Doris Lessing

  • Ce livre dense, foisonnant et fascinant, amalgame et articule autour d'un roman intitulé " femmes libres " les quatre carnets du journal d'anna : le noir, le rouge, le jaune et le bleu, parce que anna éprouve le besoin de séparer les choses qui " font " son existence.
    Et partout, des exigences, des pressions intérieures et extérieures amènent anna à abandonner ses carnets, l'un après l'autre. c'est alors que, de leurs fragments entremêlés, peut surgir quelque chose d'autre, un texte neuf : " le carnet d'or ".
    Reflétant les grands courants politiques, sociaux et psychologiques de notre époque, analysant avec une rare acuité les rapports entre les femmes et les hommes, le carnet d'or nous offre une vision profonde et vivante, et aussi très révélatrice de l'expérience féminine moderne.

    Parmi les romans de doris lessing, remarquables d'intelligence, de passion et d'originalité, le carnet d'or, prix médicis étranger, se détache comme le plus important.

  • Faut-il qu'à chaque conflit de société notre esprit critique cède le pas à la frénésie générale ? Les partis politiques sont-ils condamnés à reproduire les mêmes schémas qui précipitent leur perte ? Devons-nous rester passifs devant les nouvelles technologies qui poussent de plus en plus loin la manipulation et le contrôle des citoyens ? Autant de questions posées par Doris Lessing dans ces six conférences données dans les années quatre-vingt, qui répondent pourtant précisément aux défis du XXIe siècle. Elle exhorte chacun de nous à prendre conscience des lois qui nous gouvernent pour que nous puissions enfin nous affranchir des loyautés aveugles, de l'obéissance aux slogans, aux chefs, aux émotions collectives. Déployant avec éloquence son franc-parler habituel, la lauréate du prix Nobel de littérature prouve une nouvelle fois sa force visionnaire dans ce livre à l'écho aussi puissant que déconcertant.

  • Aux confins de l'univers, à l'ultime périphérie de l'influence canopéenne, la planète Volyen et ses lunes - Volyenadna et Volyendesta - abritent des empires mouvants, instables et délétères. Puisque les luttes de pouvoir gangrènent continuellement l'évolution de ces territoires, Sirius et Shammat, les deux empires rivaux de Canopus, profitent de la détresse des habitants pour tenter d'étendre leur domination sur ces trois astres ainsi que sur deux planètes environnantes.
    La situation est si critique que Canopus ne peut rester indifférente.
    Commence dès lors une guerre de propagande, une guerre de langue et de croyance. Une guerre pour la liberté de pensée.
    Ce récit crépusculaire décortique les excès et les manipulations du langage, mais aussi sa puissance invocatrice ou ses effets sur l'esprit, à travers le rapport de Klorathy, l'émissaire canopéen venu s'enquérir d'Incent, un agent victime d'une attaque de « Rhétorique ». Autour d'eux, alors que menace l'emprise de Sirius sur les terres volyennes, c'est tout un monde qui s'affronte par la parole afin de céder ou de conquérir son indépendance.
    Au fil d'une fable éminemment politique sur les mots et leur pouvoir, Doris Lessing transforme ce roman en un reflet parfois satirique de nos sociétés, constituant le sommet de son cycle.

  • Au terme de sa longue vie, Goethe affirmait qu'il venait tout juste d'apprendre à lire. Dans ce recueil des meilleurs essais de Doris Lessing, rassemblés pour la première fois, on retrouve la sagesse d'une auteure qui a elle-même appris à lire le monde autrement. Depuis la vie sexuelle de Tolstoï jusqu'aux mystères du soufisme, en passant par la critique des grands classiques de la littérature, ces études abordent un très grand nombre de périodes et de thèmes.
    Peinture de l'âme humaine, Le temps mord offre le portrait unique en son genre de l'une des romancières les plus talentueuses de notre époque.

  • Lil et Roz, deux femmes mûres et encore belles, amies depuis toujours, passent l'été au bord de la mer. Mais l'affection qu'elles se portent s'est doublée peu à peu d'un amour très fort de chacune pour le fils de l'autre... Un roman sur les amours scandaleuses, défendant la liberté d'aimer et dénonçant le poids des conventions sociales. Adapté au cinéma en 2013 par A. Fontaine.

