• « Quand les jeunes m'interrogent, je leur réponds que le plus important est de s'opposer activement, par la parole, à toute tentative d'ostracisme. Il faut s'y opposer en se rappelant que nous sommes tous égaux, que nous avons tous les mêmes droits, que nous pouvons tous vivre ensemble à condition qu'il y ait un respect mutuel. » Suite à la parution de son premier ouvrage, J'avais 15 ans, et aux réactions des jeunes publics à qui il raconte Auschwitz, Élie Buzyn a tenu à revenir dans un entretien sur certains sujets qui lui paraissent d'une cruelle actualité. Pour que les générations d'aujourd'hui deviennent à leur tour des témoins du témoin qu'il est lui-même et des garde-fous contre la haine et ses conséquences.

  • Après une enfance heureuse en Pologne au sein d'une famille juive, Elie Buzyn va subir l'indicible : sa déportation à 11 ans et l'assassinat des siens ; le ghetto de Lodz, Auschwitz à 15 ans, la marche de la mort, Buchenwald.

    Lorsqu'il est libéré à 16 ans, il ne parle que le Polonais, le yiddish, et l'hébreu. Comment retourner à la normale ? Après avoir frôlé la mort, connu un état de sous-nutrition extrême, la libération et le retour à la vie sont complexes. La traversée de la frontière entre deux milieux sera pour lui un temps crucial qui aura duré des décennies... Ses expériences passées continuent d'exister en lui, en un magma éruptif qui peut surgir à tout instant.
    Mais il a agi, résisté, et réappris à vivre. Le chaos libère une grande source d'énergie qui lui a permis de développer une créativité de la vie où rien ne pouvait lui paraître insurmontable. Encouragé par les voix du passé et par le soutien de leurs morts, il a tenté de reconstruire ailleurs ce qui a été brisé. Il livre le récit d'un étrange périple passant par la France, la Palestine, l'Algérie.

    Chirurgien-orthopédiste, il s'engagera auprès des laissés pour comptes et des victimes que les nazis avaient voulu torturer et éliminer : témoins de Jehova, malades psychiatriques, personnes très âgées,... parfois dans des conditions difficiles, sans infrastructures sanitaires.

    Un parcours unique et atypique, éclairé par le regard d'Etty Buzyn, son épouse, écrivain et psychanalyste.

  • Août 1944. Après une enfance heureuse en Pologne, Élie Buzyn subit l'indicible : la déportation, l'assassinat des siens, Auschwitz puis la marche de la mort jusqu'à Buchenwald. Il a 15 ans.

    Le camp est libéré le 11 avril 1945. Comment, alors, retourner à la vie ? Porté par les voix du passé, il reconstruit ailleurs ce qui a été détruit. Étrange périple de Buchenwald à la France, en passant par la Palestine et l'Algérie, étrange voyage de la mort à la vie.

    Devenu chirurgien-orthopédiste, il s'engage auprès des laissés-pour-compte et de ceux que les nazis avaient voulu éliminer : témoins de Jéhovah, malades psychiatriques, personnes âgées... Un jour, il comprend qu'il est temps de témoigner.

    De l'ombre à la lumière, du silence à la parole, un chemin de vie unique retracé avec Etty Buzyn, son épouse, écrivain et psychanalyste.

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