• Le tango du dessinateur

    Serguei

    • Herodios
    • 30 Octobre 2020

    Un dessinateur de presse, né à Buenos Aires sous la dictature militaire, s'habitue peu à peu à son exil à Paris. Un soir, au cours d'une de ses promenades, il est kidnappé et embarqué dans une limousine noire. La destination est la scène d'un théâtre abandonné, situé profondément sous terre, qui se prolonge en un labyrinthe inextricable. Le public des loges et de l'orchestre s'avère être un tribunal, qui s'apprête à le juger pour un crime mystérieux.

    Le dessinateur laisse ses dessins plaider son innocence. Il jouera le jeu ubuesque qu'on lui impose, en attendant de débusquer le personnage qui orchestre, dans l'ombre, cette parodie de justice.

  • Revolution Tanguera SERGUEI Revolution Tanguera est l'oeuvre d'un artiste total, Serguei a écrit les chansons, en espagnol et en français, il a composé les musiques et illustré le livret. Il est aussi l'interprête des chansons et il s'accompagne lui-même au piano.
    Revolution Tanguera nous livre toute l'âme du tango moderne. C'est un album des sens.
    Pour bon nombre d'amateurs de tango, Revolution Tanguera fait parti des albums incontournables.

  • La poubelle des merveilles

    Serguei

    Fruit de l'union contre-nature entre une chenille géante dotée du pouvoir de voler les âmes et un loup noir à l'appétit vorace, Pablo Cuchilla, arraché à sa jungle natale, est sauvé du déluge par un ferry dont l'équipage a fui Buenos Aires. Dérivant dans le delta du rio de la Plata, celui-ci s'échoue sur une colline de détritus au nom étrangement radieux : « Maravilla ».
    Jadis envahie par les rats puis par les chats, l'île est devenue le lieu de rencontres improbables où une société tente de se construire, libérée des paramètres et des contraintes habituelles de la réalité. Mais jusqu'où l'utopie est-elle possible ?
    Roman onirique, fable politique, La Poubelle des merveilles met à l'honneur la langue truculente et l'imagination débordante de Serguei, célèbre dessinateur et collaborateur du Monde.
    Dans l'esprit des grands romans de la littérature latino-américaine, la satire d'une Amérique latine hantée par la dictature.

  • La valise Nouv.

    La valise

    Sergueï Dovlatov

    Huit objets sortis de la valise de Dovlatov lors de son exil sont autant de prétextes à des récits autobiographiques:
    - Les chaussettes finlandaises - Les chaussures du maire - Un costume croisé convenable - Le ceinturon d'officier - La veste de Fernand Léger - La chemise en popeline - La chapka - Les gants d'automobiliste Chacun de ces objets lui rappellera une histoire particulière de sa vie en URSS; des histoires qu'il racontera avec concision dans des textes haletants, drôles et au rythme nerveux.
    La Valise a une composition particulière («cubique» dira le critique Elisseïev) qui lui donne un cadre très intime où affleurent plus que jamais nostalgie et tristesse face à l'absurde. Mais, comme toujours chez Dovlatov, c'est la dérision et l'ironie tendre qui l'emportent.

  • Pierre et le Loup

    Sergueï Prokofiev

    • Helium
    • 12 Novembre 2014

    Le grand classique de Sergueï Prokofiev revisité par le talentueux François Morel sur la musique de l'Orchestre National de Radio France dirigé par Daniele Gatti !
    « Alors, vous vous rappelez bien tous les personnages ? L'oiseau, le canard, le chat, le grand-père, les chasseurs, Pierre... et le LOUP ! » Après le film diffusé à la télévision et l'appli récompensée par le Bologna Ragazzi Digital Award 2014, voici un livre-CD illustré en typographie. Ici, le corps du canard est une esperluète, la casquette de Pierre est un « P »...
    Un livre avec des découpes et de grandes pages qui se déploient, tantôt comme une forêt, tantôt comme la gueule menaçante du loup.
    La lecture dynamique de François Morel et l'interprétation musicale de l'Orchestre National de Radio France transportent le lecteur dans cette oeuvre raffinée dont le succès ne s'est jamais démenti.

