Editions De L'olivier

  • Si ce livre pouvait me rapprocher de toi Nouv.

    « C'est à ce moment-là, je crois, que je décidai de partir pour un voyage dont j'ignorais la destination et la durée. J'étais désargenté, désenchanté. Mais je voulais me replonger dans le courant de la vie, me battre pour ou contre quelque chose, retrouver l'envie du bonheur et le goût de la peur, lutter contre la force des vents, éprouver la chaleur, le froid, casser des cailloux et, s'il le fallait, creuser les flancs de la terre ».

    Paul Peremülter est écrivain. À la fin de son treizième livre, déçu par son travail et toute une vie d'homme assis, il entreprend un périple aux États-Unis puis au Québec. Mais ce voyage, qu'il voudrait simplement excentrique, va le conduire au plus profond de lui-même. C'est dans ce monde magique et étouffant qu'il découvrira ce qu'il n'aurait jamais dû savoir.

  • Trente ans et des poussières Nouv.

    C'était à Manhattan, dans les années 80. Corrine était courtière en Bourse. Russell, éditeur. Ils avaient trente ans et des poussières. Tout semblait parfait autour d'eux. Les amis, les soirées branchées et les fluctuations du Dow Jones. Ils pensaient rester éternellement jeunes, talentueux et intelligents.

    Mais Corrine a voulu des enfants et Russell n'était pas prêt. Jeff est retombé dans la drogue, Trina Cox est arrivée. Soudain, plus rien ne s'est passé comme prévu.

    Le 18 octobre 1987, les golden boys se jetaient du haut des immeubles, à Wall Street, en réaction au krach boursier. La comédie new-yorkaise se teintait de désenchantement, annonçant la fin des grandes espérances.

  • Depuis qu'il a décide de jouer aux dés chacune de ses décisions, le dr rhinehart, un psychiatre new-yorkais, a transformé sa vie en un immense jeu de hasard.
    Très vite, le " syndrome du dé " se répand. expérimentateur en chambre, pionnier du chaos, le dr rhinehart a peut-être inventé sans le savoir le moyen d'en finir une fois pour toutes avec la civilisation. mais le fbi veille...
    Publié aux usa au début des années 70, l'homme-dé circule sur les campus et devient l'un des premiers livres cultes de la décennie. en pleine libération sexuelle, tandis que l'opposition à la guerre du viêt-nam bat son plein, que s'amplifie le soutien aux black panthers et à la légalisation de la marijuana, l'homme-dé apparaît comme un manifeste subversif, affirmant le droit à l'expression de tous les fantasmes.

  • Nedra est belle, assurée, et sait donner aux gestes quotidiens une sorte d'élégance. Viri est architecte. Il rêve d'accomplir une oeuvre qui lui survivra, et dévore les biographies des hommes illustres. Ils habitent une vieille demeure non loin de New York, ils s'aiment. Peut-être sont-ils moins heureux qu'ils ne le disent.
    "Les héros de Salter font partie de ces heureux damnés dont parle Fitzgerald. Ils ont la beauté, la jeunesse, la richesse, ils s'aiment - et subissent un sort mystérieux, qui les fait s'exiler à jamais du bonheur. De Fitzgerald, Salter a aussi la grâce détachée, la politesse aristocratique du désespoir. Il n'est pas de ceux qui poussent des cris ; il peint des vies brisées, certes, mais dans l'harmonie. L'élégance feutrée est sa marque de fabrique." Christophe Mercier, Le Point.

  • Cicero Grimes traverse une grave dépression : il n'émerge de sa torpeur que pour prendre conscience du dégoût qu'il s'inspire à lui-même.
    Lenna Parillaud vit dans la haine et la souffrance depuis la perte de sa fille : seules les humiliations qu'elle inflige à son mari donnent un sens à sa vie. Lenna Parillaud et Cicero Grimes ne se sont jamais rencontrés. Jusqu'au jour où ils reçoivent chacun une lettre machiavélique.
    " Les portraits taillés par Willocks sont époustouflants de force vive, aussi héroïques que fragiles. Son roman est une somptueuse cavale initiatique.
    Dense, coloré par une poésie à fleur de peau, sensuel et subtil, c'est un volcan en éruption. " Cédric Fabre, L'Humanité.

