• «Maintenant, tu demanderas : qu'est donc le détachement, pour qu'il cache en lui pareille puissance? Le vrai détachement signifie que l'esprit se tient impassible dans tout ce qui lui arrive, que ce soit agréable ou douloureux, un honneur ou une honte, comme une large montagne se tient impassible sous un vent léger.» Une méditation lumineuse, une parole vivante conviant à l'apaisement et à la contemplation.

  • Les sermons

    Maître Eckhart

    Ce livre réunit les trois volumes des Sermons de Maître Eckhart parus en " Spiritualités vivantes poche ", sous les titres : L'Étincelle de l'âme, Sermons I à XXX, 1998, Dieu au-delà de Dieu, Sermons XXXI à LX, 1999 et Et ce néant était Dieu..., Sermons LXI à XC (dont quatre inédits), 2000.

  • Redécouvert au XXe siècle, Maître Eckhart est aujourd'hui reconnu comme l'un des plus grands mystiques et théologiens chrétiens. Moins ardus que ses traités latins, et s'inscrivant dans la droite ligne de ses fameux Sermons, ses quatre traités allemands réunis ici constituent l'entrée idéale dans la bibliothèque eckhartienne. Ils nous font entrer dans le monde du grand dominicain et saisir la cohérence d'un penseur qui étonne par ses formules paradoxales en nous apprenant à discerner le sens mystique du détachement, du " sans pourquoi ", de " Dieu au-delà de Dieu "...

  • Ce présent volume réunira toute l'ouvre allemande disponible de Maître Eckhart, que le Seuil est le seul éditeur à avoir publiée de façon cohérente, à partir de l'édition critique, soit : les 117 Sermons allemands (dont dix inédits), les Traités, les Instructions spirituelles ainsi qu'une traduction inédite du poème « Le grain de Sènevé ».

    La réunion de tous ces écrits, dans les excellentes traductions de Jeanne Ancelet-Hustache et d'Eric Mangin, l'organisation des Sermons selon un ordre liturgique et non chronologique, comme les spécialistes viennent de montrer qu'il faut les comprendre, mais également les notes, les introductions à chaque texte et l'introduction générale au volume font de ce dernier l'ouvrage de référence de Maître Eckhart en langue française.
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  • Voici Maître Eckhart à qui Dieu n'avait jamais rien caché. Bonne route, ô livre - en son nom, et puisses-tu éviter les esprits fermés. Cet ouvrage regroupe un ensemble de fragments eckhartiens éparpillés dans diverses sources manuscrites. Les aphorismes rapportent " ce que Maître Eckhart a dit ", et les légendes " ce qu'on a dit de Maître Eckhart ". Les thèmes du détachement, du néant divin, de la prière, de la guérison et l'importance de la joie font de ces aphorismes un excellent condensé de la spiritualité eckhartienne.

  • Textes présentés, traduits et annotés par Éric ManginLes Sermons 87 à 105 sont vraisemblablement le fruit de la prédication de Maître Eckhart à Erfurt dans les années 1303 à 1311, alors qu'il est le premier prieur de la nouvelle province dominicaine de Saxe. On y découvre des textes majeurs sur l'incarnation du Verbe et le thème mystique de la naissance de Dieu dans l'âme, exprimés parfois de façon très poétique, ainsi qu'un art des questions qui souligne combien Eckhart entend proposer une intelligence de la foi à partir de l'expérience individuelle : Pourquoi Dieu agit-il ainsi ? Comment l'âme doit-elle se disposer intérieurement ? Qui est Jésus ? Ces sermons nous introduisent ainsi au coeur de la pensée philosophique et théologique du maître rhénan. Si quelques-unes de ces prédications ont déjà fait l'objet d'une traduction ici et là, s'appuyant encore sur des éditions allemandes anciennes, ce nouveau recueil réunit pour la première fois un ensemble de textes cohérents dont la plupart sont totalement inédits en français (les Sermons 91 à 100 ) et s'appuie sur l'édition critique allemande la plus récente.

  • Cette première traduction française du Commentaire de la Sagesse est un événement pour les études eckhartiennes. Elle rend accessible une oeuvre majeure d'Eckhart, en la situant dans le contexte de l'enseignement parisien du Thuringien, en en dégageant ses enjeux. Cet ouvrage présente également l'intérêt d'être l'un des seuls commentaires complets du Livre de la Sagesse, même s'il en retient principalement quatre-vingt onze passages. Pour en rendre compte, Eckhart s'appuie sur l'acquis de ses prédécesseurs, principalement Augustin et Maïmonide. Il apparaît même comme l'un des meilleurs lecteurs d'Augustin au Moyen Âge. Les grands thèmes de son oeuvre ont une place importante dans son commentaire : la dimension ontologique de la création, la Trinité à l'origine de la naissance de Dieu dans l'âme, la figure du juste comme pierre d'angle de son anthropologie.