  • Sergueï Jirnov est un ancien espion du KGB, François Waroux a été officier traitant à la DGSE. Le premier a opéré au sein du service des « illégaux » pour l'URSS, notamment pour infi ltrer l'ENA, le second a agi sous couverture à travers le monde au nom de la France. Après avoir longtemps oeuvré dans l'ombre pour deux camps opposés, ces deux offi ciers supérieurs ouvrent dans ce livre un dialogue sans tabou sur leur carrière au sein des services secrets. Pour la première fois, un espion russe et un offi cier français confrontent leurs expériences, leurs analyses et les méthodes utilisées par leurs pays respectifs.
    Ils révèlent les secrets du travail sous couverture, les techniques de surveillance, les manipulations, mais aussi les angoisses quotidiennes et les cas de conscience qu'impliquent de telles professions. Loin des clichés des fi lms hollywoodiens, ce livre lève le voile sur la réalité des services de renseignement, brisant un à un les mythes en la matière pour leur substituer une face cachée bien plus complexe. De la guerre froide à la guerre technologique, en passant par les nouvelles menaces qui frappent le monde, ces deux grands témoins n'éludent aucun sujet dans leurs échanges. Un voyage d'Est en Ouest pour découvrir le vrai visage de la raison d'Etat.

  • Écrit à tout juste 18 ans, La Ravine est un roman remarquable où la terre tient un rôle aussi important que les hommes qui la travaillent avec acharnement.
    La nature est sauvage, dense, les coutumes à tel point établies qu'elles imprègent les vies de chacun - parfois de façon douloureuse. Dans cette atmosphère paysanne d'isbas et de forêts de bouleaux, des amitiés et des amours se nouent, des rencontres se font, des vies se brisent. La boisson coule et l'entraide est toujours présente.
    Les phrases, courtes, descriptives, confèrent à ce texte une force poétique intense.
    Publié en 1916 dans une revue de Petrograd, La Ravine a été traduit en français pour la première fois en 2008. Publié cette année-là par les éditions Harpo &, le livre est aujourd'hui épuisé.
    Depuis toujours, les éditions Héros-Limite portent une attention particulière aux oeuvres russes, proposant des traductions et rééditions de livres importants tels que ceux de Friedrich Gorenstein, Daniil Harms ou Panteleïmon Romanov. La réédition du seul roman d'Essénine trouve ainsi naturellement sa place dans notre collection petit format feuilles d'herbe.

  • Vita nostra est le premier roman d'un cycle thématique inspiré aux auteurs ukrainiens Marina et Sergueï Diatchenko par Les Métamorphoses d'Ovide. Il est consacré au Verbe, celui qui était au commencement de toute chose, celui qui crée, façonne et altère le monde...
    Au sens littéral.
    Il est à noter que les romans du cycle n'ont de liens que la thématique de la métamorphose et un vers du Gaudeamus (Réjouissons-nous) - l'hymne des carabins : Vita nostra brevis est, brevi finietur (Notre vie est brève, elle s'achèvera bientôt). Le premier roman n'a d'autre titre que son sous-titre Vita nostra, le deuxième s'intitule Numérique, ou brevis est ; le troisième Migrant, ou brevi finietur.

