Gallimard

  • Un jumbo jet explose au-dessus de la Manche.
    Au milieu de membres humains éparpillés et d'objets non identifiés, deux silhouettes improbables tombent du ciel : Gibreel Farishta, le légendaire acteur indien, et Saladin Chamcha, l'Homme aux Mille Voix. Agrippés l'un à l'autre, ils atterrissent sains et saufs sur une plage anglaise enneigée. Gibreel et Saladin ont été choisis pour être les protagonistes de la lutte éternelle entre le Bien et le Mal.
    Mais par qui ? Les anges sont-ils des diables déguisés ? Tandis que les deux hommes rebondissent du passé au présent se déroule un cycle extraordinaire de contes d'amour et de passion, de trahison et de foi avec, au centre, l'histoire de Mahound, prophète de Jahilia, la cité de sable, Mahound, frappé par une révélation où les versets sataniques se mêlent au divin.

  • Saleem Sinai, le héros de cet extraordinaire roman picaresque, est né à Bombay le 15 août 1947, à minuit sonnant, au moment où l'Inde accède à l'indépendance. Comme les mille et un enfants nés lors de ce minuit exceptionnel, il est doté de pouvoirs magiques et va se retrouver mystérieusement enchaîné à l'histoire de son pays. ' J'ai été un avaleur de vies, dit-il, et pour me connaître, moi seul, il va vous falloir avaler également l'ensemble. ' Alors se déroule sous nos yeux l'étonnante et incroyable histoire de la famille Sinai : disputes familiales, aventures amoureuses, maladies terribles, guérisons miraculeuses - un tourbillon de désastres et de triomphes... Ce récit baroque et burlesque est aussi un pamphlet politique impitoyable. Elu en 2008 meilleur Booker Prize de l'histoire du prestigieux prix anglais, ce roman paru en 1980 a profondément influencé la littérature anglo-saxonne des trente dernières années.

  • Le 14 février 1989, Salman Rushdie reçut un coup de téléphone d'un journaliste de la BBC : il avait été "condamné à mort" par l'Ayatollah Khomeiny. Son crime ? Avoir écrit Les versets sataniques, un roman accusé d'être "contre l'Islam, le Prophète et le Coran". Ainsi commence l'extraordinaire histoire d'un écrivain devenu clandestin, changeant sans cesse de domicile, sous la protection permanente d'une équipe policière.
    Comment continuer à écrire ? A vivre des histoires d'amour ? Vaincre le désespoir et se relever ? Salman Rushdie nous raconte l'une des plus importantes batailles de notre époque pour la liberté d'expression. Il dit les réalités parfois cruelles, parfois comiques, d'un quotidien sous surveillance armée, retrace ses combats pour gagner le soutien des gouvernements, réfléchit au rôle de l'écriture dans nos sociétés.
    Il nous offre un livre saisissant, d'une importance vitale, sur la lutte toujours recommencée entre fanatisme et raison.

  • Ainsi débute cette fable : un jeune garçon nommé Haroun, désolé de constater que son père, conteur de son état, a perdu son inspiration, entreprend un long voyage à travers une contrée merveilleuse. Son ambition est de retrouver la source vive où naissent les histoires. En chemin, il rencontre des créatures fabuleuses et inquiétantes - dont certaines, ennemies de l'imagination, entendent étouffer à jamais le pouvoir des créateurs...
    Dans cette oeuvre vibrante de fantaisie, d'inventivité et d'humour, Rushdie mêle avec art la rigueur du nonsense anglais à la richesse flamboyante du conte oriental. L'auteur l'a écrite pour son fils peu après la fatwa qui réclamait son exécution : c'est aussi un plaidoyer pour la liberté d'imaginer.