  • Cette première édition française des Sermons latins de Maître Eckhart, produite et commentée par un des spécialistes formés dans l'Equipe de recherches sur les mystiques rhénans (Université de Metz), ouvre à une meilleure compréhension de la pensée mystique d'un des plus grands maîtres du Moyen Age.
    L'OEuvre des Sermons de Maître Eckhart, dernier volet de son grand projet inachevé " l'OEuvre tripartite ", nous restitue tout au long de cinquante-six serinons une présentation générale de la pensée du Mystique thuringien. À la différence des Sermons allemands, Eckhart s'adresse ici en premier lieu à ses frères dominicains : il nous montre un autre visage d'Eckhart sans effacer celui qui apparaît dans les écrits allemands.
    Tout autant attaché à la divinisation de l'homme, à la naissance de Dieu dans l'âme, il nous en donne les arguments théoriques, scolastiques. Nulle part ne se voit mieux combien l'intelligence est convoquée à l'union avec Dieu. Cependant, le frère dominicain, admirateur de Thomas d'Aquin, attaché à l'eucharistie, à la recherche des vertus apparaît aussi. Et ce n'est pas la moindre des qualités de cet ouvrage que de nous montrer comment une spiritualité se vérifie et se construit au coeur d'une vie chrétienne, consacrée à l'étude et à la prédication.
    Car c'est bien là le but d'un homéliaire : exposer les mystères et inviter à les pratiquer. Adossé au rythme liturgique, il aborde des thèmes qui ne sont jamais abordés aussi frontalement dans son oeuvre allemande : les sacrements, les vertus, ou même la Trinité. Ainsi, toute une image d'Eckhart est corrigée, réinsérée en quelque sorte dans la vie conventuelle. Ce n'est pas pour autant un ouvrage fade : tout le génie de son auteur y apparaît.
    Les points les plus marquants de sa pensée sont tous présents, que ce soit la divinisation de l'homme, l'enfantement de Dieu dans l'âme, le rôle central de la Trinité. Eckhart nous livre ici les bases intellectuelles sur lesquelles repose sa pensée.

  • Maître Eckhart (1260-1327 env.) est sans doute un des plus grands penseurs de l'Occident. Son influence, qui n'a pas cessé au cours des siècles et que reconnaît encore un Heidegger au terme d'une longue tradition s'étend aujourd'hui jusqu'au Japon où les bouddhistes Zen décèlent, dans la voie eckhartienne de la « renonciation infinie », une profonde parenté. C'est dire son importance à une époque où les cultures confrontées tendent de plus en plus à une approche unique. Reiner Schurmann interroge ici, dans une perspective nouvelle, d'inspiration heideggerienne, plusieurs Sermons allemands du Maître, dont certains sont encore inédits dans notre langue. Son commentaire dégage des lignes d'une spiritualité de l'errance et de l'identité de l'homme dans l'errance, bien faite pour répondre à l'attente des esprits de ce temps.

  • Les Dialogues de Maître Eckhart avec soeur Catherine de Strasbourg ont été publiés pour la première fois par Franz Pfeiffer dans l'édition Deutsche Mystiker des vierehnten Jahrhunderts (Traité 6, volume 2, Meister Eckhart, Leipzig, 1857).
    Le texte ne porte pas de titre, seulement une épigraphe : Daz ist swester katrei meister ekehartes tohter von strâzburg (Ceci est soeur Katrei, la fille de Maître Eckhart à Strasbourg). Une première traduction en a été donnée par Madame A. Mayrisch Saint-Hubert, l'une des toutes premières avec Bernard Groethuisen à avoir, dans les années trente, introduit en français l'oeuvre d'Eckhart (Telle était soeur Katrei, Traités et sermons, Cahiers du Sud, 1954).
    Afin de faciliter la lecture, l'option a été prise par le traducteur de faire ressortir autant que possible la structure et le déroulement du texte en y introduisant un découpage en parties et chapitres et en les accompagnant de titres. Après les Légendes et les Dits, les Dialogues avec soeur Catherine de Strasbourg constituent le troisième volet d'une série de traductions consacrées à des textes essentiels pour la connaissance de la figure et de la doctrine de Maître Eckhart, encore inédits ou inaccessible en français

  • Cheminant sur la route de Damas, le futur saint Paul est soudain terrassé par l'expérience fulgurante qui le mènera à la conversion. "Paul se releva de terre, nous disent les Actes des Apôtres, les yeux ouverts il ne vit rien, et ce néant était Dieu..." Partant de cette étrange expression qui rejoint toute sa mystique, Maître Eckhart ose renverser l'idée même de néant en l'insérant dans le processus dynamique de la démarche spirituelle. Car c'est dans le détachement ultime, dans l'abandon absolu où l'homme renonce à tout - jusqu'à son désir d'une récompense dans l'au-delà - que se trouve la véritable union avec Dieu.

    Cette grande intuition du maître dominicain préside au troisième volume de ses sermons allemands, traduits, présentés et annotés par Gwendoline Jarczyk et Pierre-Jean Labarrière qui nous offrent ici, en outre, quatre sermons totalement inédits en français.

  • Les Sermons parisiens ont été rédigés par Maître Eckhart entre 1311 et 1313 durant son second magistère à la Faculté de théologie de l'Université de Paris. Ecrits en latin dans un style qui est celui des grands sermons universitaires de cette période, ils expriment déjà la plupart de ses thèmes mystiques favoris tels que l'Incarnation du Verbe, le détachement de l'âme et la filiation divine. En articulant la pensée chrétienne et la philosophie grecque ou, pour reprendre les termes d'Eckhart, en s'efforçant " d'expliquer par les raisons naturelles des philosophes les affirmations de la sainte foi chrétienne et de l'Ecriture dans les deux Testaments", ces Sermons, traduits pour la première lois en français par Eric Mangin, constituent le fruit de sa réflexion théologique et le précieux témoignage de ce que fut l'enseignement universitaire au début du XIVe siècle.

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