    Sacha, une adolescente de 16 ans élevée par une mère célibataire, voit sa vie basculer l'été qui précède sa dernière année d'études secondaires.
    Pendant les vacances qu'elle passe en Crimée, un homme étrange fait irruption dans sa vie et l'oblige à exécuter des tâches absconses, comme nager nue chaque jour à quatre heures du matin.
    Tout écart entraîne une sanction, et l'obéissance est récompensée par des pièces d'or étranges.
    Sacha n'aura pas non plus le choix de ses études supérieures, car l'homme étrange lui enjoint de s'inscrire à l'Institut des technologies spéciales, installé dans la ville de Torpa. Les élèves de deu- xième et troisième année, gravement estropiés pour certains, ont l'air de phénomènes de foire.
    Quant au cours de spécialité, il consiste en la lec- ture de textes incompréhensibles qui se refusent à toute mémorisation. Pourtant, nulle voix ne s'élève contre cet état de fait - et pour cause ! - car, là encore, toute baisse d'assiduité fait l'objet de punitions, non pas à l'encontre de l'étudiant, mais de sa famille et de ses proches.
    Au cours de ses études, Sacha connaîtra plu- sieurs métamorphoses. Les premières vont tou- cher ses perceptions et ses émotions, altérant les premières et supprimant les secondes. Puis vien- dra le tour des changements physiques avec l'ap- parition d'ailes. Enfin, à l'issue de ses études à l'Institut des technologies spéciales - tous comme les autres étudiants qui réussissent leurs examens -, elle sera amenée à renoncer à son existence matérielle, développer une nouvelle essence, de nouvelles possibilités et un nouveau Moi, pour devenir un des Éléments de la Langue qui consti- tue la trame notre monde.
    Car les enseignants eux-mêmes ne sont pas humains (certains d'ailleurs ne l'ont jamais été), mais des Mots, des Règles de Grammaire...

  • Les hommes d'août

    Serguei Lebedev

    Août 1991. Des communistes de la vieille garde opposés aux réformes de Gorbatchev tentent un coup d'État. Porté au pouvoir par la tourmente, Boris Eltsine reprend le contrôle du pays, qui ne tardera pas à se disloquer. À Moscou, devant le bâtiment qui abritait la police politique, la statue de Dzerjinski, symbole de soixante-dix ans de répression, est déboulonnée. « On partageait alors tous l'impression que le nouveau pays naissait ici et maintenant. Nous y étions déjà, il suffirait d'un petit effort pour nous débarrasser de notre triste et sombre héritage. Il suffirait de dire la vérité sur le passé, et l'erreur ne se reproduirait plus, l'histoire prendrait une voie nouvelle. » Le héros, en quête de ses racines, part à la rencontre de ces fantômes et de leurs vérités dérangeantes, antagonistes et dangereuses pour les vivants. Il sillonne les contrées dévastées de l'ex-URSS, véritable voyage dans l'au-delà, mais un au-delà bien réel où les injustices anciennes ont pavé le chemin des violences futures. Bientôt, les guerres de Tchétchénie sonneront le glas de l'illusion démocratique et de la communauté des « hommes d'août » née sur les ruines du communisme. De fait, loin d'avoir disparu, Dzerjinski continue d'exercer une emprise sur le pays.
    Roman d'aventure ? Roman policier ? Récit fantastique ? Lebedev réaffirme son talent de conteur dans cette fresque où le collectif se mêle à l'intime. Les vestiges se transforment en prémonitions, et les espaces russes se déploient, entre histoire et hallucination.

  • La filiale

    Sergueï Dovlatov

    Le narrateur, Dalmatov, est un journaliste russe émigré à New-York qui travaille à la station de radio russe antisoviétique : « Troisième vague » en référence à la troisième vague d'émigrés russes. Il est marié et a deux enfants. Un jour, il est envoyé comme correspondant à Los-Angeles où a lieu un congrès de dissidents intitulé « La Nouvelle Russie » qu'il observe avec beaucoup d'ironie. Il y retrouve Tassia, sa première femme, qui décide de squatter sa chambre d'hôtel. Dalmatov se souvient de leurs premières amours à Leningrad. Le congrès élit un nouveau gouvernement russe et choisit Tassia comme leader de l'opposition. Tassia offre un chiot à Dalmatov, puis le plaque comme elle l'a déjà fait il y a bien des années, durant son service militaire.
    Un récit doux-amer en petites touches qui mêle anecdotes, réflexions et souvenirs de jeunesse, le tout d'inspiration autobiographique comme toujours chez Dovlatov. Et comme toujours chez cet auteur qui, dans la grande tradition de la littérature russe, manie à merveille l'autodérision, le rire perce à travers les larmes et les larmes à travers le rire. Un roman très drôle, très triste et très touchant, qui incite à la réflexion et dont le thème essentiel est l'absurdité de l'existence.

