapis volant, éviter les pièges, les ennemis, le Nobodaddy, double fantomatique et malfaisant de son père, trouver son chemin dans les " brumes du temps " et surtout ramener le feu de la vie, qui sauvera son père. Dans sa course, Luka peut compter sur un chien et un ours magiques ; mais surtout la plume, fantaisiste et amusée, souffle à son héros l'énergie du conte, le pouvoir de l'imagination. Inspiré par l'univers virtuel, l'imagination et les jeux vidéos de ses enfants, Salman Rushdie démontre une fois encore que l'écriture est le temple de la liberté et de l'enfance éternelle. Vingt ans après Haroun et la mer des histoires, son feu créatif est intact, sa puissance d'évocation plus grande encore, et sa fantaisie plus gourmande. Pris au jeu du conte, on se surprend à retrouver entre les lignes de ce récit merveilleux les questions que ses romans continuent de poser aux lecteurs, jeunes et moins jeunes.

  • La disparition de l'arrière-grand-père francisco, avalé par les eaux remuantes d'un lagon situé quelque part sur la côte sud de l'inde, constitue le premier drame d'une longue série, au sein de l'invraisemblable famille gama-zogoiby dont est issu le narrateur moraes, dit " le maure ".
    Celui-ci est le fils unique et difforme de la pétulante aurora qui, sur des sacs de poivre, de cardamome et de cumin, a séduit l'humble abraham. très vite, les frasques de cette beauté renversante et perverse vont entraîner le maure et les siens dans des situations aussi cocasses qu'inconfortables et périlleuses, depuis les eaux troubles des bas-fonds de bombay jusqu'aux milieux corrompus de la haute finance.

    Mêlant la comédie et la farce, l'épique et le merveilleux, cette allégorie sur les désordres du monde est le premier roman de l'auteur depuis les versets sataniques. salman rushdie renoue ici avec la vaine picaresque des enfants de minuit, et son écriture savoureuse et sensuelle, autant que sa prodigieuse puissance d'évocation, le place au premier rang des écrivains de notre temps.
    Salman rushdie, né ne 1947 à bombay, vit en grande-bretagne depuis 1961.
    Ses livres ont tous été couronnées par les plus prestigieux prix littéraires et sont traduits en vingt-cinq langues.

    " un pur délice ".
    Doris lessing " l'écrivain le plus original de notre époque ".
    Nadine gordimer " absolument fabuleux ".
    Peter kemp, the sunday times " un triomphe ".
    Norman rush, the new york times book review.

  • Au début de cet étourdissant roman qui nous emmène d'inde en angleterre puis en amérique, vina apsara, chanteuse de rock célèbre et adorée, dotée d'une voix irrésistible, disparaît dans un tremblement de terre dévastateur.
    Ce livre raconte son histoire, et puis celle d'ormus carna, l'amant qui la découvre, la perd, part à sa recherche et la retrouve, au gré de son extraordinaire vie de musicien ; c'est l'histoire d'un amour qui dure pendant toute leur vie, et même au-delà, dans la mort. et cette romance épique est narrée par le photographe rai, ami d'enfance d'ormus et amant occasionnel de vina, dont la voix - qui fait se mêler images, mythes, colère, humour et amour - est peut-être le véritable héros de ce livre.
    La terre sous ses pieds est l'acte d'imagination le plus audacieux de salman rushdie, un tableau de notre époque troublée. c'est aussi le récit haut en couleur de la rencontre intime et imparfaite de l'orient et de l'occident, une comédie, un roman de passions et de cultures, un " remake " du mythe d'orphée et d'eurydice, un conte sur l'amour, la mort et le rock'n'roll. la terre sous ses pieds a été salué par la presse étrangère comme le chef-d'oeuvre de salman rushdie.


