Castor Astral

  • Le 13 janvier 1968, Johnny Cash se produit au pe´nitencier de Folsom (Californie). Il ne le sait pas encore, mais, pour lui, c'est un nouveau de´part. Lui qui, depuis plusieurs anne´es, lutte contre des addictions, est enfin « clean », notamment gra^ce a` June Carter, l'amour de sa vie. L'album live At Folsom Prison relance sa carrie`re et re´ve`le sa vraie personnalite´ : un homme ge´ne´reux, en avance sur son temps, acteur de la grande re´volution que traverse l'Ame´rique des droits civiques, le seul artiste que Dylan ve´ne`re, un Ame´ricain.

    En suivant Cash depuis Folsom, en longeant les rives du Mississippi, en nous arrachant les mains dans les champs de coton, en le rejoignant dans son refuge de Hendersonville, au bord du Old Hickory Lake, nous visiterons sa Terre Promise, l'Ame´rique. Nous l'e´couterons chanter Orle´ans, Beaugency, Notre-Dame-de Cle´ry, Vendo^me dans « Ride This Train ». Puis, nous nous recueillerons, au cimetie`re de Hendersonville, ou` il repose au co^te´ de June et de revenir, sur la rive du Old Hickory Lake, devant les ruines de sa proprie´te´.

  • En 1980, The Clash choisit l'aventure et l'exploration. Alors que son dernier disque, London Cal- ling, est considéré comme l'équivalent du Blonde on Blonde de Dylan ou du White Album des Beatles, il se lance dans un pari fou : un triple album, riche de 36 morceaux qui vont lui permettre de fondre toutesses influences, passées, présentes et mêmes futures. Rockabilly, funk, gospel, disco, rap, dub et mêmeelectro se télescopent. Le Studio 54 et la révolution au Nicaragua servent de sources d'inspirations. Ils s'inspirent de l'air de la Nouvelle-Orléans comme de... Marx et Engels. Mouvementée et pleine d'imprévus, la conception du disque ressemble à un roman. Sorti à la fin de l'année 1980, Sandinista ! déconcerte. Avec le temps, ces 144 minutes seront reconnues comme un long-métrage sonore sans équivalent, une oeuvre prospective annonçant tous les métissages musicaux à venir. Désormais, The Clash signera des tubes mais il ne jouira plus jamais de la même liberté...

  • Le 14 septembre 1984, la chai^ne MTV diffuse la premie`re ce´re´monie des Video Music Awards ayant pour but de re´compenser les meilleurs clips.

    Les principales rock et pop stars sont nomme´es dans 16 cate´gories. La nouvelle ge´ne´ration est repre´sente´e par Cindy Lauper, Annie Lennox, l'excentrique chanteuse du groupe Eurythmics, Chrissie Hynde a` la te^te des Pretenders et Madonna, encore inconnue du grand public.

    Lors de la ce´re´monie, ve^tue d'une robe de marie´e, un crucifix autour du cou, elle interpre`te « Like a Virgin ». Elle termine sa performance en se roulant sur le sol, dans un encheve^trement de tulle et de dessous immacule´s. En 3'30'' elle vole la vedette a` tous les cadors pre´sents.

    Ce livre retrace son destin hors norme. A` 19 ans, elle re^vait de devenir riche et ce´le`bre. Elle est devenue bien plus que c¸a : une artiste accomplie, capable de se re´inventer sans cesse. Une femme libre, engage´e et souvent controverse´e.

  • Le dimanche 20 aou^t 1972, le festival Wattstax comme´morait le septie`me anniversaire de la re´volte de Watts. A` l'initiative du label Stax spe´cialise´ dans la soul music et le funk, qui a notamment fait connai^tre Otis Redding, cet e´ve´nement re´unissant plus de 110 000 personnes au Coliseum de Los Angeles, signait le triomphe de la fierte´ noire apre`s des de´cennies d'oppression.

    Ce fut cinq heures de musique alliant blues, rhythm'n'blues, soul et funk autour de figures telles que Isaac Hayes ou Carla Thomas. Ce concert historique est le te´moin d'une ferveur unitaire et joyeuse.

