Alain Lallemand

  • Ce jour-là, au siège de Mediapart, dans une impasse du XIIe arrondissement de Paris, c'est l'effervescence : soixante millions de documents confidentiels viennent de fuiter. Un « leak » à l'échelle mondiale. Pour l'essentiel, des données bancaires, dans toutes les langues, mettent au jour la corruption de l'Afrique. Anciennes nations coloniales, la Belgique et la France sont directement concernées. Une seule obsession pour l'équipe : vérifier les infos, puis publier.
    Au même moment, dans le maquis de Kipupu, à l'est de la République démocratique du Congo, un gamin laisse derrière lui la mine de Kadumwa et court, le coeur battant, vers un camp de combattants rebelles. Dans sa poche, un diamant. Une autre bombe à retardement...

  • « En redescendant en ville, ils se dévoilèrent un peu, se découvrirent un âge commun - vingt-six ans - et une rage partagée pour le siècle, l'argent-roi, les indignations faciles sur les réseaux sociaux. Elle l'emmena à l'arrière d'un bistrot. Ce soir du 6 janvier 2014, les registres de police administrative indiquent que deux «cibles», deux suspects se sont retrouvés dans l'arrière-salle du Cafe Caminando, quartier de la Candelaria. » Théo et Angela, deux âmes révoltées, ont compris qu'il ne suffit pas de tweeter pour changer le monde. Il faut cogner. Fascinés par la dernière des guérillas historiques, ils gagnent la forêt tropicale de Colombie et se font admettre dans le maquis des FARC. Mais la violence est toujours une déception.

  • Alors que pleuvent les premières bombes d'un nouveau conflit qu'il lui faudra soigner, le médecin urgentiste suisse Roch Aebi déclare sa propre guerre: il veut divorcer, retrouver un peu de liberté pour mieux s'engager face aux guerres qui se multiplient. Il n'est pas peu fier de son fils Victor, qu'il veut voir grandir, mais il nourrit un projet humanitaire inouï: négocier avec le chef des talibans afghans Mollah Omar l'ouverture d'une maternité à l'occidentale en plein coeur de la zone insurgée. Le médecin se lance à l'aventure: il gagne la terre natale de Mollah Omar, noue un contact avec les insurgés, défie les chefs de guerre, trafiquants de drogue, troupes régulières et forces spéciales, ainsi que les agents occultes de renseignement. Inépuisable, Roch essuie son lot de défaites lorsque l'une d'elles le submerge : son fils Victor a disparu... Roman d'amour et d'aventure, roman filial, Ma plus belle déclaration de guerre nous emmène des déserts et caches troglodytiques du Sud afghan aux sommets enneigés de l'Hindu Kush, des forêts impénétrables du Pakistan tribal aux pics vertigineux des Alpes suisses en passant par les eaux lumineuses du Golfe d'Aden. Pour y explorer une question brûlante : comment relever périls lointains et défis intimes, être à la fois père attentif et digne citoyen de l'univers ?

  • Ouest de l'Afghanistan, 2 juin 2004.
    En bordure des champs de pavot, deux hommes attendent, armes à la main. Dans quelques instants. le véhicule 4x4 de Médecins Sans Frontières arrivera à leur hauteur, et ils feront un carnage. Cinq morts, des dizaines de douilles au sol, un ciel métallique et radieux pour mieux souligner le drame. Dans cette vallée de Qadis, entre l'imam, le pharmacien, le chef de la police et les fermiers, entre le seigneur de guerre et son cousin le gouverneur, se joue un bras de fer qui plonge ses racines dans la guerre aux talibans, mais se prolonge désormais dans les ports de Karachi, Chittagong et New York.
    Le commerce de l'héroïne, bien sûr. Mais s'il ne s'agissait que de cela... Dans ce "romanquête", tous les faits connus sont scrupuleusement respectés. L'auteur ne s'est octroyé que deux libertés : celle d'assembler ce kaléidoscope, puis de laisser courir une plume qui transmette toute la passion amoureuse que mérite l'Afghanistan.

  • Mon enfant consomme du cannabis - Je le soupçonne d'en consommer - et cette nouvelle épreuve me désarçonne: par quel biais aborder le problème? Comment en discuter avec lui? Où en est la dépénalisation?
    Plus que jamais, les parents ont besoin d'une information simple, débarrassée de toute idéologie, qui les aide à réagir de manière adéquate et sans excès.
    Et si «le problème cannabis» était avant toute chose lié à un manque d'information?

  • Irak, printemps 2004.
    Un journaliste et son guide arabe traversent la guerre, s'apprivoisent, découvrent les bonheurs d'une amitié naissante. Au plus fort du conflit, le pire n'est jamais certain : cet élan du cceur tisse de nouveaux liens, armés de références littéraires communes. Mais lorsque le guide est assassiné par la rébellion, que pèse cette amitié et toute littérature face aux enfants orphelins ? L'exercice du journalisme vaut-il une mort de plus ? Et si la guerre ne peut plus être couverte, que devient l'honneur de la presse ? Seul désormais, hanté par l'héritage de Camus, Hemingway ou Bernanos, le journaliste prend la plume pour rendre hommage aux guides et interprètes anonymes qui permettent la survie de l'information.

  • 80 % du diamant brut de la planète passe par les mains des diamantaires anversois, concentrant sur trois rues discrètes pas moins de 5 % des exportations du pays. Pourtant, les ateliers sont désertés, et la relève ne se trouve pas sur les bancs des rares écoles de taille. Les salles prestigieuses des bourses diamantaires semblent désuètes, et lorsqu'ils parlent de diamant, les journaux ne bruissent guère que de scandales fiscaux. Pendant un an, une vingtaine de jeunes journalistes se sont immergés dans ce milieu très fermé, traversé de tensions économiques et culturelles, et ont recueilli les reflets de ce mystérieux joyau en péril. Surprise : dans l'ombre, la pierre est toujours là, dure et rayonnante.

  • Un album de 24 pages, de format petit et carré, qui met en scène Violette, une souris espiègle et rigolote qui défie un orage qui éclate.

      Extrait :  D'abord, à travers la fenêtre, il y a eu un éclair.« Même pas peur des éclairs ! a dit Violette. Les éclairs, moi, je les mange au chocolat ! »Puis la pluie s'est mise à tomber. Un peu, beaucoup...De l'eau est entrée par la cheminée.« Même pas peur de la pluie ! a dit Violette. L'eau, moi, je patauge dedans ! »Les illustrations, tendres et amusantes, sont réalisées en pleine page.Un format petit et carré, pour des albums faciles à emporter et à lire partout à son enfant.

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