  • On retrouve Ben Lovatt, le garçon du«Cinquième enfant», trois ans plus tard à l'âge de dix-huit ans. Après plusieurs aventures, Ben, exploité, abandonné, enfermé, objet de toutes les convoitises et de toutes les incompréhensions, trouvera-t-il sa place dans le monde tel qu'il est ?

  • La romancière raconte son enfance et ses relations tumultueuses avec sa mère, à travers les thèmes des désillusions de l'amour, du fossé entre fantasme et réalité, et de la démission des hommes.

  • "Je crois que la colère ramenée des tranchées par mon père s'est emparée de moi très tôt et ne m'a plus jamais quittée.
    " Parce que le poids de la Première Guerre mondiale a brisé son père, parce que l'émigration en Rhodésie a fait perdre à sa mère le goût de vivre, Doris Lessing a voulu imaginer l'existence de ses parents si l'histoire avait pris un autre cours : la guerre n'a pas eu lieu, l'Angleterre est florissante... et Alfred et Emily ne se sont jamais mariés. A travers ce pari romanesque audacieux, Doris Lessing, à la fois auteur et critique de son oeuvre, nous offre les pages les plus personnelles de son autobiographie.

  • Doris Lessing
    Nouvelles africaines *
    Le soleil se lève sur le veld

    C'est dans le souvenir de ses années passées en Rhodésie (aujourd'hui le Zimbabwe) que l'auteur des Enfants de la violence et du Carnet d'or a puisé la matière de ces nouvelles. Noirs asservis et humiliés - les uns se résignant, les autres se réfugiant dans un silence hostile -, Afrikaners et Anglais, colons opulents, « petits Blancs » paupérisés redoutant de tomber au niveau des Noirs : à travers une foule de personnages parfois tragiques, parfois dérisoires, campés en quelques pages avec un art parfait, Doris Lessing donne un tableau saisissant de l'Afrique australe des années 1970.
    Ce premier volume des Nouvelles africaines réunit neuf textes : « Le vieux chef Mshlanga », « Le soleil se lève sur le veld », « Pas de sorcellerie à vendre », « La seconde hutte », « Le fléau », « L'arrivée des De Wet à Kloof Grange », « Le petit Tembi », « La ferme du Vieux John », « George le Léopard ».

    Sans une once d'emphase, avec la densité, le frémissement et l'extrême finesse d'une écriture capable de saisir les émotions les plus subtiles, les réactions les plus complexes, Doris Lessing vient de peindre le portrait inoubliable et insupportable de la lèpre raciste.
    Pierre Lepape, Télérama.

  • Rhodésie, fin des années 1940. Mary, une citadine blanche, épouse sans désir Dick, un petit fermier du Veldt. Commence un long processus de désintégration individuelle, qui s'accentue à l'arrivée de Moïse, un domestique noir avec qui Mary engage une relation complexe et perverse de domination. Publié en 1950, ce roman décrit le climat de tensions raciales de l'époque coloniale. Premier roman.

  • Pour Harriet et David, couple modèle, qui a fondé une famille heureuse, l'arrivée du cinquième enfant inaugure le temps des épreuves. Fruit d'une grossesse difficile, anormalement grand, vorace et agressif, Ben suscite bientôt le rejet des autres enfants, tandis que les parents plongent dans la spirale de l'impuissance et de la culpabilité.
    La romancière du Carnet d'or, prix Médicis étranger 1976, mêle ici de façon impressionnante réalisme et fantastique, dans une fable cruelle qui met à nu l'envers et le non-dit des relations familiales.

    Un véritable tour d'écrou. Doris Lessing semble possédée d'une indignation, d'un humour ambigu, aussi forts, aussi libres qu'à ses débuts.

