Basile Panurgias

  • Un soir, au Bentley's, « la seule boite de nuit de New York, encore caranavalesque », le jeune vénitien Alvise rencontre une jeune femme qui disparaît les jours suivants.
    Quelques semaines plus tard, après des péripéties rocambolesques il doit quitter précipitamment New York.
    Retrouvant Venise et son rythme, Alvise ne cesse de penser à cette inconnue croiser un soir. Aurait il rêvé cette rencontre ? Qui est cette femme qui le hante ? Une idée ? Un souvenir ?
    Basile Panurgias nous plonge dans deux mondes, deux contraires apparents, deux villes qu'il questionne grâce aux signes, aux symboles et à cette rencontre.
    Basile Panurgias signe un livre qui bouscule nos repères, questionne le monde futur.

  • Fiction théâtrale sur l'économie du désir et l'évolution des rapports de couple avec un ton contemporain empreint d'humour et d'une lucidité ludique.

    Quatre personnages, une scénographie épurée. Une circulation de parole obsédante, parfois claustrophobique, qui interroge les relations humaines, leur vacuité désespérée. Deux couples en chassé-croisé : la confrontation entre Boris et Caroline - deux électrons libres, atypiques et fascinants, qui se rencontrent - et Anna et Gérald - un vieux couple de jeunes conformistes à la recherche d'un peu de sel dans leurs existences ternes.
    Boris et Caroline se sont rencontrés sur Internet. Ils jouent la légèreté et n'en sont pas moins rattrapés par leurs sentiments. Leurs dialogues, superficiels, drôles, ludiques se chargent peu à peu d'une intensité teintée d'angoisse. Comme si la fuite du temps, la conscience du temps qui passe assombrissait peu à peu leur insouciance mondaine en conférant à leurs personnages une dimension dramatique. Boris - une incarnation du poète - n'a qu'un seul oeil, qu'une perspective. Ce qui ne restreint pas sa vision, bien au contraire : c'est comme s'il assumait ainsi, symboliquement, sa vision du monde singulière.
    En miroir, le marasme sentimental d'Anna et Gérald représente l'existence de gens qui ne vivent que d'espoirs déçus. Ils apparaissent comme une incarnation de la destinée des couples : la stabilité, le doute (et la recherche d'autres expériences, d'autres désirs), enfin l'enfant comme accomplissement.
    Boris et Caroline les branchés déjantés. Anna et Gérald les bourgeois pépères. Chacun est fasciné par l'autre, chacun rejette l'identité et la différence de l'autre. Dans cet anti-vaudeville, les convoitises sentimentales n'aboutissent qu'à une seule conclusion : ôtés les apparences, les oripeaux sociaux, ne restent que des individus englués de peurs, de tabous et mus par des désirs qu'ils acceptent plus ou moins.
    Recherche hermaphrodites clonés, étrangers s'abstenir : une représentation d'un désir qui, pour aimer convoiter l'inattendu, l'exotique, voire l'inquiétant, n'en finit pas moins par préférer la contemplation du même - normé, calibré.

  • Découvrez La photo du siècle, le livre de Basile Panurgias. Il est l'acteur phare de sa génération. Il enchaîne les films et se perd dans des conquêtes féminines sans lendemain, et pas une semaine ne se passe sans qu'il se retrouve en couverture d'un magazine people. Mais voilà qu'un beau jour, un rôle lui passe sous le nez. Sur les conseils de son agent - se mettre au vert pour préserver sa cote de popularité -, Benoît se souvient qu'il a un ami... Oui, un ami d'enfance qu'il n'a pas vu depuis trois ans ; ce serait peut-être l'occasion ? Très opportunément, Benoît décide donc de rendre visite à Max, installé à Moscou depuis quinze ans. Il ne sait pas encore que ce dernier lui a mijoté une petite expédition au lac Baïkal...

  • Amoureux & vendus

    Basile Panurgias

    • Fayard
    • 20 Août 2003

    Lors d'une vente aux enchères caritative, Ricky, prof de théâtre américain exilé à Londres, achète Zac, rejeton d'une des plus belles familles d'Angleterre. Il s'offre ainsi un partenaire pour un voyage en Ethiopie.
    Si Zac veut bien jouer les esclaves, c'est parce qu'il se morfond depuis que son amie Phoebe l'a quitté.
    Et Ricky, pourquoi cette emplette ? Est-il téléguidé par Phoebe ? Fasciné par cet Anglais qui méprise ses manières de Yankee ? Joueur ? Voyeur ?
    Alliés de circonstance, Ricky et Zac sont les hôtes d'Andreï et Louise, lui peintre, elle comédienne. Ils ont tous les quatre en commun de fuir leur décadence londonienne, et de chercher, dans cette Afrique la plus pauvre, un isolement rédempteur. Là-bas leurs faiblesses resurgissent, leur sexualité se déchaîne et leur solitude morale s'installe. Seul peut-être le regard innocent d'Adé, la petite fille obèse d'Andreï et Louise, rappelle à tous que l'homme s'inscrit encore et toujours dans une continuité.