  • Deux frères ennemis, Cicero et Luther Grimes.
    Le premier est psychiatre et exerce dans un centre de désintoxication. Le second est un ancien du Vietnam reconverti dans le trafic de drogue. Dans la ligne de tir, Callilou Carter, une ex-prostituée en cavale avec un million de dollars appartenant à son mari ; et le capitaine Clarence Jefferson, un flic corrompu et sadique.
    Dans le décor crépusculaire de la Nouvelle-Orléans écrasée de chaleur, les deux frères vont jusqu'au bout de la haine.

    " Tim Willocks installe une histoire de meurtre, de sexe, de drogue avec une belle virtuosité. Il faut lire ce roman noir déjanté, hystérique, unique. " Lire.

  • "Ce livre m'a demandé dix ans.
    Pour l'écrire, j'ai exhumé mon journal. je suis retourné à Paris, à Munich, à Rome, à Hawaii, au Maroc. J'ai même loué un avion sur la base américaine où j'avais appris à piloter, à mesure que je volais, les souvenirs, les sensations me revenaient, un peu à la manière de ces coquillages japonais qui s'ouvrent et laissent s'épanouir une fleur lorsque vous les immergez. L'événement central de ma vie a été la guerre, ces années qui m'ont formé, qui me hantent et reviennent sans cesse.
    Mais, au-dessus de tout ça, il y a le chant des mots, leur musique si particulière. Grâce à eux j'aurai su jusqu'au bout retenir mes souvenirs et quoi faire de ma vie." James Salter.

  • « Cette superbe histoire séduira les fous de montagne et les autres lecteurs parce que les exploits de ses héros dépassent le cadre de l'alpinisme. " C'est le même thème que dans mes autres livres : comment devenir un homme. " En se surpassant, en risquant sa vie, en faisant la guerre, en poussant ses limites jusqu'à l'extrême ? Chacun trouvera sa propre réponse. Rand, le héros, est américain. Mais les pics de ses rêves se trouvent à Chamonix. Il grimpe comme un fou, réussit des ascensions impossibles, devient une star des sommets. Le retour sur terre n'en est que plus difficile. James Salter possède un talent particulier pour créer des atmosphères et nous faire partager la passion de ses personnages. » Pascale Frey, Lire

  • Petite Nouv.

    « J'avais treize ans, et fini de grandir. On mange pour grandir. Je ne grandirai plus, m'étais-je dit. Je ne mangerai plus que le minimum. Ce qu'il faut pour durer. Cela faisait comme un champ d'exploration immense, la découverte d'un territoire sauvage et secret. » Nouk croit reprendre le contrôle de sa vie en cessant de s'alimenter. Elle découvre le plaisir inavouable d'être la plus forte, et de mentir, mentir, mentir jusqu'au vertige.

    Avec ce roman pur et violent, devenu un talisman pour plusieurs générations de lectrices et lecteurs, Geneviève Brisac obéit à une seule exigence : dire la vérité, quoi qu'il en coûte.

  • Retrouvées après la mort de raymond carver, ces cinq nouvelles inédites sont autant de variations subtiles sur les grands thèmes carvériens : la séparation, la dépendance, le mensonge.
    " carver nous livre le matériau brut de son ascèse littéraire pointillisme cristallin, sobriété du scénario, perfection du montage, cut up des sentiments. partout, les mêmes couples à la dérive, les mêmes odyssées foireuses, les mêmes destins saccagés dans l'amérique du pop-corn-télé. chacun esquisse un ultime tour de piste, avant de se noyer dans le ressac lancinant d'une écriture dépouillée à l'extrême, déchirante à force de discrétion : même inachevé, carver est inimitable.
    " (andré clavel, l'express).

