Sciences humaines & sociales

  • Le Musée national de Préhistoire des Eyzies-de-Tayac présente une exposition d'art mobilier paléolithique autour des sites de La Madeleine et Laugerie-Basse.
    Ces deux sites exceptionnels sont voisins, géographiquement et culturellement.
    Ils sont inscrits au Patrimoine mondial de l'Unesco, Celui de La Madeleine a donné son nom à l'art Magdalénien.
    Ils ont été occupés il y a environ 15000 ans et durant environ cinq millénaires.

    Sur la base d'un abondant matériel de fouilles, l'ouvrage célèbre le 150e anniversaire des débuts de l'archéologie en Vézère avec les travaux de d'Edouard Lartet et d'Henry Christy qui ont debuté vers 1863.

    L'exposition comportera deux volets :
    La Madeleine aux Eyzies et Laugerie-Basse au Musée d'Art et d'Archéologie du Périgord, à Périgueux

  • Portrait d'Anne de Montmorency (1493-1567), duc et pair, connétable de France, soulignant le rôle de protecteur des arts et des artistes de ce fidèle des rois François Ier et Henri II.

  • Entre 1917 et 1924, 350 femmes américaines, toutes volontaires, se sont rendues en Picardie, région durement éprouvée par quatre années de guerre. Sous la bannière du Comité américain pour les régions dévastées (CARD), ces femmes ont choisi de partager la vie des populations rurales de l'Aisne et de leur porter secours grâce à des fonds privés collectés aux Etats-Unis par Anne Morgan, la fille du banquier John Pierpont Morgan. Pendant sept ans, elles mènent une action de reconstruction exemplaire, se donnant pour mission d'amener les populations à l'autosuffisance. Au volant de leurs camionnettes Ford - qu'elles conduisent et réparent elles-mêmes ! -, elles sillonnent le Soissonnais pour dispenser les premiers secours, distribuer le ravitaillement et apporter une aide à la reconstruction matérielle et agricole. Elles oeuvrent également en faveur de la " reconstruction morale et sociale des populations " en créant un réseau d'infirmières-visiteuses, en ouvrant des bibliothèques, des foyers, des jardins d'enfants, en encourageant le sport et le scoutisme, en organisant des fêtes dans l'espoir de retisser le lien social. L'action de ces femmes, pionnières à bien des égards, place cette organisation aux origines de ce qu'on appelle aujourd'hui l'humanitaire. Cet ouvrage rend compte de l'expérience vécue par ces jeunes Américaines dans la France dévastée et permet de comprendre dans quelles circonstances et au nom de quels idéaux ces femmes ont quitté l'univers protégé du Nouveau Monde pour se porter au secours de la vieille Europe. Les photographies exceptionnelles du fonds Anne Morgan qui appartiennent au musée national de la Coopération franco-américaine de Blérancourt rythment l'ensemble de l'ouvrage et évoquent de manière émouvante et réaliste l'aventure de ces jeunes Américaines.

  • L'intégration des Arméniens dans leurs patries d'adoption, dans nombre de pays du Proche-Orient, est passée par plusieurs étapes, parfois douloureuses, dont la mémoire tend à s'estomper.
    Avant de devenir citoyens libanais ou syriens, ils ont vécu l'expérience de tout réfugié déraciné, en quête d'un pays d'accueil, où ils pourraient trouver l'environnement propice à une reconstruction. D'immenses efforts ont été déployés par les instances arméniennes, ainsi que par des organisations caritatives internationales, pour récupérer femmes et enfants dispersés dans tout le Proche-Orient et les réhabiliter ; de vastes programmes de construction de quartiers urbains ou d'implantations rurales ont été menés par les agences pour les réfugiés de la Société des Nations, l'administration mandataire française et des organisations compatriotiques arméniennes, soutenues par l'Union Générale Arménienne de Bienfaisance.
    Ils ont permis l'évacuation progressive des camps, aux conditions de vie catastrophiques, vers des habitats plus décents. Des refuges, des orphelinats, des écoles, des églises ont été installés, parfois sous des tentes ou dans des baraques en bois, avant d'être édifiés en dur. La période de l'entre-deux-guerres a été pour les réfugiés arméniens comme un vaste chantier, au sein duquel ils ont oeuvré à la restauration de leur vie collective, à se bâtir un destin commun avec leurs pays d'accueil.
    Ce livre tente de faire revivre cette expérience à travers une douzaine d'articles basés sur des documents d'archives inédits, illustré par une abondante documentation photographique.

