Pu De Caen

  • La prehistoire de la compagnie des indes orientales, 1601-1622. les f rancais dans la course aux epi Nouv.

    À la fin du XVIe siècle et au début du XVIIe, les Anglais et les Néerlandais se lancent à l'assaut de l'empire établi depuis un siècle dans l'océan Indien par les Portugais, qui contrôlaient le lucratif commerce des Indes orientales, notamment celui des épices. On considère souvent que les Français n'ont rien entrepris dans ce domaine avant 1664, lorsque Colbert fonda la célèbre Compagnie française des Indes orientales, qui est la seule retenue par l'histoire. Au contraire, cet ouvrage, qui souhaite s'adresser à la fois à des chercheurs et à un public élargi de non-spécialistes, vise à démontrer que les Français ont eux aussi pris part à cette «course aux épices» dans le premier quart du XVIIe siècle. La confrontation de différentes sources françaises, anglaises et néerlandaises (récits de voyages dignes d'un roman d'aventures, documents manuscrits contemporains, archives...) permet de faire revivre ces événements presque oubliés de l'histoire maritime française. Sont ainsi relatées quatre expéditions entreprises entre 1601 et 1622, ainsi que la fondation d'une première compagnie par Henri IV dès 1604. Ces premières tentatives constituent ainsi véritablement la préhistoire de la Compagnie des Indes orientales.

  • Faut-il encore lire les historiens disparus? Le cas de Pierre Chaunu est intéressant car l'homme a marqué pendant un demi-siècle des générations d'historiens et touché un public important. Depuis sa position centrale dans l'establishment, à la Sorbonne, chez les éditeurs, et jusqu'à l'Académie et au Figaro, son rayonnement a été considérable. Or, ce livre est composé surtout de textes d'historiens n'ayant pas connu Pierre Chaunu: l'interrogation porte ainsi sur la pérennité et la caducité des idées que l'on produit. Celles de Pierre Chaunu se sont transformées, perpétuées et périmées au gré des grandes mutations politiques, techniques et culturelles de la fin du XXe siècle et durant le premier quart du XXIe siècle. Reflets du temps qui passent, des modes intellectuelles et de la permanence des angoisses de l'historien face à ses propres regards sur le passé, ces contributions - loin d'une hagiographie - éclairent d'un jour nouveau la manière dont l'historien compose l'histoire...

  • Si Michel Foucault n'a pas directement écrit sur l'éducation, certains de ses ouvrages ont profondément influencé et accompagné la réflexion, que ce soit Surveiller et punir (1975) ou Le courage de la vérité (2009), pour fournir aujourd'hui aux chercheurs de très puissants instruments critiques. Le dossier se propose de faire un bilan de ces différents héritages et de voir comment ils fécondent aujourd'hui les recherches en éducation, dans la compréhension de ce qui se joue dans les pratiques scolaires, les relations de pouvoir et les techniques de persuasion, la construction du sujet et la formation morale: est-il possible, à partir de Foucault, de penser une autre école? Telle est aussi la question posée.

  • Avec quel génie et quelle sensibilité Sylvie Germain sait rendre sensible le mystère de la vie, nous emporte-t-elle dans ses univers fantastiques ou merveilleux, surprenant nos façons rationnelles de comprendre le monde et l'homme ! Les études composant cet ouvrage constituent une somme qui explore les différentes facettes de l'étrange et de l'inexpliqué dont son oeuvre abonde. S'y ajoute un entretien avec la romancière qui évoque sa passion des mots, ses modes d'écriture, la pente naturelle de son imaginaire ; ainsi qu'une bibliographie aussi exhaustive que possible.
    Ce livre guidera donc efficacement les lecteurs de Sylvie Germain, proposant de nouveaux éclairages tout en complétant les études consacrées à l'écrivain qui figure déjà au rang des classiques de notre littérature.

  • Au lendemain de la partition, la distance se creuse peu à peu entre l'Irlande et sa diaspora en Amérique du Nord. Cependant, à partir des années 1960, les deux Irlandes, désireuses d'attirer des investissements étrangers, décident, chacune de leur côté, de faire appel à l'élite entrepreneuriale de la diaspora aux États-Unis. Les autorités irlandaises parviennent ainsi à tisser de puissants réseaux. Au fil des décennies, elles se sont efforcées de pérenniser cette collaboration.Cet ouvrage de civilisation irlandaise met en lumière le rôle discret, mais néanmoins essentiel, que ces hommes d'affaires de premier plan ont joué dans le développement économique des deux Irlandes à des moments charnières de leur histoire récente. Cette étude dévoile l'influence grandissante de magnats irlando-américains sur la politique économique irlandaise et la nature complexe de leur relations avec les dirigeants irlandais où se mêlent bons sentiments, intérêt mutuel et rapports de force plus ou moins tangibles.

  • Consacré à la mise en fiction de guerres réelles, ce numéro rassemble des contributions qui étudient cette question en traversant les siècles. Du XVIe au XXe siècle, en France, les guerres ne sont pas appréhendées de la même manière mais leurs cycles marquent continument les temps. Cette conception différente se vérifie dans le choix des genres pour raconter celles-ci. Si la plupart des articles portent sur des romans, le théâtre et la poésie donnent également leur place à ces conflits.
    On observe une même diversité dans les thèmes abordés : comment opérer des représentations de ces guerres, sous quels angles et pour quels effets sur l'histoire individuelle et collective ?

