François Malye

  • A l'heure où la France s'apprête à commémorer le double-anniversaire de la naissance (1890) et de la mort (1970) du « plus illustre des Français », Charles de Gaulle reste largement un mystère pour nos contemporains.
    - Avait-il la foi ?
    - L'appel du 18 juin a-t-il été censuré ?
    - A-t-il abandonné l'Algérie au FLN ?
    - Le référendum de 1969 est-il un suicide politique ?
    A toutes ces questions, et à bien d'autres, François Malye, répond avec clarté et brio, fort de sa connaissance de l'homme du 18 juin.

  • Alors que l'on croyait tout savoir sur le général de Gaulle, la lecture des archives britanniques, en déplaçant le regard de l'autre côté de la Manche, permet de brosser un portrait insolite de notre géant national.

    Mines d'informations exceptionnelles, les dépêches, télégrammes, rapports de Churchill, d'Anthony Eden ou des diplomates décrivent un homme arrogant et autoritaire, en tout cas trop français à leurs yeux... Tout y est rapporté, ses colères, ses jugements assassins, son incroyable baraka face aux attentats, son intimité et sa santé - surveillée de très près. On se délecte de la comédie qu'il aime jouer aux ambassadeurs de la Couronne venus à Paris. « Un bon acteur », dira même l'un d'entre eux qui, à quelques semaines de son retour en mai 1958, n'a pas discerné chez lui « le moindre désir de revenir au pouvoir ».

    Grâce à un travail minutieux de fouilles dans les archives, l'auteur a mis au jour des documents inédits, truffés d'anecdotes savoureuses, dignes de la guerre de Cent ans que de Gaulle entretint avec les Britanniques de 1940 à la fin de sa vie.

  • Automne 1917. Trois cents officiers et sous-officiers français débarquent à New York. Les États-Unis ont déclaré la guerre à l'Allemagne et ces vétérans des tranchées ont pour mission de former leur jeune armée, encore inexistante mais qui, bientôt, dominera le monde. C'est l'aventure de ces hommes, méconnue en France comme aux États-Unis, qui est racontée ici.
    Jean Giraudoux, Joseph Kessel, Jean Norton Cru sont les témoins de cette épopée. Le commandant Jean Malye, grand-père de l'auteur, fait partie de ces soldats. Professeur et écrivain, il a été secrétaire de Maurice Barrès et, par passion pour l'Irlande, membre du Sinn Fein. Ce sont ses traces et celles de ses camarades que l'auteur a suivies jusqu'en Amérique.
    À la tête d'un groupe de sept hommes, Jean Malye rejoint la Louisiane et son principal centre d'entraînement, Camp Beauregard, encore en construction, où il découvre vingt mille de ces jeunes sammies, férus de charges héroïques mais qui comprennent mal les raffinements techniques de la guerre de tranchées qu'on est venu leur apprendre. La mission de ces combattants chevronnés n'est pas seulement d'instruire les soldats du corps expéditionnaire américain. Ils doivent aussi, d'un bout à l'autre de l'Amérique, porter haut la parole de la France et recueillir des informations sur cette armée qui va aller se forger sur les champs de bataille du continent. Mais aucun d'entre eux n'aurait pu imaginer ce qui va se passer au Camp Beauregard.

  • Alors que l'on croyait avoir tout lu ou tout écrit sur de Gaulle, les archives britanniques, en déplaçant le regard de l'autre côté de la Manche, dressent un portrait insolite de notre géant national.
    Mine d'informations exceptionnelles, les dépêches, les télégrammes, les rapports de Churchill, Anthony Eden, Duff Cooper, du général Edward Spears ou du diplomate Harold Nicolson décrivent un homme arrogant, autoritaire, voire fasciste, en tout cas, trop français. Tout y est rapporté, ses colères, ses jugements assassins, son intimité, sa famille, sa santé - surveillée de très près - et la comédie qu'il aime jouer aux ambassadeurs de la couronne venus à Paris. « Un bon acteur », dira même l'un d'entre eux qui, à quelques semaines de son retour en mai 1958, n'a pas discerné chez lui « le moindre désir de revenir au pouvoir ».
    Grâce à un travail minutieux de fouilles dans les archives, l'auteur a mis au jour des documents inédits, truffés d'anecdotes savoureuses, qui témoignent des relations tumultueuses et romanesques, dignes de la guerre de Cent ans, que de Gaulle entretint avec les Britanniques de 1940 à la fin de sa vie.

  • Qui lui a dit qu'il était l'homme du destin ? Pourquoi enterre-t-il Pétain en 1925 ? D'où lui vient cette certaine idée de la France ?
    Aimait-il les femmes ? Quel service lui a rendu l'OAS ? Que pensait-il des Français ?
    Le général de Gaulle est le troisième personnage, après Napoléon et Freud, de cette collection soumis à la question. Son destin, admirablement rocambolesque, son caractère, impérieux et tranché, son sens de l'histoire, des hommes et de l'humour, en font un réservoir inépuisable d'histoires, d'anecdotes et de phrases mémorables.
    L'historien François Malye, amoureux des grands dossiers d'investigation multiplie les angles insolites en jouant avec les interrogations suscitées par cette vie extraordinaire.

