Langue française

  • Ce récit coïncide sur bien des points avec ce que l'on sait de Romain Gary : « Ce livre est d'inspiration autobiographique, mais ce n'est pas une autobiographie. » Romain Gary raconte son enfance, sa jeunesse à Vilnius puis à Nice. Élevé seul par sa mère, qui rêve qu'il devienne célèbre. Cette " promesse de l'aube " est une promesse dans les deux sens du mot : promesse que fait la vie au narrateur à travers une mère passionnée ; promesse qu'il fait tacitement à cette mère d'accomplir tout ce qu'elle attend de lui dans l'ordre de l'héroïsme et de la réalisation de soi-même. Le caractère de cette Russe chimérique, idéaliste, éprise de la France, mélange pittoresque de courage et d'étourderie, d'énergie indomptable et de légèreté, de sens des affaires et de crédulité, prend un relief extraordinaire. Mais les enfants élevés par ces mères trop ferventes restent toujours, dit l'auteur, " frileux " de coeur et d'âme, et chargés d'une dette écrasante qu'ils se sentent incapables d'acquitter. Rarement la piété filiale s'est exprimée avec plus de tendresse, de sensibilité, et cependant avec plus de clairvoyance et d'humour.

  • Coffret de fin d'année en tirage limité, comprenant l'ouvrage La Promesse de l'aube et un portfolio reprenant cinq des plus beaux portraits de Romain Gary par Joann Sfar.

    - Tu seras un héros, tu seras général, gabriele D'Annunzio, ambassadeur de France - tous ces voyous ne savent pas qui tu es !

    Je crois que jamais un fils n'a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là. Mais, alors que j'essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu'elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l'Armée de l'Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrire le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j'entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapport ;

    - Alors, tu as honte de ta vieille mère ?

  • " Un après-midi de mars 84, le service artistique des éditions Gallimard m'appelle pour me proposer d'illustrer la couverture d'un roman de Romain Gary paru en 48 et qui doit reparaître dans la collection Folio.
    Il s'agit du Grand Vestiaire... Lorsque je lis la dernière phrase : " Je pouvais maintenant retourner parmi les hommes ", il est tard dans la nuit. Je reste assis là, comme illuminé et stupéfait. Et plutôt que de penser à la couverture je me surprends à visualiser une foule d'images, un peu comme un film qui se matérialiserait dans l'instant. Et comme si je voulais arrêter ce flot, le désir de mettre tout cela sur du papier et d'en faire une bande dessinée." André Verret.

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