10/18

  • "C'est un conte oriental, un rêve d'épices, l'histoire d'une famille qui a quitté l'Occident sur les traces de Vasco de Gama pour ces villes de l'Inde où l'on trouvait la cardamome, le poivre et la cannelle... C'est le récit échevelé d'une dynastie de femmes fortes et d'hommes évanescents qui courent après d'impossibles bonheurs... C'est un roman picaresque dont le narrateur, Moraes, dit le Maure, souffre d'une maladie qui le fait vieillir deux fois plus vite que ne le veut la nature... C'est l'épopée d'un petit Juif que l'amour d'une jeune fille et quelques aptitudes au commerce transforment en magnat de Bombay... C'est l'histoire violente de l'Inde des années 30 à nos jours... Impossible de faire l'inventaire de tous les livres qui composent "Le Dernier soupir du Maure" de Salman Rushdie, véritable feu d'artific, exercice de style, déluge de jeux de mots, traversée des apparences, des cultures, descente aux enfers, immense éclat de rire. Et merveilleux pied de nez à tous ceux qui croient que la littérature doit être sage, raisonnable." Michèle Gazier, Télérama.

  • "Vina Aspara, rock star mondiale, meurt au terme d'une gigantesque carrière menée en duo avec son premier et éternel amour, lui aussi Indien de Bombay, Ormus Cama. Le destin chaotique de ces deux êtres d'exception, profondément traumatisés par des enfances meurtrières, est raconté par Rai Meerchant, reporter photographe, ami de jeunesse d'Ormus et amant malheureux de Vina. Tout en Ormus et Vina est extrêmement et tragique, leur amour, "leur célébrité totémique", jusqu'au délire mondial qui suit la mort de Vina. En choisissant pour sa fable des chanteurs adulés, dieux vivants autant qu'êtres paumés et manipulés, voire psychotiques, Salman Rushdie peut mettre en scène toutes les démesures, toutes les caricatures du temps." Antoine de Gaudemar, Libération.

  • Salman Rushdie s'est fait le chroniqueur de tous les grands sujets sociaux, politiques et culturels des dernières années. Dans ce nouveau recueil d'essais et d'articles, ses sujets d'inspiration vont des écrivains contemporains (Arthur Miller, Edward Saïd, J.-M. Coetzee, Arundhati Roy) au cinéma, à la musique (U2, les Rolling Stones), à la photographie et au football. Rushdie raconte aussi pour la première fois les « années noires » de la fatwa. En se penchant sur la situation au Cachemire ou au Kosovo, en livrant ses réflexions sur l'islamisme et l'antiaméricanisme, puis, à la lumière des attentats du 11 septembre, en explorant le thème des frontières perméables de notre monde, Rushdie n'hésite jamais à « franchir la ligne » : il s'affirme en tant qu'écrivain engagé, sans jamais se départir de sa verve ni de son humour.

  • "Patries imaginaires" réunit des articles que Salman Rushdie a publiés dans la presse britannique de 1980 à 1990. Ils peuvent s'assimiler aux carnets de route d'un écrivain, héritier de deux cultures, témoin de son temps et qui réfléchit à la place de l'écrivain dans la société. Dans une soixantaine d'articles, Rushdie parle du sous-continent indien, du cinéma, de la télévision, de la photographie, l'expérience des émigrés, la politique anglaise, l'identité palestinienne et d'écrivains comme John Le Carré, Umberto Eco ou Garcia Marquez. Dans la dernière partie, Salman Rushdie traite "de la crise qui a englouti son roman "Les Versets sataniques". Certains éléments semblent prouver que lentement la raison remplace la colère au centre du débat, que lentement la compréhension va peut-être éteindre les incendies de haine."

empty