  • "Il y a des livres que les écrivains auraient aimé avoir écrits, des livres que les lecteurs auraient regretté de n'avoir pas lus. Paperboy contient de quoi ravir les plus difficiles." Eric Neuhoff, Le Figaro "Dexter possède ce pouvoir extraordinaire d'écrire des choses qui ne vous concernent apparemment pas, que vous ne comprenez pas dès le premier abord et que pourtant vous savez profondément justes et qui vous touchent." Jean-Paul Dubois, Le Nouvel Observateur

  • En 1954, dans une petite ville de géorgie, éclate un drame racial d'une extrême violence.
    Parce qu'il ne parvient pas à se faire rembourser, paris trjout, un usurier, s'en prend à une famille noire qui lui doit de l'argent. poursuivi par la justice pour l'assassinat d'un adolescence, paris trout s'obstine à nier l'évidence : il n'a fait, selon lui, qu'user de son droit à la légitime défense.
    Chronique d'une communauté déchirée entre son passé raciste et ses aspirations à la modernité, ce livre est aussi le portrait d'un homme ambigu, jà l'esprit retors, dont chaque geste est une menace.

  • " en début de soirée, dans la première semaine de février 1969, je rendis visite à otis tilson.
    C'était un travesti incroyablement beau et tragique, rencontré de temps à autre, tout au long de ces vingt-cinq ans oú moi-même j'étais un maquereau noir, à chicago dans l'illinois. otis vivait dans un hôtel de troisième ordre à l'intersection de la 47 rue et de cottage grove avenue. " otis, le travesti noir, raconte trente années de la saga de sa famille, depuis les champs de coton jusqu'aux rêves de richesse et de liberté au nord.
    Condamnée aux tâches les plus misérables, à la prostitution et à la déchéance, elle s'y trouvera entièrement broyée. avec ce roman douloureux et beau, qui complète la trilogie commencée avec pimp et trick baby, on peut dire qu'iceberg slim s'est amplement racheté dans l'écriture.

  • Une base de l'US Air Force en Allemagne, dans les années cinquante.
    Un jet passe en rugissant et disparaît, perdu dans les nuages. Aux commandes de l'appareil, un jeune pilote de chasse, Robert Cassada, lutte pour sauver sa vie, et avant tout de son leader, dont la radio reste muette. A partir d'une histoire à la fois terrible et banale, James Salter écrit le roman de ces êtres qui tentent d'échapper à une vie où les servitudes l'emportent souvent sur la grandeur. S'il fallait affilier James Salter à un courant littéraire, on inventerait volontiers l'école de la ligne lumineuse.
    Une ligne épurée, limpide et cristalline, des phrases aristocratiques et aériennes. Les personnages opaques de Salter se forgent un destin solaire ; et du coup, offrent au monde un rendez-vous avec la grâce. Bruno Juffin, Les Inrockuptibles.

  • " Salter est un écrivain élégant et énigmatique.
    Ses héros bavardent, dorment dans des palaces ou des hôtels bon marché, partent sans laisser d'adresse. Les femmes pleurent en silence, peignent leurs cheveux mouillés en se penchant doucement sur le côté. Il y a dans tout cela une douceur, une musique. Cela parle de l'amour, de l'échec, des espoirs déçus, des amitiés qui ne durent pas, qui ne peuvent pas durer. Via Veneto, les acteurs font semblant de jouer à la dolce vita.
    Petits épisodes quotidiens (une dame dans une boutique, des terrassiers au soleil en plein travail), polaroïds littéraires, discussions à bâtons rompus. Salter n'insiste pas, il laisse le silence s'installer. " Eric Neuhoff, Le Figaro.

