Arts et spectacles

  • Ecrit par un non-spécialiste passionné, ce petit livre vif et brillant s'adresse à tous, et entend fournir un manuel de résistance au discours sur l'art contemporain. Ce dernier fonde son emprise sur une vision mythifiée de l'histoire de l'art : le XXe siècle aurait été avant tout le siècle des avant-gardes, chacune ayant été plus loin que la précédente dans la remise en cause de notions comme la figuration, la beauté, et même l'oeuvre. Or non seulement ces notions anciennes ont continué d'exister dans les arts dits mineurs, mais surtout, il y a eu un autre XXe siècle artistique, une tradition de peinture qui s'est obstinée à représenter la réalité et qui réémerge aujourd'hui, de Bonnard à Balthus, de Morandi à Hopper, de Giacometti à Lucian Freud.
    Cet essai présente cette autre histoire de l'art, dont l'existence infirme le discours, le mythe ... et le marché de l'art contemporain. Cette histoire s'est prolongée secrètement jusqu'à nous : il y a eu en France, au cours du dernier demi-siècle, de très grands artistes, dont certains sont encore vivants, qui ont continué de représenter le monde et de chercher la beauté. Connus d'un petit milieu de collectionneurs, de critiques, de poètes, mais ignorés des institutions culturelles et du grand public, ces artistes sont les sacrifiés de l'art contemporain, les véritables artistes maudits de notre époque. Comme les artistes maudits de jadis, ce sont eux pourtant qui rendent notre modernité digne d'être aimée et sauvée. Ils sont la gloire de l'art français.

  • Cette jeune femme en noir, au bouquet de violettes, aux yeux profonds, que peint Manet dans les années 1870, c'est Berthe Morisot. Elle garde sur son visage altier comme un secret. Un modèle parmi d'autres ? Non : la seule femme du groupe des Impressionnistes. Berthe Morisot, née dans la province française en 1841, fille de préfet, peint et expose parmi ce clan d'hommes, ceux qui sont encore des réprouvés sans public, des réfractaires à l'art officiel : Manet, Degas, Monet, Renoir. Ardente mais ténébreuse, douce mais passionnée, aimant la vie de famille mais modèle et amie - et qui sait ? peut-être davantage - d'Édouard Manet dont elle épouse le frère : il y a une énigme dans les silences et les ombres de Berthe Morisot.

    Dominique Bona, puisant aux archives inédites, fait tournoyer la fresque de l'Impressionnisme : de Giverny aux plages normandes, de Mallarmé rédigeant des billets doux pour Méry Laurent ou Nina de Callias aux lavandières qui posent pour Renoir, de la sanglante Commune de Paris au règne de la bourgeoisie corsetée, des salles du Louvre aux ateliers de la Bohème.

    Dominique Bona peint ici le portrait subtil d'une artiste qui inventa sa liberté.



    Dominique Bona est à la fois romancière et biographe. Elle est l'auteur des Yeux noirs, d'un Stefan Zweig, et chez Grasset du Manuscrit de Port-Ébène (Prix Renaudot, 1998).

  • « Mes mains, je veux bien vous les montrer. Blanches, veineuses, rien d'extraordinaire. » C'est avec la modestie des grands artistes qu'Alexandre Tharaud, pianiste phare de sa génération, nous parle de son métier. Souvenir après souvenir, il nous livre ses doutes, ses convictions profondes, ses habitudes les plus intimes.
    Quelles sont les différences entre Bach et Ravel, au contact du public ? Entre la loge du Symphony Hall de Boston et celle du Musikverein de Vienne ? Entre le public de Tokyo et celui de Paris ? Quelle est la sensation des touches sous les doigts ?
    Au fil des réponses apparaît un homme qui consacre chaque mesure de la partition de sa vie chaque note, chaque silence, chaque soupir à la musique.