  • Le bicentenaire de la naissance de Napoléon III (1808-1873) offre l'occasion de redécouvrir le Second Empire, temps fort du développement de la France moderne, sous l'angle des relations franco-britanniques qui y apportèrent une contribution décisive. Anglophile averti, l'empereur fit de la Grande-Bretagne un partenaire diplomatique privilégié, et bien plus encore, une source d'inspiration. Préfigurée sous Louis-Philippe, cette entente cordiale fut scellée par un engagement commun dans la guerre de Crimée (1854-1856) et se traduisit en 1855 par une double rencontre entre les souverains. Après avoir accueilli Napoléon III au château de Windsor en avril, la reine Victoria vint en août à Paris visiter l'Exposition universelle, manifestation internationale née de l'émulation franco-britannique. Au coeur et autour de ce double événement, théâtre exceptionnel d'échanges pour les deux pays, le catalogue de cette exposition explore pour la première fois le dialogue culturel entre la France et l'Angleterre à cette époque, si fécond dans tous les domaines, des beaux-arts à l'architecture et à l'urbanisme, des arts décoratifs aux jardins, de l'aquarelle et de la photographie à la mode.

  • Portrait du Connétable de France soulignant le rôle de protecteur des arts et des artistes de cet homme de guerre et d'Etat.

  • Fontainebleau, "maison des siècles", n'est pas seulement le château de François Ier et de Napoléon. Tous les rois Bourbons, de Henri IV à Louis XVI, l'ont fréquenté, transformé et embelli, y trouvant à la fois un domaine favorable à la chasse et un lieu ancré dans l'histoire de la monarchie capétienne. Parmi ces souverains, Louis XV fut certainement l'un des hôtes les plus assidus de Fontainebleau puisqu'il y séjourna pratiquement tous les ans, entre 1724 et 1773, et s'y maria en 1725 avec Marie Leszczynska.
    Passionné de vénerie et donc grand admirateur de la forêt de Fontainebleau qu'il connaissait intimement, Louis XV marqua durablement de son empreinte la vieille résidence des Valois. Sous son règne, le château connut une mutation profonde. Les architectes, Jacques V Gabriel et son fils Ange Jacques Gabriel entreprirent une reconstruction ambitieuse qui eût entièrement transformé la physionomie du château si elle avait été menée à bien.
    A l'intérieur, le décor des grands appartements fut modernisé avec un souci constant de préserver l'esprit des lieux tandis que des pièces privées, ornées de lambris rocaille, étaient aménagées pour la famille royale. Les voyages de la cour, qui attirèrent aussi bien Voltaire que Rousseau, Casanova que Goldoni, étaient rythmés par les chasses royales, par les soupers des petits appartements du roi et par les nombreux spectacles auxquels participaient les plus grands acteurs, danseurs et chanteurs lyriques du temps.
    Plus de cent trente oeuvres venues de collections françaises ou étrangères, publiques ou privées, permettent de faire revivre ce Fontainebleau de Louis XV dans toute sa dimension artistique et culturelle.

  • Fontainebleau fut, après le Louvre, la résidence royale la plus fréquentée par Henri IV durant son règne.
    Aussi, le château de François r, encore amélioré par les derniers Valois, fut-il considérablement transformé, agrandi et embelli par le premier Bourbon. Dans un contexte de rétablissement du royaume, les grands chantiers d'Henri IV dans ses résidences constituent des symboles tangibles de l'ordre et de la prospérité retrouvés. A Fontainebleau, l'ajout de plusieurs bâtiments et en particulier du grand ensemble de la cour des Offices, l'aménagement de jardins d'un goût nouveau et le tracé de l'immense perspective du canal contribuèrent à modifier très sensiblement l'image du château.
    A l'intérieur, la création de splendides décors tant civils que religieux, confiés à des peintres comme Ambroise Dubois, Toussaint Dubreuil ou Martin Fréminet, cristallisa un moment du maniérisme européen que l'on a désigné sous le nom de seconde école de Fontainebleau. L'exposition " Henri IV à Fontainebleau. Un temps de splendeur " illustre la richesse de ces créations bellifontaines pendant le règne du Béarnais.
    Une exceptionnelle réunion d'objets d'art, provenant notamment du Trésor de Navarre, permet également d'évoquer le faste et le raffinement de la vie de cour sous Henri IV, dont Fontainebleau fut le cadre privilégié pendant les quinze années du " règne pacifique ".

