• « S'il est vrai qu'une philosophie digne de ce nom est avant tout un discours sur l'essentiel, qui se développe et se ramifie comme un arbre, ou éclate comme une fusée, avec plus ou moins de retard, la petite quantité des attitudes fondamentales doit corriger la pluralité indéfinie des oeuvres. » Cet ouvrage part de ceux qui ont réussi à faire cristalliser une approche, une attitude, un esprit, pour offrir au lecteur la reprise des étapes majeures de l'aventure de la pensée occidentale depuis Parménide jusqu'à Sartre et Bruaire en passant par Platon, Descartes, Spinoza, Kant, Marx, Nietzsche ou encore Bergson.

  • Made in labo

    Dominique Folscheid

    • Cerf
    • 16 Mai 2019

    Nous vivons une profonde crise anthropologique.
    En 1968, la grande question était : « Comment faire l'amour sans faire d'enfants ? ». Elle s'est retournée depuis 1978, année de naissance du premier bébé-éprouvette, en : « Comment faire des enfants sans faire l'amour ? » - révolution inouïe au regard de l'histoire de l'humanité.
    La fabrication de ce bébé, conçu hors du corps humain, a peut-être ouvert la boîte de Pandore. Devenu accessible, notre génome est aussi devenu manipulable, modifiable, en attendant que les adeptes du transhumanisme le réécrivent pour produire un homme nouveau, un « posthumain » libéré des tares de notre condition, limitée et mortelle. Preuve est ainsi faite que l'engendrement, qui assure la transmission par la filiation, fait obstacle à la création. Celle de l'individu par lui-même, comme celle de la « posthumanité » rêvée.
    C'est cette effroyable dérive de notre civilisation que Dominique Folscheid analyse, alliant comme personne connaissance scientifique et réflexion philosophique.
    Un essai percutant, pour combattre dès aujourd'hui les cauchemars de demain.

  • Avertissement, 5 Chapitre I - La philosophie de la Renaissance, 9 Chapitre II - La philosophie classique, 23 Chapitre III - Le siècle des Lumières, 37 Chapitre IV - Le XIXe siècle : la philosophie et la science, 61 Chapitre V - Le XXe siècle philosophique, 93 Index, 123

  • Le débat philosophique sur l'athéisme semble aujourd'hui passé de mode.
    Il est vrai que l'affrontement entre le théisme et l'antithéisme, qui a longtemps nourri la figure de l'athéisme classique, paraît avoir été emporté avec l'écume de l'histoire, du moins dans certaines parties de notre Occident. Mais en cessant de poser problème, l'athéisme est-il devenu pour autant solution ? De toute façon, c'est aller trop vite en besogne que de tenir pour nulle et périmée la question de l'affirmation ou de la négation de Dieu.
    A condition de tirer au clair, autant crue faire se peut, la question de l'identité de ce Dieu. A condition, surtout, de remarquer que l'athéisme ne se réduit pas à la négation de l'existence de Dieu, hors de tout contexte. Ce qui nous plonge dans un embarras croissant, tant l'athéisme semble alors se diluer dans ses formes variées, au point de devenir insaisissable. Il peut être philosophique ou existentiel, s'exposer bruyamment ou se lover dans le silence, s'exprimer dans l'angoisse comme dans l'insouciance, prendre le visage de la barbarie comme celui de la culture.
    C'est finalement comme expression d'une logique à l'oeuvre, opposée point par point à celle du christianisme, mais toujours en relation étroite avec elle, que l'athéisme se donne à penser.

  • Introduction, 5 Table des conventions, 13 Chapitre I - Les initiateurs, 15 Chapitre II - L'âge de raison, 39 Chapitre III - Le grand tournant, 75 Chapitre IV - Le temps des reprises et des renouveaux, 99 Index, 125

  • "s'il est vrai qu'une philosophie digne de ce nom est avant tout un discours sur l'essentiel, qui se développe et se ramifie comme un arbre, ou éclate comme une fusée, avec plus ou moins de retard, la petite quantité des attitudes fondamentales doit corriger la pluralité indéfinie des oeuvres.
    " cet ouvrage part de ceux qui ont réussi à faire cristalliser une approche, une attitude, un esprit, pour offrir au lecteur la reprise des étapes majeures de l'aventure de la pensée occidentale depuis parménide jusqu'à sartre et bruaire en passant par platon, descartes, spinoza, kant, marx, nietzsche ou encore bergson.

  • Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce que nous appelons aujourd'hui " le sexe " est une nouveauté.
    Il constitue une expression privilégiée de la figure historique de la sexualité humaine actuellement dominante, caractérisée par la dissociation, l'objectivation, l'extériorisation et la mécanisation, toutes formes de réduction dont le moteur est la volonté de toute-puissance et de toute jouissance de l'homme moderne. Captant ce qu'il y avait de plus précieux dans l'émergence de la liberté individuelle, l'égalisation des hommes et des femmes et la promotion de l'érotisme, sexy, le sexe s'est constitué en dispositif, structuré par une logique impérialiste.
    Il a envahi l'imagerie publique et remodelé notre imaginaire sexuel. Il a suscité l'apparition d'un nouvel Olympe de référence, peuplé de top models et de sex-symbols. Constitué en discours, il est devenu sexologie, qui se traduit dans le parler ordinaire sous forme sexophonique, agent de réduction et source de violence. Avec le porno pour paradigme, il a transformé le séducteur en baiseur. Il a imposé un nouveau type de liberté, la liberté libérée, qui ne nous laisse d'autre choix que de consentir à ce que le sexe exige.
    Pour être dans le ton et dans le vent, il ne s'agit plus d'aimer, même plus de " faire l'amour ", mais de " faire du sexe ".

