Renan Larue

  • Le véganisme prend de plus en plus d'ampleur en Occident. Il s'inscrit dans une riche tradition philosophique et traduit deux dispositions psychologiques partagées par la plupart d'entre nous : la répugnance à faire souffrir les animaux et le désir de préserver la planète (l'élevage constituant aujourd'hui une grave menace sur l'environnement).
    Dans la mesure où il reste minoritaire et contrarie des habitudes profondément ancrées, le véganisme essuie toutefois une foule de critiques de la part des représentants de l'industrie agroalimentaire comme d'intellectuels. Or, les débats ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux ; les désaccords entre partisans et adversaires reposent même souvent sur des malentendus. Cet ouvrage comble les lacunes et nourrit un débat de société devenu incontournable.
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  • Le végétarisme et ses ennemis

    Renan Larue

    • Puf
    • 14 Janvier 2015

    Cet ouvrage rend compte de la querelle qui oppose depuis l'Antiquité partisans et contempteurs du végétarisme. Alors que les débats faisaient rage entre les pythagoriciens, notamment, et les stoïciens à propos du droit qu'ont les hommes d'user des animaux et de leurs chairs, l'Église imposa très tôt aux fidèles de ne rejeter aucune nourriture, hors des périodes dites maigres, sous peine d'excommunication. Il faudra attendre les Lumières pour que « renaissent » le végétarisme et l'idée d'un éventuel droit des bêtes à ne pas être pas tuées et mangées par les hommes. Les principales figures de l'éthique animale qui s'inscrivent dans ce sillage prônent aujourd'hui le « véganisme », c'est-à-dire la fin de toutes les formes que peut prendre l'exploitation des animaux, et tout particulièrement l'élevage. De telles positions suscitent des réactions hostiles de la part des industriels, mais aussi des philosophes se revendiquant de l'humanisme. Selon ces derniers, l'intérêt que suscite le mode de vie végane témoignerait même du déclin des valeurs occidentales.

  • Le végétarisme est envisagé et même adopté par un grand nombre de savants et d'écrivains français du XVIIIe siècle. Les profondes questions que soulève ce régime dépassent largement le cadre des pratiques alimentaires et sont de nature à la fois médicales, anthropologiques, morales et religieuses.

  • Plus qu'un régime ou un mode de vie, le véganisme est un mouvement social et politique visant à libérer les animaux du joug humain. S'opposant au carnisme, les véganes renoncent autant que possible à utiliser des produits ou des services issus de leur exploitation.
    Leurs arguments rencontrent aujourd'hui un écho de plus en plus favorable parmi les consommateurs, alors même que le s animaux, sur terre et dans la mer, n'ont jamais été tués dans de si grandes proportions.
    Cet essai est l'occasion pour ses auteurs de montrer que la société que les véganes appellent de leurs voeux (et préfigurent par leurs pratiques quotidiennes) repose sur une conception élargie de la justice. Une justice qui devrait embrasser l'ensemble des êtres doués de sensibilité.

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