  • Un jeune homme blond dressé sur un char à boeufs entre à la cour du Grand Moghol, au coeur des Indes. S'il recherche l'empereur, c'est pour lui raconter sa vie. Il est le fils de l'Enchanteresse de Florence, une princesse moghole oubliée, maîtresse sulfureuse d'un soldat florentin, à la beauté envoûtante et aux pouvoirs mystérieux. Leurs destins fabuleux embrassent l'Orient conquérant et contemplatif comme l'Occident sensuel de la Renaissance florentine. D'une cour à l'autre, au rythme des complots et des intrigues, se croisent sorcières et fêlons, courtisans, voyageurs et prostituées... Moderne Shéhérazade, Salman Rushdie allie à l'histoire du XVIe siècle la magie des contes et prouve de nouveau, dans ce roman foisonnant, qu'il a le don de charmer ses lecteurs.
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  • La honte

    Salman Rushdie

    Omar Khayyam Shakil a trois mères, trois soeurs, qui manifestent en même temps les symptômes de la grossesse.
    Dans l'éducation très étrange qu'elles vont lui donner avec le lait de leurs six seins, elles lui apprendront à ne jamais connaître la honte. Mais peut-on s'étonner de ces merveilles puisque cela se passe dans le Pakistan d'aujourd'hui (ou peut-être un Pakistan de fiction qui n'est pas tout à fait vrai lui non plus). Pourtant, Omar Khayyarn Shakil n'est pas à la hauteur de son destin. Il le dit lui-même, sans honte : "je suis un marginal.
    D'autres ont tenu les premiers rôles dans l'histoire de ma vie." Il y a tout d'abord les deux héros nationaux qui prennent le pouvoir tour à tour : Raza Hyder et Iskander Harappa. L'immigrant et l'indigène, le militaire et le civil, le pieux et le mécréant. L'un fera pendre l'autre, sans honte. Il y a aussi les grandes dames : Rani, l'épouse de Harappa, qui brode des châles magiques ; sa fille Arj umand, connue sous le sobriquet de Vierge-à-culotte-de-fer ; Bilquis, l'épouse de Hyder qui a peur du vent ; et surtout sa fille Sufiya Zinobia l'idiote, qu'Omar Khayyam épousera, sans honte.
    Dans cette saga familiale et nationale, où les coups d'Etat succèdent aux mariages scandaleux, l'hypnotisme et le somnambulisme jouent un rôle déterminant. Et comme toujours, les choses du sexe viennent tout compliquer. Mais pendant ce temps, une Bête parcourt les campagnes et arrache la tête de ceux qu'elle rencontre. Une Bête qui s'approche inexorablement. La Honte est un roman qui prend des allures de conte de fées, de satire politique et de farce burlesque.

  • Furie

    Salman Rushdie

    La furie s'est emparée du monde, de New York, du professeur Malik Solanka. Ce dernier a fui l'Angleterre, laissant derrière lui une femme et un enfant, et s'est établi à Manhattan pour «se déprendre et se refaire». Mais recommencer de zéro est tout un art quand on est poursuivi par des spectres, des furies, des souvenirs. Délaissant l'histoire des idées qu'il enseignait dans le Vieux Monde pour la fabrication d'étranges poupées pensantes aussitôt médiatisées, Solanka découvre que d'autres poupées, de sang et de chair celles-ci, subissent la colère d'un mystérieux assassin, le Tueur au panama. Gravitant autour du Professeur, des femmes aussi ingénieuses que belles vont tenter de sauver Solanka de cette furie qui le dévore de l'intérieur : la mystérieuse Mila et ses jeux érotiques à la limite du pervers, et la somptueuse Neela, la plus belle femme du monde, qui se sacrifiera au bout de la planète pour que Solanka puisse retourner chez lui, dans l'espoir de revoir son fils... Ce roman s'inscrit avec jubilation dans la lignée de Voltaire et de Swift : Salman Rushdie fonce dans le jeu de quilles de la société moderne, tord le cou à la science sans ménager la fiction. Tour à tour fustigeant et badinant, virtuose et «vitriolique», sagace et cruel, Furie est une fable furieuse, une satire féroce de notre monde actuel, et de la civilisation américaine en particulier.

  • Dans la ville de Kahani, au pays d'Alifbay, Luka, douze ans, mène une vie heureuse et paisible avec sa mère Soraya, son père Rachid Khalifa, conteur, et son frère Haroun, de vingt ans son aîné.
    Tout bascule le jour où son père sombre dans un sommeil sans fin. Pour le sauver, le jeune Luka doit partir à la recherche du Feu de la Vie. Reprenant la mer des histoires où son frère avait tant navigué, il traverse les obstacles magiques, voyage en tapis volant, cherche son chemin dans les « brumes du temps ». Vingt ans après Haroun et la mer des histoires, Salman Rushdie nous offre un nouveau conte mêlant à l'univers des jeux vidéo ceux de Tolkien et des Mille et Une nuits.
    D'une plume espiègle et fantasque, il nous démontre encore une fois que l'écriture est le temple de la liberté et de l'enfance éternelle.