  • La culture de Golasecca connaît son essor entre le VIIIe et le Ve siècle av JC sur un vaste territoire : au nord, jusqu'à la ligne de partage des eaux alpines entre le Rhin et le Tessin suisse ; le cours du Pô au sud ; à l'ouest, la vallée du Sesia et enfin à l'est, l'actuelle ville de Bergame, jusqu'à la zone comprise entre les rivières Adda et Serio.
    Ont été répertoriés sur ce territoire 170 sites reflétant une occupation ayant duré tout au long du Ier millénaire avant notre ère. Ces traces d'occupation comprennent autant de nécropoles que d'habitats. Partie prenante de la civilisation du Hallstatt occidental, identifiée avec le Premier âge du Fer européen, la culture de Golasecca n'en conserve pas moins des caractères culturels forts comme la pratique de l'incinération des défunts.
    La population du domaine Golasecca se distingue par l'acquisition précoce de l'écriture (fin du VIIe s. av. J.-C.) résultant de l'adaptation de l'alphabet étrusque à une phonétique celtique. L'occupation du territoire augmente progressivement en densité jusqu'à l'émergence de centres urbains dont l'organisation devient complexe et hiérarchisée (Côme et Castelletto Ticino- Sesto Calende- Golasecca). Des études menées depuis trente ans montrent que, dès son origine, la culture de Golasecca développe des liens à la fois avec les Celtes, les Étrusques de la plaine du Pô ainsi que les Grecs et contribue au développement du trafic commercial et aux échanges culturels entre l'Europe tempérée et la Méditerranée.

  • Il y a deux siècles, le 27 mars 1810, une jeune archiduchesse autrichienne de dix-huit ans arrivait à Compiègne: Marie-Louise de Habsbourg (1791-1847), petite-nièce de Marie-Antoinette et fille aînée de l'empereur d'Autriche, y était accueillie par Napoléon Ier , l'un des hommes les plus puissants d'Europe. Choisie pour devenir sa seconde épouse, la jeune femme devait assurer la descendance dynastique de l'Empereur. De cette alliance déterminée par les enjeux diplomatiques naquit une idylle dont le palais de Compiègne fut l'écrin. Cette rencontre et les différentes cérémonies du mariage, dont l'enchaînement fut à la mesure de l'impatience de l'Empereur, sont au coeur de l'exposition présentée au palais de Compiègne, qui remet en lumière Marie-Louise, l'impératrice oubliée dans l'ombre de Joséphine. Parenthèse de bonheur dans la vie trépidante de l'Empereur, le séjour de Compiègne fut une véritable lune de miel, gage d'une paix durable. Rien ne sembla alors trop beau à Napoléon pour éblouir la nouvelle impératrice, la cour et l'Europe. La somptuosité des décors des appartements rénovés rivalisait avec l'omniprésence des arts: antiques, galeries de tableaux anciens ou modernes et sculptures - dont les célèbres marbres de Canova - marquèrent l'apogée des arts du Premier Empire.

  • Dès que fut connue à Florence la tragique nouvelle de la mort d'Henri IV, assassiné par Ravaillac au coeur de Paris le 14 mai 1610, le tout jeune Cosme II décida de préparer des funérailles in effigie pour le Roi Très Chrétien. Celles-ci se déroulèrent en septembre suivant, en la basilique San Lorenzo, pour répondre à la solidité de l'alliance nouée avec la maison de France depuis le mariage de Marie de Médicis avec Henri IV en 1600. Cette pompe funèbre réserve un important programme iconographique constitué de vingt-six grandes toiles peintes en grisaille retraçant la vie d'Henri IV. Pour l'exécution de ce travail collectif, on fit appel au talent éprouvé d'un groupe d'artistes toscans gravitant dans l'orbite des Médicis. Dix-neuf de ces tableaux appartenant aux collections italiennes ont été retrouvés et restaurés. Complétés par quelques oeuvres signifiantes par leur caractère historique et précieux, ils font l'objet de cet ouvrage et de l'exposition commémorative qui lui est associée en deux étapes : au château de Pau, dans les Pyrénées, où naquit le futur roi de France et de Navarre, puis à Florence, aux Chapelles Médicis, somptueux symbole de la magnificence médicéenne.

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