  • Premier ouvrage d'historiographie artistique de l'Occident moderne, les Vies des peintres en demeurent un de ses chefs d'oeuvre. Depuis cinq siècles, il contribue à la séduction persistante du goût occidental pour la Renaissance italienne, toscane en particulier. Suivant une pratique littéraire traditionnelle, le recueil se compose d'une suite de biographies : il commence au 13e siècle avec Cimabue et Giotto, étudie tous les grands peintres, architectes et sculpteurs de la Renaissance, Masaccio, Fra Angelico, Botticelli, Léonard de Vinci, Raphaël, Bramante, et apporte une mine d'information sur la vie de ses grands contemporains, Michel-Ange et Titien. Ecrites dans un style alerte, émaillées de multiples anecdotes, ces Vies sont encore aujourd'hui l'instrument idéal pour connaître la Renaissance artistique italienne et faire revivre les grandes personnalités qui l'ont forgée. Léopold Leclanché publia à Paris en 1841-1842 la première traduction française dont l'essentiel est repris dans ce volume, accompagné d'un léger appareil de notes qui aide à identifier les oeuvres survivantes. L'ouvrage est présenté et la traduction révisée par Véronique Gerard Powell, qui enseigne l'histoire de l'art à l'université de Paris IV.

  • Invité pendant plusieurs années à prononcer la conférence inaugurale d'un grand festival culturel italien, Umberto Eco explore et remet en perspective les richesses de la culture occidentale. Comme chacun sait, son érudition et son sens de l'observation ont fait d'Umberto Eco l'un des plus grands penseurs européens de notre temps. Il revient ici sur ses thèmes de prédilection  : les origines de notre civilisation, les évolutions des canons de beauté, les différentes formes de l'expression artistique, la falsification de l'Histoire et l'obsession du complot, mêlant avec habileté philosophie, littérature, histoire de l'art et culture populaire.
    Enrichi des images choisies par l'auteur pour illustrer son propos, Sur les épaules des géants est la quintessence de l'univers d'Umberto Eco. Souvent drôle, parfois ironique, tour à tour ludique et tranchant, l'ouvrage rassemble les douze conférences données par le professeur lors de la Milanesiana entre 2001 et 2015.
    La pensée visionnaire d'Umberto Eco paraît plus que jamais nécessaire pour tous les lecteurs qui, tels des nains juchés sur les épaules de géants, chercheraient à comprendre le monde contemporain.


    Traduit de l'italien par Myriem Bouzaher

  • Dans ces entretiens parus six ans avant sa mort, Rodin nous fait voyager dans son oeuvre. Il confie ses exigences et dévoile son idéal: "atteindre la ressemblance avec l'âme". Il délivre aussi un message aux générations futures: "être homme avant d'être artiste". Le testament esthétique du plus grand sculpteur de notre temps.

  • Une histoire d'amour de plus de trente ans unit Patrick Barbier à l'époque baroque. Cet ouvrage en témoigne. Sous forme d'un dictionnaire de 60 entrées, l'auteur tente un tour d'horizon très personnel d'une époque passionnante quant à l'évolution des arts, de la musique,  de la société et des mentalités. Il donne à ceux qui aiment le baroque, comme à ceux qui le connaissent mal, des clés de compréhension pour mieux apprécier les oeuvres et les lieux. Pourquoi la courbe, le contraste, l'éphémère, l'illusion ou la mort sont-ils les maîtres-mots de cette période? Quelles différences y a-t-il entre castrat et eunuque, contre-ténor et haute-contre, rocaille et rococo? Quelles sont les caractéristiques essentielles du premier courant artistique vraiment universel?
      Dans un style vif, nourri d'anecdotes et d'exemples précis, Patrick Barbier n'aide pas seulement le lecteur à s'immerger dans le monde baroque, mais il en montre également les retombées actuelles dans les fêtes populaires, le cinéma, la joaillerie ou l'art contemporain.

  • Volume est composé de vingt nouvelles biographies d'artistes de tout premier plan. On retrouvera, entre autres, Piero della Francesca, Caravage, Le Parmesan, Primatice ou Bronzino. Cette sélection inédite se fonde une traduction entièrement révisée de la fameuse édition de Leclanché.
    Annotée, elle comprend une brève présentation de chacun des artistes et une préface inédite.Vies des peintres regroupées dans ce volume :Luca della Robbia, Piero della Francesca, Leon Battista Alberti, Filippo Lippi, Benozzo, Jacopo, Giovanni, Gentile Bellini, Andrea Verrocchio, Piero di Cosimo, Baldassare Peruzzi, Caravage, Maturino, Franciabigio, Le Parmesan, Jacopo Palma et Lorenzo Lotto, Sebastiano del Piombo, Domenico Beccafumi, Pierino da Vinci, Jacopo Pontormo, Daniel de Volterra, Primatice, Bronzino.Edition de Benoît Fuchs.