  • Est, Ouest

    Salman Rushdie

    Salman Rushdie déploie dans ce recueil toue la gamme de son exceptionnelle imagination, nourrie depuis toujours de sa double culture issue de l'Orient et de l'Occident. L'Est rencontre l'Ouest, l'exotisme et la légende s'allient au réalisme et à la littérature, mais le merveilleux n'est pas toujours du côté que l'on croit. Dans cette mosaïque aux couleurs chatoyantes, les nationalités et les identités des personnages dérivent de manière imprévisible. C'est le cas d'Eliot, un occultiste gallois prétendument historien, que la schizophrénie entraîne au suicide, et d'un usurier tyrannique de Srinagar tragiquement ensorcelé par une relique dérobée. Ou bien encore d'un pauvre conducteur de cyclopousse stérilisé par amour d'une veuve indélicate. C'est aussi le portrait d'un surprenant Christophe Colomb en butte à la tyrannie et aux désirs troubles de la reine Isabelle la Catholique, et celui si touchant, dans son décor londonien, de la vieille Aya au fort défaut de prononciation et à l'esprit plutôt embrouillé, dont s'éprend Mecir, le portier émigré d'Europe de l'Est au nom de famille absolument imprononçable, Msyztplk. Ces histoires prennent souvent l'allure de parodies, qui passent sans transition du pidgin à la langue du théâtre élisabéthain, sont portées par une truculence et une verve sans pareilles. Émouvantes et poétiques, elles se présentent aussi comme de subtiles méditations sur les thèmes de l'exil et du métissage.

  • La disparition de l'arrière-grand-père Francisco, avalé par les eaux remuantes d'un lagon situé quelque part sur la côte sud de l'Inde, constitue le premier drame d'une longue série, au sein de l'invraisemblable famille Gama-Zogoiby dont est issu le narrateur Moraes, dit « La Maure ». Celui-ci est le fils unique et difforme de la pétulante Aurora qui, sur des sacs de poivre, de cardamome et de cumin, a séduit l'humble Abraham. Très vite, les frasques de cette beauté renversante et perverse vont entraîner le Maure et les siens dans des situations aussi cocasses qu'inconfortables et périlleuses, depuis les eaux troubles des bas-fonds de Bombay jusqu'aux milieux corrompus de la haute finance.

    Mêlant la comédie et la farce, l'épique et le merveilleux, cette allégorie sur les désordres du monde est le premier roman de l'auteur depuis Les versets sataniques. Salman Rushdie renoue ici avec la veine picaresque des Enfants de minuit, et son écriture savoureuse et sensuelle, autant que sa prodigieuse puissance d'évocation, le place au premier rang des écrivains de notre temps.

  • Au début de cet étourdissant roman qui nous emmène d'Inde en Angleterre puis en Amérique, Vina Apsara, chanteuse de rock célèbre et adorée, dotée d'une voix irrésistible, disparaît dans un tremblement de terre dévastateur. Ce livre raconte son histoire, et puis celle d'Ormus Cama, l'amant qui la découvre, la perd, part à sa recherche et la retrouve, au gré de son extraordinaire vie de musicien ; c'est l'histoire d'un amour qui dure pendant toute leur vie, et même au-delà, dans la mort. Et cette romance épique est narrée par le photographe Rai, ami d'enfance d'Ormus et amant occasionnel de Vina, dont la voix, qui fait se mêler images, mythes, colère, humour et amour, est peut-être le véritable héros de ce livre. La Terre sous ses pieds est l'acte d'imagination le plus audacieux de Salman Rushdie, un tableau de notre époque troublée. C'est aussi le récit haut en couleur de la rencontre intime et imparfaite de l'Orient et de l'Occident, une comédie, un roman de passions et de cultures, un «remake» du mythe d'Orphée et d'Eurydice, un conte sur l'amour, la mort et le rock'n'roll. La Terre sous ses pieds a été salué par la presse étrangère comme le chef-d'oeuvre de Salman Rushdie.

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