    Basile Panurgias est né en 1967 en banlieue parisienne. Il a été assistant réalisateur (Truth or Dare, In bed with Madonna), maître artificier, et rédacteur du magazine Quest à New York, avant de se consacrer à la littérature. Il vit actuellement entre Paris et Londres. Il a publié cinq romans dont Anacoluthe et Soho, traduits en plusieurs langues.

  • Anacoluthe

    Basile Panurgias

    La vie de Manuel Mouly est un peu comme une anacoluthe, ce genre de phrase qui a un sens malgré une rupture de syntaxe et dont le rythme correspond bien à celui d'un monde ou les repères coulissent continuellement.

    Débrouillard aux ambitions un peu écornées, Mouly sait qu'on ne va pas l'inviter au festin de la vie. Le travail qu'il a trouvé, écrire les épitaphes au Père-Lachaise, il ne l'a pas vraiment cherché. Mais il s'attache à ce lieu bien plus vivant qu'on ne l'imagine...
    Avec son esprit d'entrepreneur rêveur, il élabore un site Internet bien particulier : un cimetière virtuel. Laetitia, une belle femme, fait appel à lui pour conserver la mémoire de son mari, qui vient de mourir. Mais cet homme a-t-il vraiment existé ? Et cette femme, d'ailleurs...



    Basile Panurgias a trente et un ans. Il vit à New York. Anacoluthe est son troisième roman.

  • Le pinkie-pinkie

    Basile Panurgias

    • Fayard
    • 17 Août 2005

    A la suite d'un échec amoureux, Bono, agent immobilier dans le VIIe, s'est réfugié dans le travail, élaborant une stratégie martiale et obsessionnelle pour " vendre et louer du Carrez ". Jusqu'au jour où il rencontre une cliente étrange, une belle Sud-Africaine qui croit au pinkie-pinkie, un être difforme au sexe géant qui peut se rendre invisible et viole les filles à leur insu. Exotisme et surnaturel ont tout à coup raison de l'idéal pragmatique de Bono. A moins que, tout simplement, il ne soit séduit par la fille ?


    Fellini transformait des mamas graisseuses en reines de la vie, Panurgias présente avec une même affection un petit agent immobilier, aux prises avec les démons qu'il finira par incarner. Au risque de finir seul, agonisant dans une tenue SM, Bono s'évertue à conjurer son mal de vivre. Les moyens dont il dispose sont certes inhabituels, mais son parcours picaresque est une petite leçon d'arrangement avec l'ennui du monde contemporain.

  • Le rire de Pékin

    Basile Panurgias

    • Fayard
    • 18 Mars 2009

    en passant l'aspirateur devant le corps sans vie de la galeriste berlinoise sabine müller, meiyu ne réagit pas. elle pense qu'il s'agit d'une oeuvre d'art de plus, une sculpture réaliste à l'image de son employeuse.
    meiyu est la nounou du fils adoptif de sabine. les enquêteurs s'intéressent vite à cette chinoise mystérieuse...
    ils ne soupçonnent pas encore que la clef du crime se cache dans les bols remplis de scorpions morts du marché de canton, ou dans le discret signe de tête qui s'adjuge une peinture chinoise à londres. que pour élucider ce meurtre il faut souffler sur la surface poussiéreuse d'un récipient volé dans les souterrains de la cité interdite, et tendre l'oreille aux murmures de deux amants qui s'étreignent sous un portrait géant de mao zédong.
    les intrigues silencieuses de la chine impériale étaient jadis ponctuées de parures de jade et d'idéogrammes tracés par des eunuques avides de pouvoir. un siècle plus tard, le rire de pékin trace la fresque d'une chine conquérante et bruyante dont l'artiste est désormais l'empereur incontestable, la femme la rebelle inattendue, et l'enfant l'ultime monnaie d'échange.

  • Basile vient de se séparer de sa femme, Mette, qui retourne vivre à Copenhague avec leur fille, soutenue par son père, éminente fortune danoise. Aïe ! Écrivain boudé par l'inspiration, Basile vivote grâce à des droits d'auteurs qui s'amenuisent. Adieu Paris, bonjour Bruxelles. En bon expatrié, il y prend vite ses aises et rencontre Sonia à l'Archiduc, où il sirote chaque soir un cocktail, laissant la bière aux locaux.
    Immédiatement, la jeune femme s'éprend du romancier maudit, quant à lui plus sensible à sa plastique qu'à ses traits d'esprit. Jusqu'au jour où ils croisent le chemin de Noël Cluzat, sommité de l'édition française, qui s'éprend de sa belle un peu barrée. Pour la revoir, il contacte Basile et l'amadoue en lui promettant de l'éditer.
    Oui mais voilà, rien ne se passe jamais comme prévu.
    Drôle autant que désabusé, Basile Panurgias porte un regard espiègle et caustique sur le monde des lettres et des arts. Il ridiculise les poses, se rit des impostures et des désarrois complaisants de la faune des bobos. Un roman qui saisit l'air du temps sur un mode comique.

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