  • La grande ville est livrée au désordre, à la désorganisation. Des bandes de marginaux font régner la terreur. Les habitants s'enfuient. Les pouvoirs publics font encore semblant de gouverner...
    Ce monde, c'est le nôtre, si nous laissons s'aggraver les multiples symptômes d'une crise déjà omniprésente. De l'appartement où elle vit seule, à la périphérie, une femme assiste, songeuse, à cette désagrégation d'une société, de ses moeurs, de ses façons d'être et de voir.
    Un jour on lui confie sans explication une petite fille, Emily, accompagnée de son chien. Dans le même temps, elle commence à soupçonner, au-delà du mur de son appartement, toute une vie nouvelle et différente, surgie dans les profondeurs de l'immeuble.
    La romancière du Carnet d'or (prix Médicis étranger 1976) et de Descente aux enfers repousse les limites de son univers pour nous donner cette fable d'anticipation, cri d'alarme devant les menaces que nous laissons, sans réaction, s'installer dans notre société

  • Victoria n'a jamais oublié sa rencontre, à l'âge de neuf ans, avec une riche famille blanche, les Staveney. Ce souvenir entêtant la poussera, des années plus tard, à entamer une liaison avec leur fils, Thomas. De cette histoire naîtra Mary, petite fille à la peau claire et au sourire radieux. En adoration devant l'enfant, les Staveney proposent de l'accueillir chez eux de plus en plus souvent. Victoria, toute à la réalisation de la chance que représenterait une telle éducation pour sa fille, n'imagine pas quelles conséquences aura sa décision.

  • Deux femmes mûres ont une aventure avec le fils de l'autre. En 1939, James Reid est appelé au combat. Lors d'une escale, il rencontre Daphné dont il tombe follement amoureux. A la fin de la guerre, il apprend que de cette union est né un enfant. Eprouvée par la mort de sa mère et de sa tante, Victoria, une jeune Noire, se raccroche au souvenir d'une brève visite chez les riches Staveney.

  • La Planète 8 est un petit miracle d'harmonie. Créée par le puis- sant empire Canopus, elle jouit d'un climat aussi charmant que ses habitants, lesquels vivent des jours paisibles au coeur d'une nature des plus fertiles. Jusqu'à l'apparition des premiers flocons de neige.
    Jusqu'à ce froid d'autant plus mordant que rien n'aurait pu l'anticiper.

    Dès lors, la Planète 8 ne sera plus jamais la même ; confrontées à l'inexorable refroidissement de leurs terres, les populations entament la construction d'un gigantesque Mur censé les protéger de l'hiver qui progresse depuis les pôles. Doeg en est l'un des Représentants, en liaison avec le délégué canopéen Johor. Sous ses yeux s'entament les transitions sociales, alimentaires, architecturales, indispensables à l'évolution de leurs communautés : face à la glace, à ce blanc mor- tel, toute créature doit s'adapter, survivre, ou bien mourir. Mais le sacrifice de soi est-il forcément le prix à payer pour dépasser les frontières de son être ? C'est ce long et douloureux apprentissage que relate Doeg, celui d'un peuple qui voit son monde basculer et les mutations s'imposer, jusqu'à un avenir que seul un représentant de Canopus pouvait concevoir.

    Quatrième tome du cycle « Canopus dans Argo : Archives » dont les trois premiers ont été publié à la Volte, L'Invention du Représentant de la Planète 8 a recueilli nombre de suffrages lors de sa parution. Tour à tour « métaphore de notre époque décrite dans sa forme la plus extrême » (The Guardian), porteur d'une valeur « hautement biblique et universelle » (The Daily Telegraph) ou « thriller écologique », il laisse le New York Times ébahi : « The Making is splendid like wow ! » C'est que l'ouvrage emprunte à de nombreux genres - l'allégorie, la fable, la fan- tasy futuriste, le documentaire - en plus d'être profondément inspiré par le voyage de Scott en Antarctique, qui avait fasciné Doris Lessing.