  • Dora Maar, Henriette Theodora Markovitch de son vrai nom, est née à Paris en 1907 d'un père croate, architecte, et d'une mère catholique fervente. Après une enfance austère passée à Buenos Aires, elle retourne à vingt ans dans sa ville natale et s'y impose comme photographe surréaliste. Muse de Man Ray, compagne du cinéaste Louis Chavance puis de Georges Bataille, elle ne tarde pas à faire sien un cercle esthétique qui révolutionne le monde de l'art durant l'entre-deux-guerres. Intellectuelle torturée, artiste à la conscience politique extrême, elle deviendra « la femme qui pleure », amante de Picasso livrée aux exigences du génie que leur rupture rendra folle, cloîtrée dans un mysticisme solitaire jusqu'à sa mort, en 1997. Ses portraits peints par Picasso seront alors vendus aux enchères, et son héritage âprement disputé puisque Dora choisit de tout léguer à l'Eglise.
    De Cocteau à Lacan, c'est toute une époque que dépeint Alicia Dujovne-Ortiz. Au détour d'une enquête psychologique passionnante, elle fait défiler dans ces pages une pléiade d'artistes d'avant-garde et de grands esprits et dresse le portrait d'une femme-image toujours mystérieuse, à laquelle la critique contemporaine attribue enfin le rôle qui lui revient.

  • Michel Piccoli, acteur mythique du cinéma français, figure charismatique et mystérieuse, est au coeur de films inoubliables comme Le Mépris de Jean-Luc Godard, La Grande Bouffe de Marco Ferreri, ou encore Max et les ferrailleurs de Claude Sautet, pour n'en citer que trois parmi plus de 200. Véritable lieu de mémoire du cinéma, il se retourne aujourd'hui sur ses propres souvenirs et considère avec une profonde lucidité ce qui l'a construit, le temps qui passe et ce qui reste d'un parcours exceptionnel. Habité, personnel, intense, ce récit évoque l'enfance, l'apprentissage du théâtre, des souvenirs de cinéastes et de ses plus grands films, ses réflexions sur le métier de l'acteur, la mélancolie... S'adressant à son grand ami et complice Gilles Jacob, Michel Piccoli se livre pour la première fois en toute liberté, sans complaisance et avec franchise.

    « Parvenir à étonner les gens par mon travail sans prétention, avec simplicité, aura été mon idéal. Je suis un éternel enfant, heureux de raconter une histoire. Donner à vivre un texte provoque en moi un plaisir inouï, et j'ai toujours été émerveillé de vivre ce métier extravagant. Faire l'acteur est tellement étrange ! D'abord il faut beaucoup travailler, ensuite il faut se mettre à jouer et que cela ne soit plus vécu comme un travail. »

  • " Au 5 avenue Marceau, toutes les formes du silence pouvaient s'écouter : le silence des lignes, le silence crème des toiles, le doux silence des ateliers, le silence heureux des mains, le silence minéral de l'attente, quand il n'était pas là, le silence d'un sourire esquissé dans le miroir, la beauté, comme une histoire d'amour entre lui et les mannequins, son studio de création... Et puis le silence de la peur, du doute - son école.
    J'ai rencontré Yves Saint Laurent en 1986 à travers son métier, et c'est seulement un an plus tard que nous avons été présentés. Publiée en 1993, cette biographie a été rééditée en 2002 lors de la fermeture de la maison Yves Saint Laurent, puis en 2010. Un jour il m'avait lancé : "Mais vous connaissez bien mieux ma vie que moi... ". Faux, évidemment. Car écrire la vie de cet homme de son vivant, c'est refuser de tomber dans certains pièges.
    " Je n'ai jamais cherché à éviter ses zones d'ombres, mais à privilégier sa lumière, ce qui l'a rendu si différent. Yves Saint Laurent est à la fois l'astéroïde et le noyau d'une vieille comète, une planète monstre ayant modifié la perception du système solaire de la mode. Du soleil cher à Chanel, et de l'étoile - talisman de Dior, Yves Saint Laurent a fait une boule de feu, il est ce météore qui continue à éclairer la galaxie, bien après sa mort.
    " L. B. Le 1er juin 2008, Yves Saint Laurent laissait derrière lui bien plus qu'un nom et une maison de couture... A l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, Laurence Benaïm nous confie l'édition définitive de sa légendaire biographie : l'ascension d'un jeune garçon né en 1936 à Oran, qui s'écriait à l'âge de treize ans : "Un jour, j'aurai mon nom gravé en lettres de feu sur les Champs-Elysées".
    L'itinéraire d'un peintre de la vie moderne, oeil à vif, traversant les époques pour en habiller l'ambiguïté dans un parfum de luxe, de vertiges et de décadence. La vie d'un homme libre, provocateur, secret, malheureux, génial, toujours échappé vers d'autres vies... La biographie du dernier des classiques. Le roman de la mode de 1958 aux débuts des années 2000.