  • La zone

    Sergueï Dovlatov

    Transféré en Occident à l'aide de microfilms, La Zone est un montage de 14 fragments, dont la rédaction a débuté en 1962, date à laquelle, Sergeï Dovlatov, entamant alors son service militaire, prit ses fonctions de garde dans le camp à régime spécial d'Oust-Vymsk, au Kazakhstan, un camp de prisonniers de droit commun. Dans une atmosphère multi-ethnique où les rôles principaux se redistribuent entre simples soldats, gradés et prisonniers en tout genre, l'auteur relate les événements qui accompagnent la vie du camp, sous la forme d'épisodes singuliers.
    Publié en 1982, après que l'auteur ait émigré aux États-unis, La Zone demeure un témoignage romancé du monde concentrationnaire et de ses lois propres. Dovlatov, alors qu'il retravaille les différentes épreuves, est parfaitement conscient de la singularité de son point de vue au regard de ses prédécesseurs, principalement parce qu'il considère que les gardiens et les prisonniers sont interchangeables. Tout en conservant le flegme et l'ironie, qui caractérisera son style dans ses écrits postérieurs, Dovlatov relate la violence et l'amour, l'absurdité et la loi, dans un univers où la parole, à l'instar de la langue littéraire, demeure peut-être l'unique moyen de transformer la réalité du camp.
    « Les mêmes personnes manifestent des aptitudes égales pour les bonnes comme pour les mauvaises actions. Je n'avais nulle peine à me représenter tel récidiviste dans la peau d'un héros de la guerre, d'un dissident, d'un défenseur des opprimés. Et inversement, des héros de guerre se fondaient avec une facilité étonnante dans la masse des détenus. »

  • Cet ouvrage rassemble une vingtaine de textes du compositeur Sergueï Rachmaninov : des souvenirs, et des réflexions, qui ont pour beaucoup fait l'objet d'une publication dans des journaux à l'époque.
    Rachmaninov évoque notamment sa carrière de compositeur, ses débuts avec le fameux Prélude en do dièse mineur, le soutien si précieux de Tchaikovski, la douleur d'avoir dû quitter la Russie.
    Ses réflexions sur la musique abordent des questions aussi diverses que passionnantes : le modernisme, la musique russe et la musique européenne, ce qu'est un beau jeu de piano et la façon d'y parvenir, l'importance de la technique, l'arrivée du disque, et l'expérience particulière d'être l'interprète de sa propre musique.

  • Un cahier et un CD audio mp3 pour s'exercer en autonomie sur les points de grammaire et de lexique.

  • Ce livre est une traversée dans les poèmes de Sergueï Essénine (1895-1925), des premiers au tout dernier. Il couvre une période qui va de 1910 à 1925, annee de la mort de ce poète  « venu des champs », dans la nuit du 27 au 28 décembre.

  • La limite de l'oubli

    Serguei Lebedev

    • Verdier
    • 9 Janvier 2014

    Le premier roman de Sergueï Lebedev (né en 1981) se présente comme une enquête. Ayant survécu, enfant, à la morsure d'un chien grâce à une transfusion sanguine, le narrateur cherche à connaître l'identité de celui dont le sang coule désormais dans ses veines, et dont la personnalité recèle un mystère.
    Ayant grandi pendant la période de transition qui a suivi la perestroïka et la chute du régime, Lebedev appartient à une génération héritière d'une mémoire historique « trouée » pour laquelle la violence politique - pourtant centrale dans la conscience collective des Russes - demeure fiction ou cauchemar.
    La Limite de l'oubli est le premier roman d'un jeune auteur qui a su s'affranchir des contraintes imposées par l'effacement des années soviétiques. Il a mis au service de ce projet non seulement son talent littéraire, mais également son expérience de géologue qui l'avait conduit, à travers l'immensité de l'espace russe, vers les vestiges des camps et les paysages du Grand Nord, magistralement évoqués dans leur dimension à la fois mythique et politique.