    Ce chapitre des grandes musiques noires est ici raconte´ et enrichi par le re´cit des faits qui ont pre´ce´de´ Wattstax : l'enchai^nement des actes racistes, l'ave`nement du Black Power et de la soul en version Stax.

  • Londres, 6 juillet 1972 : 12 millions de Britanniques sont au rendez-vous de « Top of the Pops », l'émission musicale la plus populaire. Un chanteur de 25 ans à la beauté irradiante, David Bowie, présente « Starman », l'un des titres de son nouvel album The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars.

    Flamboyant, provocant, transgressif, le set de Bowie et sa bande d'extraterrestres fait l'effet d'un séisme. 3'30'' qui bouleverseront et bousculeront la scène musicale. Du jour au lendemain, toute une génération subjuguée, aime avec passion Bowie, imite Bowie et souhaite être Bowie !

    "Starman" raconte la deuxième naissance de David Jones alias David Bowie. Ou comment un musicien opiniâtre, en mal de gloire près d'une décennie durant, devient en à peine 24 heures une superstar, bientôt mondiale. L'onde de choc de ce moment unique s'est perpétuée tout au long de sa vie ; et l'histoire du rock, tout comme la nôtre, en a été changée

  • Un soir de février 1980, des frenchies font trembler le studio Scorpio Sound, à Londres. Trust enregistre « Antisocial » pour son album Répression, à sortir en mai. Cinq minutes ont suffi à Nono, le guitariste, pour forger un riff qui lézarde les tympans. Le chanteur, « Bernie » Bonvoisin, a rédigé sur un coin de table des paroles prêtes à faire flamber les barricades. À l'heure de mettre en boîte les choeurs, les locaux sont déserts. Aux rebelles de Trust, de solliciter le patronat : les grands manitous de CBS, le label, donneront de la voix ! Avec « Antisocial », Trust tient son hymne et le hard rock français son fer de lance. À travers le récit de cet enregistrement, l'auteur raconte l'émergence du hard rock dans la France des années 1980. Un âge d'or incarné par Satan Jokers, Warning, Sortilège, ADX, ou Vulcain. Cette période est aussi celle de la naissance de la presse métal comme des programmes télé et radio. Quarante ans plus tard, le souvenir de cette époque de bruit et de fureur hante toujours ceux qui l'ont vécue...

  • Le soir du 8 décembre 1980, alors qu'il rentre chez lui, au Dakota, à New York, John Lennon est abattu de quatre balles. Le tireur, un certain Mark Chapman, se débarrasse de son revolver et se met à ?lire L'Attrape-coeurs, le roman de Salinger, en attendant la police avec calme. La mort de John Lennon sonne le glas d'une époque et la fin de l'optimisme. Elle symbolise l'enterrement d'une génération, des années Peace and Love, du rêve de Woodstock et des lendemains qui rockaient. Le 9 décembre 1980 au matin, le monde du rock se réveille avec la gueule de bois...

  • À gauche, Damon Albarn, leader de Blur. À droite,les frères Gallagher, du groupe Oasis. Hasard ou pas du calendrier, "Country House" et "Roll With it", leurs singles respectifs, sortent le même jour dans les bacs à le 14 août 1995.
    Qui sera numéro un des ventes ? Comme à la grande époque des Beatles et des Rolling Stones, la presse musicale et les médias grand public se passionnent pour cette rivalité qui n'est pas qu'une simple affairede rock'n'roll. La querelle d'égos est aussi une lutte sociales.
    Derrière cette bataille des charts, c'est toute l'industrie musicale britannique qui reprend des couleurs après des années de marasme et de domination du grunge et du rock américain.

    Qu'ils le veuillent ou non, Blur et Oasis deviendront les ambassadeurs d'une mouvance que l'Histoire retiendra sous le nom de « Britpop », marquée par des disques emblématiques, des déclarations fracassantes et des excès en tous genres, avant que l'année 1997 ne voie le rideau se baisser brutalement.

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