  • Voici rassemblés pour la première fois les articles d'Adolf Loos sur la mode. Non seulement architecte, Loos a aussi été un brillant chroniqueur ; on le voit dans cet ouvrage tour à tour rendre compte de l'état de la chapellerie viennoise, retracer l'histoire de la chaussure depuis les souliers à poulaine jusqu'au derbies à lacet, combattre avec vigueur l'apparition des cravates pré-nouées, annoncer l'avènement de « l'homme en salopette », plaider en faveur des sous-vêtements en jersey, ou encore mettre ses lecteurs en garde contre les dangers de la tendance de la « femme-enfant ».
    « La mode est le style du temps présent », écrit Loos ; et, comme dans son travail d'architecte, il est soucieux que ce style soit simple, rationnel et épuré de toute fioriture pour mettre en valeur la simple beauté des matériaux. A travers ces textes, il s'inscrit dans le sillage des écrivains qui ont su porter un regard intelligent et poétique sur l'habillement et l'élégance. Tout en constituant un fascinant témoignage sur la Vienne des années 1900 et un indispensable précis de culture vestimentaire européenne et anglo-saxonne, ce livre est aussi un guide philosophique de la modernité d'une étonnante actualité. Quand un des plus grands architectes du monde rencontre le vêtement...

  • Ingres, grand peintre, était aussi un pédagogue, et ses maximes prises en note par ses élèves disent ce que fut sa doctrine et ses admirations. A travers ce volume de fragments, rassemblés au XIXe siècle et lu par tous les grands artistes - de Degas à Picasso - le rayonnement de "M. Ingres" a été immense.
    On retrouve dans ce livre l'éloge de la pureté de la ligne, du dessin, de l'exercice de la main ainsi que des propos moins attendus sur la couleur, l'émotion en peinture, en somme une philosophie « ingriste » plus nuancée que ce que la postérité a retenu. Ingres, c'est aussi un musicien, qui loue Mozart et Haydn, un admirateur éperdu de Raphaël. La synthèse qu'il tente entre la beauté pure des Grecs et les maîtres de la Renaissance ferait-elle de lui un moderne ? En lisant ce recueil, c'est tout l'esprit de ses élèves dans le plus grand atelier du XIXe siècle, leur culture, leurs références et aussi leurs enthousiasmes que l'on partage.

    Préface d'Adrien Goetz, historien d'art, spécialiste d'Ingres, auteur de Ingres Collages (2005) et de La Dormeuse de Naples (2004).