  • Yeux bleus, cheveux clairs et peau blanche, white folks est un noir.
    Grâce à son physique et son talent pour l'entourloupe, il se fait respecter là oú les plus forts survivent. avec son partenaire, old blue, ils forment la paire d'arnaqueurs la plus efficace de chicago. jusqu'au jour oú ils s'attaquent involontairement à la mafia. " trick baby est un roman total. les péripéties entraînent le lecteur dans leur rythme trépidant, mais ce sont les ravages de l'exclusion et de la xénophobie qui enracinent le récit, au-delà de la seule différence de couleur de la peau.
    Le polar, quand il atteint l'ampleur de trick baby, rejoint la famille des grands romans d'aventures qu'on ne se lasse jamais de relire parce qu'ils apaisent notre voyeurisme, le désir d'être un autre. " hugo marsan, le monde.

  • Outre le légendaire last exit to brooklyn, paru aux u.
    S. a. en 1964 après dix ans de censure, hubert selby jr. a publié trois romans et un recueil de nouvelles, chanson de la neige silencieuse. pratiquement inconnu en france, cet ouvrage est une révélation. l'auteur y excelle tout à tour dans le comique, l'action ou l'abomination, et puise dans la langue des rues et des bars new-yorkais l'obscénité poétique qui l'a rendu inoubliable.
    " bien sûr que je suis contenu dans mon oeuvre, mais je n'ai pas le droit de m'interposer entre elle et le lecteur.
    L'ego doit s'effacer ; ce qui veut dire que vous êtes très très vulnérable. (. ) une oeuvre d'art doit, par définition et par nécessité, changer votre vie - la vie de l'artiste et la vie de ceux qui s'intéressent à son oeuvre -, quelle que soit la forme utilisée. ".

  • A l'envers de l'angleterre bien propre - celle de tony blair et de la reine elisabeth -, il en existe une autre : sale, pauvre, bruyante, cassée, parfois délirante.
    C'est l'angleterre marginale, celle oú se mêlent toutes les utopies et détresses. nik cohn y a rencontré les clochards, les exclus, les sdf, les junkies et les prostituées, qui forment cette immense " république " - comme ils la nomment eux-mêmes - oú cohabitent tous les accidentés de la vie.

  • John Lee est mort un jour de juillet, à New York.
    On a retrouvé son corps dans la 17e Rue, entre la 9e et la 10e Avenue. Il avait dix-huit ans. C'était un petit dealer qui "travaillait" après l'école. Qui a tué John Lee ? Quatre hommes possèdent un fragment de la vérité : Spade, Junior Jones, frère Tommy Hall et Q.I. Quatre destins qui incarnent la violence, la ruse, mais aussi l'espoir d'une rédemption, dans un quartier voué à la misère et à la drogue. " Pour évoquer les divers langages de ce petit monde, Gil Scott-Heron a choisi une écriture brutale, incisive, très dialoguée.
    Pas étonnant qu'il soit entré dans le monde de la musique, entre soul et rap, et qu'il soit également un poète reconnu. Paru en 1971, Le Vautour n'a pas vieilli tant la violence verbale, l'intransigeance des personnages et l'ironie de l'auteur nous secouent, entre enquête et littérature, entre réalisme et fiction noire. " Dinah Brand, Lire.

  • Comment attaquer la plus grande banque privée londonienne quand on n'a jamais tenu une arme de sa vie, et qu'on en est bien incapable ? Le scénario est complexe, et semble voué à l'échec.
    D'autant qu'il est mené par une bande d'amis totalement loufoques, quoique animés d'une intention très précise : éviter à tout prix de glisser du mode d'existence de la classe moyenne à celui du sous-prolétariat. Résultat : un cocktail explosif de roman noir, de satire sociale et d'humour très british, où ne manquent ni le sexe ni l'invention verbale. Comme une parodie de Réservoir Dogs et de Pulp Fiction par les Monty Python.

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