  • Ce bouquet d'études dialoguant entre elles tout en approfondissant l'enquête sur la figure et l'oeuvre de sylvie germain - romancière et essayiste capitale de notre temps - constitue un vaste panorama éclairant les principales facettes de son univers : sa pensée et sa vision du monde, son esthétique et son éthique, son interrogation sur le sens de l'existence, sa création.
    Chaque spécialiste s'est attaché à mettre en évidence une de ses caractéristiques, de sorte que c'est un premier bilan qui est ici rassemblé, oú se succèdent des considérations sur l'histoire littéraire et la grande histoire, la situation de la pensée de l'auteur, les spécificités et le travail de son imaginaire et de son écriture, ses conceptions esthétiques et éthiques, l'univers propre à ses romans et les modalités de sa création romanesque, la singularité de sa voix.
    Le tout est accompagné par la présence, l'écoute et les réactions de sylvie germain, et suivi d'une bibliographie de référence.

  • Les Discours, rapports et travaux sur le Code civil de Jean- Étienne-Marie Portalis ont été publiés en 1844 par son petit-fils Frédéric Portalis, précédés d'un Essai sur l'utilité de la codification de ce dernier.
    La reproduction de la table des matières du livre de 1844 ([p. 493-495] p. 201-203 de la présente édition) indiquera au lecteur l'ensemble des discours, extraits, exposés, projets, procès-verbaux, rapports, etc. publiés en 1844 sous le titre Discours, rapports et travaux sur le Code civil.
    Le présent volume en reprend la réimpression partielle parue en 1989 aux puc (réédition transcrite en 1992) et l'augmente d'un quatrième texte de Jean-Étienne- Marie Portalis, le Discours relatif à la publication, aux effets et à l'application des lois en général, prononcé le 23 frimaire an X.

  • Réflexion sur les enjeux de la géographie sociale à partir d'expériences menées par des géographes italiens et français, ce livre associe des synthèses sur des problématiques traditionnellement abordées et sur des postures innovantes du point de vue épistémologique, méthodologique ou thématique.
    On ne s'étonnera donc pas de lire aussi bien des écrits sur les questions liées à la ville que sur la nouvelle donne qu'impose la géopolitique de l'alimentation, ou encore, aussi bien des écrits sur des mises au point théoriques (fruit d'une longue expérience intellectuelle) que sur des pistes prometteuses ouvrant des perspectives ultérieures. Enfin, dans le but d'enrichir le panorama, sont présentés des comptes rendus de livres ou de films récents attenants à la discipline ou envisagés dans une perspective de géographie sociale.

  • Pour avoir son permis, quel que soit le véhicule, il faut un prérequis: passer le code de la route.
    Pour devenir docteur en médecine, quelle que soit la spécialité, il y a un prérequis indispensable : connaître la sémiologie. De fait, la sémiologie est la base essentielle de la médecine. C'est l'étude des signes cliniques, biologiques et radiologiques qui traduisent le fonctionnement normal ou anormal du corps. Pour comprendre, dépister ou diagnostiquer une maladie, il faut connaître sa sémiologie.
    En effet, chaque appareil, chaque fonction vitale a sa propre sémiologie. Mais un même signe clinique peut indiquer un dysfonctionnement de plusieurs organes. Par exemple, une dyspnée peut signifier une anomalie du coeur, des poumons ou même du sang. Cependant dans cet ouvrage, nous avons gardé le classement par organe et par spécialité. On retrouvera donc des symptômes identiques dans plusieurs chapitres.
    Par souci de clarté, le même plan est suivi dans tous les chapitres : d'abord l'examen clinique, suivi de l'étude des symptômes, des syndromes, et, selon les spécialités, des examens complémentaires et d'un abrégé de sémiologie de quelques grandes pathologies. La difficulté de la sémiologie est qu'elle est parfois indissociable de la pathologie et qu'elle demande également de connaître les bases de la physiologie.
    À cette fin, les connaissances de base pour comprendre les symptômes décrits sont rappelées. La sémiologie est une matière fondamentale. Quand on construit un édifice, quel qu'il soit, les fondations sont essentielles, sinon l'édifice est instable. La sémiologie est à votre métier futur ce que les fondations sont à un édifice. Futur médecin généraliste ou spécialiste, la sémiologie vous sera indispensable, donc...
    Au boulot !

  • La femme congelée

    Jon Michelet

    À l'heure où le roman policier nordique suscite un extraordinaire engouement dans notre pays, il était plus que temps de faire connaître Jon Michelet (1944- ), celui qui fut en Norvège le pionnier du genre et en reste la référence obligée. Auteur engagé dans la lignée des Suédois Maj Sjöwall et Per Wahlöö, il ne cache pas ses sympathies pour la gauche révolutionnaire. C'est notamment le cas dans la dizaine de romans où le héros, ou plutôt l'antihéros, est l'inspecteur Thygesen, à qui ses convictions gauchistes valent de sérieux ennuis. Dans La Femme congelée, le premier roman de Jon Michelet à être traduit en français, l'inspecteur Thygesen est maintenant rangé des affaires. Cependant, un cadavre de femme ayant été découvert dans son jardin, il se retrouve mêlé à une enquête dont les ingrédients sont des bandes de motards, un trafic d'amphétamines, la nouvelle mafia des pays de l'Est, le milieu de la police norvégienne et les magouilles des politiciens locaux, un inquiétant cocktail d'où il ressort à l'évidence que la Norvège n'est plus épargnée par les maux des sociétés contemporaines.

    Ce livre a valu à Jon Michelet de recevoir pour la deuxième fois le Grand Prix norvégien de la littérature policière (2001). On notera aussi que plusieurs de ses romans ont été portés à l'écran et traduits en une dizaine de langues.

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