  • Le temps des Bohèmes est le roman vrai des aventuriers de l'art moderne entre les deux guerres, quand Paris était encore la capitale du monde.
    Première saison : Bohèmes. Sur les trottoirs de Montmartre et de Montparnasse, entre le Bateau-Lavoir et la Closerie des Lilas, allaient les sublimes trublions: Jarry, son hibou et ses revolvers, Picasso sympathisant anarchiste, Apollinaire l'érotomane, Modigliani et ses femmes, Max Jacob et ses hommes, Aragon le flambeur, Soutine le solitaire, Man Ray, Braque, Matisse, Breton et les autres... Ils venaient de tous les pays. Ils étaient peintres, poètes, sculpteurs, musiciens. Fauves, cubistes, surréalistes, fêtards, amoureux - libres. Pendant trois décennies, ils menèrent le bal des plumes et des pinceaux. Ils y convièrent des brocanteurs devenus marchands, des couturiers-mécènes, une poignée de milliardaires, des filles de rues peintes comme des princesses. Leurs vies sont flamboyantes comme leurs oeuvres. Et leurs oeuvres, belles comme la vie. Ils demeurent à jamais les personnages de leurs propres légendes.
    Deuxième saison : Libertad ! Une fresque dont les héros s'appellent Malraux, Saint-Exupéry, Dos Passos, Prévert, Hemingway, Orwell, Dali. Un kaléidoscope d'enthousiasmes et d'illusions tendu entre la montée du fascisme et la guerre d'Espagne. Ce sont des temps déraisonnables : là, Aragon vend son âme à Staline ; ici, Gide pontifie aux obsèques de Gorki ; ailleurs, Gala passe des bras d'Eluard à ceux de Dali tandis que Picasso peint et que Robert Capa photographie tout ce qui bouge - ou meurt. Nous sommes entre Paris, Madrid, Berlin et Moscou, dans une époque qui hésite avec désinvolture entre l'espoir et le chaos.
    Troisième saison : Minuit. De la débâcle de 1940 à la Libération, voici l'épopée des écrivains, des artistes et des intellectuels sous l'Occupation.
    Char, Paulhan, Vercors, Sartre et Beauvoir, Camus, Picasso, Cocteau, Aragon et Elsa, Matisse, Prévert, Desnos, Saint-Exupéry, Prévost, Drieu La Rochelle, Beckett, Marc Bloch, Mauriac et tant d'autres : le grand bal de la France qui écrit, peint, dessine, filme, joue, publie, collabore, résiste, s'accommode.
    Tel un metteur en scène, Dan Franck nous entraîne dans sa ronde : de Paris à Marseille dans la débandade de l'exode, de Marseille à New York dans les bateaux de l'espoir, de Paris à Berlin dans les trains de la honte, des gares de la déportation aux camps de la nuit et du brouillard, on partage avec admiration, stupeur ou incrédulité les destins croisés de cette génération dont la tragédie de l'Histoire a transformé la vie en roman.

  • Après le succès des deux volumes (Cahiers Rouges 2007, 2012) des Vies des artistes de Giorgio Vasari, les Cahiers Rouges accueillent un classique moderne de l'histoire de l'art.
    Dans La Vie d'artiste, publié en 1970 chez Grasset, Maurice Rheims revient sur la place des artistes dans les sociétés où ils ont vécu depuis deux mille ans. Etaient-ils les serviteurs ou les amis des puissants ? Etaient-ils de modestes artisans ou, déjà, des célébrités couvertes d'or ? Etaient-ils adulés ou méprisés ? Charles Quint ramassant le pinceau de Titien, est-ce une vérité historique, ou un fait légendaire ? De la Rome antique au Paris des années folles, en passant par la Florence de la Renaissance et le Versailles du Grand Siècle, Maurice Rheims répond à toutes ces questions avec un savoir hors pair et un sens imparable de l'anecdote.
    En plus d'une passionnante histoire de la condition des artistes à travers les âges, ce livre est une histoire de l'art telle qu'elle n'avait jamais été racontée. Commissaire-priseur exceptionnel, qui a organisé la vente des plus grandes collections du monde et évalué la succession Picasso, Maurice Rheims sait mieux que personne qu'il n'y a pas d'art sans marché. Il revient sur les premières formes de négoce, la naissance et les transformations du mécénat, sur les origines et l'explosion de la spéculation financière sur les cotes des peintres.
    La Vie d'artiste ou que signifie et qu'a signifié pratiquement : être un artiste.
    Le livre est divisé en deux tomes, le premier portant sur l'artiste, ce qu'il est et a été dans les différents temps et différentes sociétés, le second, sur l'art et son monde, critiques, collectionneurs, marchands , amateurs.