  • los angeles, 1991.
    maximilien ophuls, notable américain, ex-ambassadeur des etats-unis en inde, devenu chef de la lutte antiterroriste en amérique, est égorgé en plein jour, devant chez sa fille illégitime india. il a été abattu par son chauffeur cachemiri, un mystérieux personnage se faisant appeler shalimar le clown. tout semble d'abord indiquer un assassinat politique, mais il s'agit en fait d'un crime passionnel d'une nature très spéciale.
    voici l'histoire de maximilien, de son assassin et de sa fille - ainsi que d'un quatrième personnage, la femme qui unit leurs destins. l'histoire d'un amour profond qui connaît une fin tragique, au fil d'une épopée qui s'étend de la californie à la france sous l'occupation, l'angleterre et, surtout, le cachemire. au coeur de ce récit se trouve un paradis terrestre peuplé de pêchers et d'abeilles, de montagnes et de lacs, de femmes aux yeux couleur d'émeraude et d'hommes assassins : un paradis détruit, anéanti plutôt que perdu.
    couvrant le globe et traversant l'histoire, le nouveau récit de salman rushdie séduit dès les premières pages et capte l'esprit d'une époque bouleversée et bouleversante.

  • Ainsi débute la fable : un jeune garçon nommé haroun, désolé de constater due son père, conteur de son état, a perdu son inspiration, entreprend un long voyage à travers une contrée merveilleuse.
    Son ambition est de retrouver la source vive oú naissent les histoires, afin de la sauvegarder. en chemin, il rencontre des créatures fabuleuses et inquiétantes - dont certaines, ennemies de l'imagination, entendent étouffer à jamais le pouvoir des créateurs d'histoires. dans ce conte vibrant de fantaisie, d'inventivité et d'humour, rushdie mêle avec art la rigueur du nonsense anglais à la richesse flamboyante du conte oriental.
    L'auteur l'a écrit pour son fils peu après la fatwa : c'est aussi un plaidoyer pour la liberté de l'imagination créative.

  • A l'aube d'un matin d'hiver, un jumbo jet explose au-dessus de la manche.
    Au milieu de membres humains éparpillés et d'objets non identifiés, deux silhouettes improbables tombent du ciel : gibreel farishta, le légendaire acteur indien, et saladin chamcha, l'homme des mille voix, self-made man et anglophile devant l'eternel. agrippés l'un à l'autre, chantant à qui mieux mieux, ils atterrissent sains et saufs, ô miracle, sur une plage anglaise enneigée.
    Gibreel et saladin ont été choisis (par qui ?) pour être les protagonistes de la lutte éternelle entre le bien et le mal.
    Mais qui est qui ? les démons peuvent-ils être angéliques ? les anges sont-ils des diables déguisés ? tandis que les deux hommes rebondissent du passé au présent et du rêve en aventure, nous sommes spectateurs d'un extraordinaire cycle de contes d'amour et de passion, de trahison et de foi, avec, au centre de tout cela, l'histoire de mahmoud, prophète de jahilia, la cité de sable - mahmoud, frappé par une révélation oú les versets sataniques se mêlent au divin.

    Avec ce grand livre-tourbillon, oú le passé et le futur se livrent une chasse sans merci, salman rushdie nous embarque dans une épopée truculente, un voyage de larmes et de rires au pays du bien et du mal, si inséparablement liés dans le coeur des hommes. " un chef-d'oeuvre. " the sunday times.
    " un roman de métamorphoses, d'obsessions, de souvenirs, d'hallucinations, de révélations, de ritournelles publicitaires, et d'humour.
    " the times.
    " un roman extraordinaire, réjouissant, fourmillant de personnages, loquace et hilarant. " the guardian.
    " les voyages de gulliver, de swift, candide de voltaire, tristram shandy, de sterne. avec les versets sataniques, salman rushdie m'a tout l'air de prendre sa place dans cette assemblée. " the new york times book review.
    " diablement divertissant et sympathiquement ingénieux. " the guardian.