  • Shikasta

    Doris Lessing

    Ceci est l'histoire d'un monde qui pourrait être le nôtre.
    Depuis l'instant où apparaît la vie sur cette planète bleue, dans la moiteur des mares et des étangs, jusqu'au moment où le feu nucléaire menace d'emporter la civilisation qui a fini par se développer à sa surface, voici contée l'histoire de Shikasta, jadis riche et florissante, désormais stérile, inhospitalière, « blessée à mort » - mais qui ne demande qu'à renaître.
    Shikasta ? Un monde sur le berceau duquel se sont penchés deux empires galactiques antagonistes, Canopus et Sirius, qui au terme d'une guerre sans merci s'en sont partagé les terres pour chacun de son côté y conduire des expériences évolutionnaires. Et c'est du point de vue des émissaires de Canopus, venus rendre compte des résultats de ces manipulations à l'échelle d'une planète, que va nous être narré le destin tragique de l'humanité - celle de notre Terre.
    Au fil d'une édifiante succession de textes de formes diverses - rapports, lettres, documents d'archive, le poignant témoignage d'une jeune Shikastienne..., se réécrit sous nos yeux le (véritable ?) récit de l'aventure humaine, les tâtonnements, accomplissements et erreurs d'une espèce faillible guidée sans le savoir par des puissances qui la dépassent ; des puissances dont la rivalité risque de mettre un terme prématuré à l'expérience Shikasta, déjà mise à mal au fil des siècles par les errements de primates peut-être devenus trop intelligents pour leur propre bien...
    Si Lessing avait initialement prévu d'offrir avec Shikasta un récit auto-suffisant, un genre d'histoire secrète de l'humanité, le concept de civilisations extraterrestres suffisamment avancées pour influer sur le destin d'une planète entière l'a fascinée au point qu'elle est ensuite revenue à quatre reprises dans l'univers de Canopus dans Argos, avec Mariages entre les zones trois, quatre et cinq, Les Expériences Siriennes (qui a inspiré un opéra au compositeur contemporain Philip Glass), L'OEuvre du Représentant de la Planète 8, et Les Agents Sentimentaux de l'Empire Volyien. Si le cycle revient à l'occasion sur le sort de notre planète (en l'abordant d'autres points de vue), leur auteur se penchera surtout sur de nouveaux mondes à divers stades de développement social et technologique - chaque roman se répondant l'un l'autre, tout en explorant de nouveaux territoires interstellaires ; au point que la série forme un genre de tapisserie s'étalant sur des millénaires.
    Brassant avec talents le mythe, la fable et l'allégorie, fortement inspirée par le soufisme, Doris Lessing signe avec Canopus dans Argos : Archives - qu'elle considérait comme un des sommets de son oeuvre littéraire - un véritable opéra spatial questionnant la nature même de ses congénères, leur rapport à des notions aussi fondamentales que la sexualité, la politique, la mortalité ou la transcendance.

  • Anglais THE FIFTH CHILD

    Doris Lessing

    • Flamingo
    • 1 Septembre 1989

    This novel tells the story of two people who want the same things - fidelity, love, family life and a stable home. They are out of line with the fashions of the 60s, but life seems to smile on them until Harriet's fifth pregnancy, when everything starts to go wrong...

  • Doris Lessing
    Nouvelles africaines **
    L'hiver en juillet

    C'est dans le souvenir de ses années passées en Rhodésie (aujourd'hui le Zimbabwe) que l'auteur des Enfants de la violence et du Carnet d'or a puisé la matière de ces nouvelles. Noirs asservis et humiliés - les uns se résignant, les autres se réfugiant dans un silence hostile -, Afrikaners et Anglais, colons opulents, « petits Blancs » paupérisés redoutant de tomber au niveau des Noirs : à travers une foule de personnages parfois tragiques, parfois dérisoires, campés en quelques pages avec un art parfait, Doris Lessing donne un tableau saisissant de l'Afrique australe des années 1970.
    Ce deuxième volume des Nouvelles africaines réunit
    quatre textes : « L'hiver en juillet », « Un toit pour le bétail des Hautes Terres », « L'Eldorado », « La fourmilière ».

    Sans une once d'emphase, avec la densité, le frémissement et l'extrême finesse d'une écriture capable de saisir les émotions les plus subtiles, les réactions les plus complexes, Doris Lessing vient de peindre le portrait inoubliable et insupportable de la lèpre raciste.
    Pierre Lepape, Télérama.

  • En 1984, Doris Lessing a révélé avoir écrit deux romans sous le pseudonyme de Jane Somers. Journal d'une voisine, auquel succédera Si vieillesse pouvait, est le premier de ces récits. Il évoque la rencontre de deux femmes : Jane Somers, rédactrice en chef d'un magazine féminin londonien, et Maudie, une vieille dame, solitaire et malade. Sans jamais se départir du soupçon de distance ironique qui fait la force de son écriture, Doris Lessing décrit avec talent les rapports qui se nouent entre ces deux êtres, la tentative d'apprivoisement de l'une par l'autre, les combats désespérés de Maudie pour sauver sa dignité, l'amitié qui naît, profonde et bouleversante. A travers ce tableau intime et humain qui est avant tout une réflexion sur la vieillesse, l'auteur porte un regard impitoyable sur notre époque, ses aveuglements, et le rôle qui chacun décide ou non d'y jouer.