  • Qui a pu être assez fou pour avoir eu, un jour, l'idée de faire de la musique avec de l'électricité ? Et comment est-ce possible d'ailleurs ? Qui se cache derrière ces instruments loufoques, ancêtres des pianos numériques actuels, ces immenses orgues criblés de fils électriques ou ces claviers surréalistes aux notes futuristes, dont les noms insensés - télégraphe harmonique, théâtrophone, Telharmonium, Audion Piano, Ondes Musicales, Orgue B3, Clavivox ou Polymoog - disent déjà la folie ? Des amoureux du son, très certainement, mais surtout d'immenses inventeurs.
    Ils s'appellent Edison, Cahill, Martenot, Mathews, Moog ou encore Zinovieff et Kakehashi, ils sont américains, anglais, français, russes ou japonais, et ils ont en commun un esprit insatiablement curieux et créatif, un amour des circuits électriques et des notes harmoniques, et une vision révolutionnaire de la musique. Successivement, ensemble et parfois en s'opposant, ils vont changer le visage du son en nous faisant passer, en près d'un siècle et demi, du piano acoustique aux bijoux technologiques d'aujourd'hui. De 1870 à nos jours et du premier microphone au dernier synthétiseur, Laurent de Wilde nous emporte dans la formidable épopée du son en retraçant les incroyables destins de ces magiciens. A travers cette galerie de portraits truculents (les inventeurs ont une légère tendance à divorcer et vivre selon des règles étranges), c'est toute l'histoire du XXe siècle que l'on revit au rythme des avancées de la modernité et de leurs milliers d'inventions (de la radio à Internet, du phonographe au microprocesseur), à mesure que l'on plonge dans l'univers impitoyable de la musique, où la course aux brevets et la concurrence font rage.

  • Tout au long de l'époque baroque, Venise, Naples et Rome jouent un rôle essentiel sur le plan musical, tout en poussant l'art de la fête à des sommets inégalés. Après un ouvrage consacré à La Venise de Vivaldi et un autre à Naples en fête, Patrick Barbier nous plonge dans la vie quotidienne de cette Rome pontificale des XVIIe et XVIIIe siècles, théâtre d'un gigantesque bouleversement artistique.
    Dans cet essai vagabond, coloré et joyeux, Patrick Barbier nous fait voyager au coeur des chefs-d'oeuvre musicaux et artistiques de la Rome baroque. Entre anecdotes historiques et documents inédits, nous découvrons l'aristocratie romaine et ses fêtes, les carnavals et les courses de chevaux, les palais privés et les soirées à l'opéra, mais aussi l'étonnante vie musicale et les cérémonies somptueuses du Vatican.

  • Godard

    De Baecque-A

    Jean-Luc Godard, le cinéaste culte dA bout de souffle et de Pierrot le fou, le chef de bande de la Nouvelle Vague, lagitateur politique des années gauchistes, le publicitaire de lui-même, le provocateur misanthrope, larchiviste, et enfin lermite de Rolle qui sera âgé de 80 ans en 2010, bref tous ces visages souvent contradictoires réunis en un seul : la première biographie en France de limpossible M. Godard, dont Serge Daney disait quil y a « toujours chez lui une matière biographique, coriace et finalement mal perceptible. » On laime/on ne laime pas : quimporte, JLG a tissé lhistoire culturelle du vingtième siècle et ses images (Belmondo le visage bleu dans Pierrot le fou, les fesses de Brigitte Bardot dans Le mépris, Johnny Halliday, Anne Wiazemsky dans La Chinoise, mais aussi un quatuor de Beethoven ou un nuage sur le lac Léman) ont marqué notre époque. Du hussard droitier, rejeton de la haute société protestante qui marche sur les mains pour épater Bardot au contestataire cinéphile qui écrit à Malraux « ministre de la Kultur » une lettre sur « la censure, gestapo de lesprit », du réalisateur tyrannique humiliant ses acteurs à lamoureux peintre des femmes dans Prénom Carmen, du moraliste politisé en treillis de combat au King Lear sépulcral cigare en bouche, de lhistorien des images « relié au passé » au kinoclaste « shooté au show-business », défilent ici quatre-vingt années de vie, de cinéma, de travail et de passions brûlantes. « Son génie est plus fort que sa volonté dauto-destruction » disait Daniel Cohn-Bendit. Cest aussi la résurrection dune époque française : la cinéphilie, dune fraternité (avec Truffaut), dune rivalité sous l½il des caméras.