  • Salman rushdie déploie dans ce recueil toute la gamme de son exceptionnelle imagination, nourrie depuis toujours de sa double culture issue de l'orient et de l'occident.
    L'est rencontre l'ouest, l'exotisme et la légende s'allient au réalisme et à la littérature, mais le merveilleux n'est pas toujours du côté que l'on croit.
    Dans cette mosaïque aux couleurs chatoyantes, les nationalités et les identités des personnages dérivent de manière imprévisible. c'est le cas d'eliot, un occultiste gallois prétendument historien, que la schizophrénie entraîne au suicide, et d'un usurier tyrannique de srinagar tragiquement ensorcelé par une relique dérobée.
    Ou bien encore d'un pauvre conducteur de cyclo-pousse stérilisé par amour d'une veuve indélicate.
    C'est aussi le portrait d'un surprenant christophe colomb en butte à la tyrannie et aux désirs troubles de la reine isabelle la catholique, et celui si touchant, dans son décor londonien, de la vieille aya au fort défaut de prononciation et à l'esprit plutôt embrouillé, dont s'éprend mecir, le portier émigré d'europe de l'est au nom de famille absolument imprononçable, msyztplk.

    Ces histoires qui prennent souvent l'allure de parodies, qui passent sans transition du pidgin à la langue du théâtre élisabéthain, sont portées par une truculence et une verve sans pareilles. emouvantes et poétiques, elles se présentent aussi comme de subtiles méditations sur les thèmes de l'exil et du métissage.
    " des nouvelles poignantes et secrètes. furieusement inventives. légèrement provocatrices.
    " the new york times book review.
    " le meilleur des deux mondes. " michael diblin, the independent.

  • En juillet 1986, salman rushdie s'est rendu au nicaragua à l'invitation du gouvernement pour une visite de trois semaines.
    Ce livre est donc la description d'un " moment " crucial dans l'histoire de ce petit pays d'amérique centrale. dès le début, salman rushdie nous prévient : il n'est pas allé là-bas comme un observateur neutre, " une page blanche " : " je suis moi-même l'enfant d'une révolte victorieuse contre une grande puissance, ma conscience est le produit du triomphe de la révolution indienne. " mais, à chaque instant, il s'interroge : " je connaissais bien la tendance des révolutions à se dévoyer, à dévorer leurs enfants, à devenir ce qu'elles avaient pour but de détruire.
    " aussi, quand il parle avec les paysans, les écrivains, avec le président daniel ortega ou ses ministres, avec la directrice de la prensa, le journal d'opposition interdit par le pouvoir, il s'informe, il demande, il questionne. partout, à chaque instant, il y a la présence obsédante de la guerre, des attaques de la contra, " l'armée révolutionnaire que la cia a inventée, réunie, organisée et équipée ", le blocus exercé par les etats-unis, le rationnement, les morts.
    Mais partout aussi, la poésie, la religion et la révolution étroitement mêlées, la fierté d'être libre, de se construire un nouveau destin.
    Inspiré d'une comptine anglaise - oú un fauve dévore la jeune fille qu'il portait sur son dos - le titre du livre, le sourire du jaguar est ambigu. si la jeune fille est une révolution de sept ans, pleine d'idéalisme, alors le jaguar représente les etats-unis. mais si la jeune fille est le nicaragua, alors le jaguar n'est autre que la révolution.

    Le livre reparaît aujourd'hui avec une nouvelle préface de l'auteur.

  • Salman rushdie s'intéresse à tout ce qui est intéressant.
    Dans ce nouveau recueil d'essais et d'articles, ses sujets d'inspiration vont des écrivains contemporains (arthur miller, edward saïd, j. -m. coetzee, arundhati roy) au cinéma, à la musique (ses amis du groupe u2, les rolling stones), puis à la photographie et au football. rushdie raconte ici pour la première fois les " années noires " de la fatwa. il se fait le chroniqueur de tous les grands sujets sociaux et politiques des dernières années.
    En se penchant sur la situation au cachemire ou au kosovo, en livrant ses réflexions sur l'islamisme et l'antiaméricanisme, puis, à la lumière des attentats du 11 septembre, en explorant le thème des frontières perméables de notre monde, rushdie n'hésite jamais à " franchir la ligne " il s'affirme en tant qu'écrivain engagé, tout en ne se départant jamais de sa verve et de son humour. la défense du roman, gandhi et l'inde natale, la religion et la politique.
    , rien n'échappe à l'oeil aigu de rushdie, qui fait partie de cette trop rare caste d'écrivains dont l'art se nourrit de la matière même du monde, riche, complexe, changeante.

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