  • Du grille-pain aux tuiles en fibrociment, en passant par les garnitures de frein, les réfrigérateurs, les fours, les peintures ou les revêtements de sols, la liste des produits contenant de l'amiante, que nous avons tous utilisés, est longue. La France a en effet longtemps été le pays développé qui a employé le plus ce produit toxique, alors que sa nocivité était établie depuis des décennies. Ce n'est qu'en 1997 que l'usage de l'amiante a été interdit dans l'Hexagone. Bilan de cet aveuglement ? 3000 décès par an et d'ici à 2025, 100000 morts à venir. Une hécatombe qui fait de l'affaire de l'amiante le plus important de tous les scandales de santé publique. En outre, une troisième vague de victimes est apparue. Parmi tous ceux qui ont vécu ou travaillé dans des immeubles isolés à l'amiante, certains risquent aujourd'hui de développer un cancer. A l'heure où des milliers de plaintes sanctionnent enfin la responsabilité de l'Etat et des grands industriels français, François Malye remonte le fil de plusieurs décennies de mensonges et de non-dits. Mais il faut s'accrocher. Et écouter les victimes. Des hommes et des femmes qui meurent lentement, un peu partout en France, tout simplement parce qu'il fallait équilibrer le bilan de l'une de nos multinationales.

  • Irak, Vietnam, Algérie : toutes les guerres de libération puisent leurs racines dans la première d'entre elles, celle que les Espagnols livrèrent, il y a tout juste deux siècles, aux armées de Napoléon. En 1807, l'Empereur, ivre de ses succès, lance ses soldats à la conquête de la péninsule dans ce qu'il croit être une promenade militaire. " C'est un enfantillage, ces gens ne savent pas ce qu'est une troupe française ; croyez-moi, cela finira vite ", déclare-t-il. Six ans plus tard, 110 000 soldats français ont trouvé la mort en Espagne ou au Portugal et la retraite s'achève sous les murs de Toulouse. C'est un peuple qui s'est levé contre l'envahisseur. Le mot guérilla naît durant ce terrible conflit pour désigner à jamais ce que l'on nommait alors " la petite guerre ". Celle des partisans, des embuscades, des soldats massacrés, torturés ; horreurs dont leurs camarades se vengent sur les populations avec une égale barbarie. La guérilla est aussi urbaine : les sièges des villes espagnoles rappellent ceux de l'Antiquité. Il faut des mois pour les réduire, rue par rue, maison par maison, en se battant contre les hommes mais aussi les femmes et les enfants. Scènes d'une cruelle modernité qui plongeront les soldats français dans un enfer qu'ils n'avaient pas connu jusque-là. La guerre d'Espagne fut une folie qui rongea l'Empire. Huit personnages ont été choisis pour la raconter : Junot, Soult, Masséna, Dupont, Joseph Bonaparte, Fournier-Sarlovèze, Hugo, Bugeaud. A travers leur histoire, petite ou grande, ils sont les acteurs de cette " folie espagnole ".

  • Une enquête passionnante surle dernier tabou du mitterrandisme1er novembre 1954, l'Algérie s'embrase. En tant que ministre de l'Intérieur, François Mitterrand se retrouve au coeur de la tourmente. Pas question pour lui, ni d'ailleurs pour la majeure partie de la classe politique, d'envisager l'indépendance de ces départements français. Il tente en revanche d'imposer des réformes sociales. Devenu ministre de la Justice du gouvernement socialiste de Guy Mollet, il reste un homme d'ordre, fidèle à la politique répressive qui s'installe. La guillotine en devient une des armes. Quand François Mitterrand quitte la place Vendôme à la fin du mois de mai 1957, quarante-cinq condamnés à mort ont été guillotinés en seize mois.Comment celui qui, vingt-cinq ans plus tard, abolira la peine de mort peut-il accepter l'exécution des militants algériens ? Comment expliquer le silence autour de cet épisode noir de la carrière du futur président de la République ?Ce livre montre que François Mitterrand n'a pas été au rendez-vous de la décolonisation algérienne. Nourri de documents et de témoignages inédits, il est le fruit d'un long et méticuleux travail mené par un journaliste et un historien.Évoquant cette période plusieurs décennies plus tard, le président fera cet aveu : « J'ai commis au moins une faute dans ma vie, celle-là. »