  • La bioéthique en question

    Dominique Folscheid

    • Uppr
    • 12 Décembre 2016

    À première vue, tout le monde croit comprendre ce que signifie « bioéthique ». On pense en effet aussitôt à une éthique spécialisée dans les problèmes « bios ». Et l'on ne se trompe pas si l'on désigne par là un champ nouveau de l'action humaine. Il a fait son apparition à cause de l'irruption du progrès scientifique et technique dans des pratiques inédites, tant médicales qu'extra-médicales, mais qui concernent toutes ce que l'on peut et ce que l'on veut faire de l'homme. Mais est-ce une raison nécessaire et suffisante pour se charger d'un mot nouveau, susceptible de faire double emploi avec celui d'« éthique » ? Car enfin, qu'a fait l'éthique depuis qu'elle existe, sinon se préoccuper de la vie (bios) ? Comme l'a suggéré France Quéré, viserait-on un quelconque effet marketing, dans le but de vendre de l'éthique aux Américains ? Ou bien cherche-t-on à remplacer l'éthique par un dispositif chargé de promouvoir un nouveau projet sur l'homme ? Dans cet essai décisif, Dominique Folscheid examine à la loupe les origines et les fondements problématiques de la bioéthique, en mesure les enjeux, en révèle les ambiguïtés, en dévoile les leurres et met en évidence les collusions qu'elle nourrit entre liberté, utilitarisme, religiosité et fascination pour la Technique.

  • Bien loin de ne poser que des problèmes spécifiques dont aurait à s'occuper une éthique particulière réservée à des experts, la médecine confrontée à l'appareil technoscientifique moderne nous oblige à reprendre à la base les questions les plus générales et les plus radicales concernant l'homme et sa conduite.
    C'est pourquoi cet ouvrage questionne la philosophie, le droit et l'éthique jusque dans leurs fondements avant d'aborder les problèmes les plus brûlants de notre actualité médicale. Dans une perspective à la fois interdisciplinaire et fondamentale, nous présentons ici trois approches - philosophique, juridique et médicale qui constituent autant d'entrées possibles. Ainsi regroupées et articulées, les différences qui existent entre les rationalités, les pratiques et les discours peuvent devenir des facteurs d'enrichissement réciproque au lieu de constituer des obstacles.

  • Comment aborder l'analyse d'un texte philosophique ?
    Quelles sont les méthodes permettant de construire une réflexion argumentée autour d'une problématique donnée ?
    Comment rédiger des contractions et synthèses de textes ?
    Ouvrage d'introduction devenu classique et accessible dès la Terminale, ce manuel de méthodologie s'adresse à un large public soucieux d'apprendre à maîtriser et à perfectionner ses aptitudes à raisonner de façon indépendante et libre. Il présente de façon claire et détaillée les fondements théoriques et les méthodes de lecture, d'interprétation de texte et de dissertation, suivis de sujets corrigés et commentés.
    Sont également traités d'autres types d'exercices, écrits ou oraux, que l'étudiant rencontrera au cours de sa formation ou lors de la préparation de différents concours.

  • Le transhumanisme, ou plutôt la nébuleuse transhumaniste (car le transhumanisme est pour le moins difficile à saisir) a pour ambition affichée d'être un humanisme qui se donne le devoir moral d'explorer les voies d'amélioration des capacités physiques et cognitives de l'espèce humaine pour éliminer la souffrance, la maladie, le vieillissement, voire la condition mortelle. L'homme ainsi « augmenté » souffrirait moins, vieillirait mieux et plus longtemps.
    Dans bien des cas, la médecine est sollicitée, principalement par le biais de la neurologie et de la génétique. Toute la difficulté tient en ce que la frontière entre les techniques renaturantes (faire entendre les sourds) et dénaturantes (produire de nouveaux records en course à pied) est ténue ! Si l'homme est une machine intelligente que l'on pourrait refaçonner à loisir, le transhumanisme paraît mettre la technique au service des désirs humains.
    Mais la réalisation de cette utopie est-elle souhaitable ? La négation d'une « nature » humaine ne risque-t-elle pas de nous conduire à la négation de la personne humaine dans sa valeur incommensurable ? En effet, ce qui est en jeu dans cette utopie transhumaniste, c'est la condition incarnée et donc finie de l'homme. La question n'est pas nouvelle, puisqu'elle hantait les gnostiques des premiers siècles. Face à cela, c'est bien une théologie de l'incarnation qui a permis de réfuter la gnose « menteuse ». Peut-être est-ce à cela qu'il faut de nouveau s'atteler, comme les premiers humanistes de l'époque moderne l'ont fait aussi ?

  • Penser en philosophie est aussi savoir penser : l'apprentissage de la philosophie ne peut se passer de lecture, d'interprétation de textes et de composition sur des questions à reprendre régulièrement, à partir d'une méthode exposée dans ce manuel très accessible.

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