  • Un roman imaginant la vie sur Terre après qu'une interminable période de sécheresse aura décimé des populations entières, forçant les survivants à remonter vers le Nord, là où se trouvent les dernières ressources en eau. L'odyssée de Mara et Dann, deux enfants qui comme tous les hommes de leur temps, ont perdu le fil de leur histoire, et dorment pour oublier la faim et la soif...

  • En 1949 débarque à Londres une jeune femme, avec son enfant de deux ans et demi et le manuscrit d'un premier roman. Ayant rompu deux mariages successifs, sans argent, en révolte contre les préjugés et l'hypocrisie, elle va forger son destin de femme et d'écrivain.
    Dans ma peau, premier volume de l'autobiographie de Doris Lessing, évoquait son enfance rhodésienne, ses tribulations de jeune fille en rupture avec son milieu. De son arrivée à Londres à la publication du Carnet d'or (1962), qui l'imposera comme une romancière majeure, elle va vivre la bohème, connaître des amours tumultueuses, écrire passionnément, fréquenter les milieux du théâtre, se vouer à un idéal politique qui pourra la décevoir mais dont elle n'oublie pas la grandeur et la générosité.
    C'est un après-guerre en clair-obscur, marqué par le redressement économique, l'affrontement des super-puissances, une vie intellectuelle foisonnante, qui revit dans ces pages où Doris Lessing nous livre, avec sa sincérité coutumière, ses convictions sur l'amour, la littérature, l'argent, la société, la mémoire.

    Ce livre est l'histoire d'un combat. Le combat d'une femme qui, peu à peu, refusera les rôles sociaux, sexuels, politiques qu'on lui impose, pour devenir romancière. C'est-à-dire une rebelle.
    André Clavel, L'Express.

  • Après Journal d'une voisine, Doris Lessing, toujours sous le pseudonyme de Jane Somers, poursuit le portrait ironique et déroutant de Jane, une quinquagénaire heureuse et épanouie. Du moins en est-elle persuadée. Toute sa vie tourne autour du magazine féminin qu'elle a créé et qu'elle dirige. Mais un jour, tout se détraque : elle tombe amoureuse pour la première fois. Négligeant son travail, se consacrant à l'homme qu'elle aime et avec lequel elle arpente les rues et les parcs d'un Londres romantique, Jane comprend qu'elle est passée à côté de la vie. Avec une amertume teintée d'humour, Doris Lessing assène dans ce roman une charge cruelle où s'accumulent les rancoeurs d'une génération. Excellant dans l'art du portrait et dans la peinture des sentiments, elle révèle, une fois de plus, l'immense talent de romancière qui lui a valu le prix Nobel de littérature.

  • "Voici un livre clé de la grande romancière, auteur avec Le Carnet d'or, Les Enfants de la violence, La Terroriste, etc., d'une des oeuvres les plus fortes et les plus significatives de notre temps.
    Sans illusion sur les pièges de la mémoire, mais avec rigueur et sincérité, Doris Lessing nous livre ici l'expérience d'une vie commencée en Perse en 1919, entre un père mutilé par la guerre et une mère dissimulant sous un masque de rigorisme une profonde insatisfaction.
    La Rhodésie où grandit l'enfant, l'éveil de sa sensualité, le sentiment de révolte humaine et bientôt politique qui la pousse à la rupture avec les siens : tel est à grands traits le panorama de ce livre, qui s'achève en 1949 avec l'installation à Londres de Doris, deux fois divorcée, un manuscrit dans sa valise. Car, derrière la militante et la jeune femme "émancipée ", la romancière est en train de naître...

    Doris Lessing est quelqu'un qui continue à donner un sens à des mots qui l'ont perdu aux yeux de beaucoup : Le non-conformisme et la médiocrité, la chaleur des moments singuliers et la force des exigences morales, le refus et l'engagement. Quelqu'un qui prend au sérieux la vie, les humains.
    Jean Chesneaux, La Quinzaine littéraire."

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