  • Témoin des atrocités commises par les bolcheviks pendant les premières années ayant suivi le coup d'État d'octobre 1917, Sergueï Melgounov était persuadé que son devoir d'historien était de rassembler des documents sur « la terreur rouge ». Ce travail, pour lui, était d'autant plus urgent que le pouvoir soviétique détruisait systématiquement les preuves des exécutions massives et répétées. Pour évoquer les horreurs de la guerre civile, Melgounov ne s'en tient pas au terme « atroce » mais il l'explicite pour en étaler le contenu insoutenable. La valeur de ses propos est d'autant plus précieuse qu'il fait parler les victimes et leurs bourreaux, grâce aux nom- breux documents et récits qu'il a pu recueillir. Il reconstitue, sous forme de notes, témoignages et coupures de journaux, l'activité de la Tcheka et des autres organes du pouvoir exécutif. En ce sens son témoignage préfigure celui de Soljenitsyne sur le Goulag. En exil, Melgounov parcourt presque toute la littérature d'émigration, utilise des centaines de témoignages. Tout ce travail n'est, en aucun cas, une tentative de fournir un nombre exact de victimes de la terreur. « Quand on parle d'unités ou de dizaine, la question d'une statistique exacte peut encore avoir une importance primordiale ; mais, dès qu'on passe aux centaines et aux milliers, cela veut dire qu'il s'agit de véritables massacres et que les chiffres exacts passent au second plan. » Dans son ouvrage, au-delà de la critique politique du régime bolchevique, Sergueï Melgounov essaie égale- ment de prouver que la terreur ne peut en aucun cas être justifiée. Il met en garde ses contemporains contre cette justification par le pouvoir soviétique, ce qui ne va pas empêcher plus tard l'URSS d'organiser des famines, la déportation des ethnies, la création des Goulags...
    La Terreur rouge en Russie a été publié pour la première fois à Berlin, en 1923. La préface de l'historien Georges Sokoloff apporte un éclairage indispensable et une dimension historique inédite à cette publication.

  • Dans ce texte court, l'auteur expose sa conception du fonctionnement d'une organisation révolutionnaire. Nul argument qui consisterait donc à tenter de convaincre du bien-fondé de la Révolution dans ces lignes. Netchaïev est pragmatique et ne prêche qu'aux convertis. Il s'adresse et s'intéresse plus spécifiquement au camarade révolutionnaire non en tant qu'individu mais en tant que membre anonyme de l'organisation. C'est des rapports que celui-ci doit entretenir avec lui-même, ses camarades, la société ou encore des rapports entre l'organisation et le peuple, dont il est question tout au long des vingt-six paragraphes-principes du Catéchisme de Netchaïev. Il s'agit d'un texte majeur de l'histoire révolutionnaire russe, et donc de l'histoire contemporaine de ce pays, dont Lénine a loué les qualités formelles il y a plus d'un siècle. Le texte bénéficie d'une courte préface rédigée par Victor Béguin, docteur en philosophie, dont les recherches portent sur les oeuvres de Hegel et Marx.

  • L'homme noir

    Sergueï Essénine

    • Circe
    • 19 Novembre 2015

    Restent des poésies marquées par l'adéquation parfaite de l'image au sentiment, aux intonations venues des profondeurs de la terre russe. Reste le poète du XXe siècle le plus lu en Russie, ce qui est dû à son destin exceptionnel mais aussi à une forme élaborée qui, tout en demeurant proche de la langue populaire, aborde une thématique variée « en harmonie à la fois avec l'époque tourmentée de la révolution et avec l'éternité », comme l'écrivit le poéticien russe Boris Eichenbaum.
    C'est dans cette optique que le présent choix - le plus vaste à ce jour en français - a été établi, en même temps que le traducteur, fi dèle au principe de l'« équivalence fonctionnelle », s'est e orcé de restituer au mieux la forme de l'original.

empty