  • Les clowns

    Tristan Remy

    Dans ce « traité du clown », l'auteur nous livre un inventaire des grands amuseurs populaires depuis la naissance du cirque moderne - une étude historique où les références précises alternent avec les anecdotes pittoresques. « Un livre léger et savant », disait Claude Roy.
    Venu d'Angleterre, le clown fait son apparition en France vers 1785. Après la naissance encore obscure de l'Auguste, les premiers artistes-acrobates solitaires laissent place à la pantomime dialoguée avant d'en arriver, avec Foottit et Chocolat, à la formule classique, où le clown blanc est à la fois le faire-valoir et le maître d'un Auguste qui sera tenté de devenir, et deviendra bien souvent, le personnage-clef...
    Isolément ou par groupes, par familles, les clowns du cirque français nous sont tour à tour présentés avec une abondance de détails biographiques et techniques. Tristan Rémy met l'accent sur les particularités de chaque clown, depuis le grand créateur jusqu'à l'obscur comparse. Il décrit le travail de ces hommes dont le succès nécessite de longues recherches et demande une grande patience. Il suit les existences vagabondes, les alliances, les amours, l'alcool, il énumère les accessoires et les sketches, les répliques célèbres - Foottit, Chocolat, Antonet, Beby, Grock, les Fratellini, Rhum, Alex, Zavatta se retrouvent sous le chapiteau dans des pages débordantes de vie.

  • Après le succès des deux volumes (Cahiers Rouges 2007, 2012) des Vies des artistes de Giorgio Vasari, les Cahiers Rouges accueillent un classique moderne de l'histoire de l'art.
    Dans La Vie d'artiste, publié en 1970 chez Grasset, Maurice Rheims revient sur la place des artistes dans les sociétés où ils ont vécu depuis deux mille ans. Etaient-ils les serviteurs ou les amis des puissants ? Etaient-ils de modestes artisans ou, déjà, des célébrités couvertes d'or ? Etaient-ils adulés ou méprisés ? Charles Quint ramassant le pinceau de Titien, est-ce une vérité historique, ou un fait légendaire ? De la Rome antique au Paris des années folles, en passant par la Florence de la Renaissance et le Versailles du Grand Siècle, Maurice Rheims répond à toutes ces questions avec un savoir hors pair et un sens imparable de l'anecdote.
    En plus d'une passionnante histoire de la condition des artistes à travers les âges, ce livre est une histoire de l'art telle qu'elle n'avait jamais été racontée. Commissaire-priseur exceptionnel, qui a organisé la vente des plus grandes collections du monde et évalué la succession Picasso, Maurice Rheims sait mieux que personne qu'il n'y a pas d'art sans marché. Il revient sur les premières formes de négoce, la naissance et les transformations du mécénat, sur les origines et l'explosion de la spéculation financière sur les cotes des peintres.
    La Vie d'artiste ou que signifie et qu'a signifié pratiquement : être un artiste.
    Le livre est divisé en deux tomes, le premier portant sur l'artiste, ce qu'il est et a été dans les différents temps et différentes sociétés, le second, sur l'art et son monde, critiques, collectionneurs, marchands , amateurs.

  • à Paris

    Jeanne Damas

    It-girl au demi-million de followers, Jeanne Damas est considérée comme l'incarnation de La Parisienne au même titre que ses ainées, Inès de la Fressange ou Caroline de Maigret. De Vogue à Marie-Claire en passant par Elle, et de New York à Paris en passant par l'Asie, les journalistes n'ont de cesse de l'interroger sur ce qui fait d'elle la nouvelle figure de la mythique Parisienne. Ce à quoi elle répond qu'il y a autant de Parisiennes que de femmes vivant à Paris.
    C'est le point de départ de ce livre. Non pas essayer de décrypter pour la énième fois " La Parisienne " , souvent aussi peu réelle qu'une légende peut l'être, mais faire le portrait de vingt d'entre elles, dont chacune incarne à sa manière l'élégance, la désinvolture, le charme et l'esprit. Ecrit par la journaliste et féministe Lauren Bastide (suivie par 30 000 personnes) et illustré de photos prises par Jeanne Damas, à Paris offre à lire vingt portraits de parisiennes d'origines, d'âges, de parcours et de quartiers différents, dont les destins sont une ode à la ville qu'elles habitent et la vie qu'elles y mènent.
    Elles ont de 14 à 70 ans, sont réalisatrice, auteur, libraire, militante ou antiquaire, vivent dans des chambres de bonne, des appartements ou sur une péniche, et elles nous ouvrent les portes de leurs intimités pour nous faire sillonner Paris et découvrir leurs vies. Croqué avec grâce et talent, chaque portrait est accompagné de 4 à 6 photos en couleurs et d'annexes drôles et légères sur l'art de vivre des Parisiennes et les quartiers de la capitale, également illustrées.
    Les lecteurs y retrouveront de nombreuses photos de Jeanne (réunies pour la première fois dans un livre), des listes de restaurants, de boulangeries, de boutiques ou de vins, et le portrait, en pointillés, des auteurs qui y confient leur style de vie et leur amour des femmes de cette ville.