  • Inventée pour les mutilés de guerre durant le premier conflit mondial, la chirurgie esthétique connaît son premier procès retentissant, dès 1929, après la mort d'un célèbre jeune mannequin. Depuis, l'engouement pour cette étrange pratique médicale, la seule qui ne soigne pas une maladie mais « l'estime de soi » n'a pas cessé, et les scandales non plus. Ce livre dénonce l'emprise de l'esthétique sur notre société et dévoile l'envers du décor de cette discipline, à travers les accidents parfois mortels , les ratés et les déceptions de patients qui n'ont souvent plus comme recours, que la justice française et ses lenteurs. Il laisse entrevoir aussi, les menaces verbales et physiques entre praticiens, la violence envers leurs patients mécontents, l'affairisme ou les escroqueries multiples à la Sécu. Mais il n'y a pas que la chirurgie. La bombe à retardement c'est la médecine esthétique, avec les produits injectables de toutes sortes dont le plus célèbre, le Botox, et tout l'arsenal thérapeutique destiné mot miracle à rajeunir : pluies de vitamines, radiofréquences, ultrasons... Autant de procédés vendus comme anodins alors qu'ils exposent à bien des inconnues. Quels sont les risques ? Qui sont les victimes des traitements proposés par le monde de l'esthétique ? Pour répondre à ces questions, les auteurs ont mené une enquête sur le terrain, ils ont rencontré des dizaines de spécialistes, des usagers heureux ou malheureux. Pour parfaire ces découvertes édifiantes, les auteurs proposent en annexe des fiches techniques sur toutes les opérations de chirurgie esthétique et leurs risques, sur la base d'études, de rapports, complets et indépendants.

  • UNE PLONGEE EXCEPTIONNELLE DANS LES ARCHIVES BRITANNIQUESQui mieux que nos fidèles ennemis pour observer les bouleversements de l´histoire de France ? Ambassadeurs, conseillers diplomatiques ou agents secrets britanniques ont noirci des milliers de notes et de télégrammes pour relater, au jour le jour, l´actualité française. Informations confidentielles, analyses et recommandations doivent en effet aider le gouvernement de Sa Majesté à mener avec finesse le subtil pas de deux qui se joue depuis des siècles entre les deux nations.Parmi ce véritable trésor que sont les National Archives, les auteurs ont sélectionné une série de documents inédits pour raconter les épisodes méconnus et les grandes heures de notre histoire. De la première apparition du colonel Charles de Gaulle, "fervent partisan de l'attaque" dès 1940, à l'élection de François Mitterrand l'"hédoniste" en 1981, notre histoire défile ainsi sous l'oeil étonné et souvent caustique de nos voisins.Une façon originale et inattendue d'écrire l'histoire de France, qui nous entraîne avec plaisir dans les coulisses de la diplomatie.

  • Mortalité variant de 1 à 10 dans des établissements distants de seulement quelques kilomètres, bavures médicales, hôpitaux à l'activité confidentielle et médiocre soutenus à bout de bras par des élus locaux qui, eux, se font opérer dans les grands centres, explosion des honoraires médicaux, gâchis et scandales financiers...La liste des dérives du "meilleur système de santé du monde" est longue et édifiante. Pour tenter d'y remédier, un Etat irresponsable lance des réformes qui ignorent l'essentiel: les malades, les personnels soignants et la qualité des soins.
    Pour réaliser cette enquête, les auteurs ont mené des entretiens avec des centaines de spécialistes, médecins, infirmières, administratifs, patients heureux ou malheureux, décrypté des bases de données complexes révélant l'activité des établissements et épluché des milliers de rapports confidentiels. Autant d'informations arrachées à un système vérouillé.
    Ce livre polémique et salutaire montre les coulisses d'un système parfaitement inégalitaire où le meilleur côtoie le pire. Pour le patient, une seule solution: savoir où s'adresser pour bien se faire soigner. L'information est ainsi devenue la première condition de la qualité des soins.

  • Il est 21 heures 17, ce 13 novembre 2015 quand un premier kamikaze se désintègre avenue Jules Rimet à Saint-Denis, face à la porte D du stade de France, premier acte des trois heures d'une tragédie qui va ensanglanter la capitale, causant la mort de 130 personnes et près de 700 blessés. Mobilisés dès les premières heures par leurs médias respectifs, les trois auteurs de ce livre n'ont pas cessé d'enquêter depuis ce terrible vendredi 13, compulsant la dizaine de milliers de procès verbaux d'une enquête hors normes, la masse des témoignages publiés et en rencontrant les principaux protagonistes - policiers, pompiers, médecins, victimes, ministres - afin, minute par minute, de retracer les événements qui se sont déroulés ce soir funeste.
    Ce livre a un double but. D'abord rassembler tous les éléments disponibles pour faire comprendre, un an après, et dans ses moindres détails l'enchaînement du premier attentat multi-sites en France, crainte de toutes les polices et des services de secours, attaques d'une ampleur que, malgré son long passé de terrorisme intérieur et extérieur, la France n'avait jamais connues. Sans cacher les failles inévitables dans cette bataille longue de trois heures qui se finira le 14 novembre à 0h28 quand les deux derniers terroristes retranchés au Bataclan seront tués par les policiers de la BRI. L'autre est de rendre hommage aux victimes, à leurs familles et tous ceux qui ont oeuvré pour que le bilan ne soit pas plus lourd.

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