  • Pourquoi l'un des peintres les plus illustres de l'histoire de l'art est-il aussi l'un des plus méconnus ? Philippe Muray se penche sur cette énigme. Rubens revit ; on le suit partout, à travers ses innombrables voyages, ses missions diplomatiques, ses négociations. L'Europe déchirée des guerres de religion ressuscite. On redécouvre, enfin, une oeuvre aussi magnifique qu'inépuisable, d'une positivité sensuelle sans égale, et où s'affirme une suprême passion : celle des corps des femmes. Avec Rubens, la peinture se fait chair. Avec lui ressurgissent toutes ces choses désormais, semble-t-il, en voie de disparition : la volupté, le désir, la violence du plaisir. Le Pays des Merveilles de l'art, en somme, comme de la littérature. "Je chante donc ce peintre, écrit Philippe Muray, parce qu'il n'est pas de notre siècle. Il y a des éternités que la peinture est dépassée, sortie du monde, rocher des couleurs arraché au globe, planète de plus en plus lointaine, et Rubens est toute la peinture. Je remonte aux sources non pieuses, non "sacrées", d'une disparition. Je ne déterre pas un mort, je révèle un furieux vivant qui m'éblouit..."

  • Kurt Gerson, dit Gerron, né de parents juifs à Berlin en 1897, voudrait devenir médecin, mais il est envoyé au Front à plusieurs reprises comme soldat, pendant la Première Guerre mondiale. En 1920, il abandonne ses études pour être comédien puis metteur en scène et réalisateur. Il participera en 1928 à la création mondiale de l' Opéra de quat'sous sous la direction de Bertolt Brecht, puis il tourne aux côtés de Marlene Dietrich, dans « l'Ange bleu ». Acteur et metteur en scène reconnu, l'un des mieux payés, il côtoie à ce titre les plus grands noms du milieu artistique de l'époque. Il déclinera des offres de travail qui auraient pu le conduire à Hollywood, préférant travailler en Allemagne. Mais en 1933, il doit quitter Berlin avec sa famille ; il se réfugie à Paris, puis il travaille aux Pays-Bas jusqu'en 1940. Mais quand l'Allemagne envahit le pays, Gerron tombe entre les mains de la Gestapo, qui l'interne dans le camp de Westenbork, avant de le déporter avec les siens à Theresienstadt...

  • Du photographe, Robert Mapplethorpe, la légende a surtout retenu, outre le génie artistique, une réputation de pornographie et de soufre. Avec son visage angélique et démoniaque, cet enfant du trash sexuel des années 1970 fut l'inventeur d'une esthétique en noir et blanc qui, aujourd'hui comme hier, éblouit, fascine, effraie. On le rencontre, en majesté, dans le livre de sa complice et égérie, Patti Smith ; on le croise, via des témoignages plus ou moins fiables, dans les bas-fonds du New York de la Factory ou de quelques autres lieux de création et de damnation - mais l'homme, lui, garde son mystère. D'où le projet du récit biographique de Judith Benhamou-Huet : qui était vraiment cette brebis galeuse du Queens devenue l'un des photographes les plus cotées ? Pourquoi s'est-il jeté dans les flammes d'un brasier de vices et de sado-masochisme ? Qui étaient ses amants et ses ennemis ? Comment s'est-il transformé en machine de guerre de la réussite artistique ? A quelles douleurs originelles devait-il ses obsessions ?
    Judith Benhamou-Huet a interviewé une quarantaine de personnes qui ont rencontré ou fréquenté l'artiste. De son premier boy-friend officiel à son dernier, de son avocat à son frère cadet devenu son assistant, en passant par son modèle mythique Ken Moody, ils racontent tous le parcours déterminé de l'homme en noir et blanc - qui passa sa vie à chercher son chemin entre le Bien et le Mal...

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